Dans cette affaire impliquant plusieurs accusés :
un second prévenu a également été condamné à 4 ans de prison ferme et à une amende équivalente ;
une troisième accusée a écopé de 2 ans de prison ferme et 187.000 dirhams d’amende ;
un autre prévenu a été condamné à 1 an de prison ferme et 40.000 dirhams ;
un cinquième a écopé de 8 mois de prison ferme et 10.000 dirhams.
Un accusé a, en revanche, été acquitté.
Des faits graves de corruption universitaire
Les poursuites portent sur des accusations de :
-corruption (acceptation de pots-de-vin) ;
-trafic d’influence ;
-falsification de diplômes ;
-manipulation des inscriptions en master.
Selon les investigations, des diplômes auraient été délivrés en contrepartie d’avantages financiers ou d’interventions d’influence.
Une affaire déclenchée en 2023 et relancée en 2025
L’affaire trouve son origine en 2023, après la diffusion d’enregistrements audio mettant en cause plusieurs intervenants dans des pratiques de « vente de jugements » et de diplômes.
Elle a connu un tournant en mai 2025 avec l’arrestation du professeur Ahmed Kailech, sur instruction du juge d’instruction à Marrakech. Celui-ci a été placé en détention à la prison de l’Oudaya, tandis que plusieurs coaccusés ont été poursuivis en liberté avec interdiction de quitter le territoire.
Par ailleurs, le principal mis en cause avait déjà fait l’objet de poursuites dans d’autres volets judiciaires, notamment pour diffamation et atteinte à la vie privée, ayant donné lieu à des condamnations distinctes.
Un dossier appelé à se poursuivre
Selon plusieurs sources, l’affaire pourrait être portée devant la Cour de cassation, certains condamnés contestant toujours les faits qui leur sont reprochés.
Ce scandale, largement médiatisé, relance le débat sur la gouvernance du système universitaire et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour préserver la crédibilité des diplômes et l’égalité des chances.
Source : https://h24info.ma/