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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Face à une demande touristique en forte hausse, la destination Agadir risque la saturation en raison d’une capacité d’accueil insuffisante et un taux d’occupation moyen qui devrait atteindre 70% à fin 2026. Pour remédier à cette situation, 4.500 à 5.000 nouveaux lits sont en cours de réalisation, selon les professionnels. Ce renfort reste toutefois insuffisant pour compenser le lourd handicap des 19 hôtels fermés, qui privent la destination de plus de 6.500 lits.


Hôtellerie: à Agadir, les nouveaux lits suffiront-ils à compenser les fermetures ?

Si les perspectives touristiques restent favorables pour la destination Agadir (qui englobe la ville d’Agadir, Aourir, Taghazout et Imi Ouaddar), notamment avec les échéances internationales à venir, dont la Coupe du monde 2030, la capacité d’accueil constitue désormais l’un des principaux défis de la destination.

Sur 50.455 lits et 310 établissements touristiques classés au niveau de la région Souss-Massa, la destination Agadir concentre 87,4% du parc, soit 44.081 lits disponibles et 170 unités classées. Cette capacité est appelée à se développer étant donné que la destination terminera l’année avec un taux d’occupation moyen qui devrait atteindre 70%, avec une pression sur la capacité existante en termes d’entretien. Cette perspective interpelle les investisseurs, alors que l’insuffisance des capacités d’hébergement pourrait freiner la progression de l’activité dès 2027.

En effet, Agadir concentre le plus grand nombre de fermetures d’hôtels (dont des fermetures permanentes, temporaires ou pour des opérations de rénovations) par rapport aux autres destinations. Actuellement, quelque 4.500 à 5.000 nouveaux lits sont prévus au sein de la destination, selon les professionnels. Leur réalisation devrait permettre d’alléger la pression sur l’offre hôtelière et de soutenir le retour à une croissance à deux chiffres tout en assurant la pérennité de la trajectoire de croissance.

À noter que la capacité d’accueil a augmenté de 5% par rapport à l’année passée, mais la demande progresse toujours plus vite que l’offre. Pour les neuf premiers mois de 2026 par exemple, les arrivées sont en hausse de 4,52%. On note +6,35% pour les nuitées sur la même période.

Les ouvertures d’hôtels prévues
Pour faire face à une demande toujours plus importante, des chantiers majeurs ont été lancés. Ils devraient permettre de faire retomber la pression sur la capacité d’accueil d’Agadir. Il s’agit notamment de l’hôtel Royal Mansour avec son parcours golfique – le quatrième au niveau national – à Tamaouanza (nord d’Agadir). Parallèlement, l’enseigne TUI Magic Life d’Agadir, dont les travaux avancent à un rythme soutenu, devrait apporter 427 chambres supplémentaires. Cet établissement 5 étoiles, situé en front de mer, devrait ouvrir ses portes à l’été 2027. Pour rappel, c’est l’ancien Club Med d’Agadir, village-hôtel de la CDG cédé au groupe Tikida, qui abritera cette marque.

De son côté, le groupe marocain Al Maghribia Lil Istitmar a lancé le chantier de son quatrième établissement à Agadir sous sa marque «Dominium Hôtels et Résidences» dans la zone de Sonaba. La Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation s’apprête, en parallèle, à lancer un hôtel classé de 4 étoiles pour quelque 160 MDH. En matière de rénovation, l’hôtel Almouggar Garden Beach, en front de mer à Agadir, bénéficie actuellement d’un vaste programme qui lui permettra de moderniser l’ensemble de ses infrastructures.

Ce chantier vise à repositionner cet établissement parmi les références hôtelières du front de mer. Son importante capacité (410 chambres, soit plus de 800 lits), sera intégralement conservée. Quant au Sofitel Agadir Royal Bay Resort, il a lancé la rénovation d’une partie de son parc. Du côté de la marina d’Agadir le chantier de l’enseigne Double Tree Hotel & Résidences by Hilton est lancé. Il s’agira de la première ouverture d’un hôtel Hilton dans la ville d’Agadir, après celui de la station de Taghazout, en plus des unités à venir, à Anchor Point suite Imssouane, ou encore Founty Agadir.

Le fardeau des hôtels fermés
Notons par ailleurs qu’Agadir Seaside Club, filiale de Foundoukia Holding, a finalisé l’acquisition de l’hôtel Tivoli à Agadir, qui compte 280 chambres et suites. Cette opération marque l’entrée de Foundoukia Holding à Agadir. Pour rappel, Foundoukia Holding est un groupe marocain qui détient l’hôtel Sol Oasis Marrakech by Meliá et l’Iberostar Club Palmeraie Marrakech. Le Tivoli, acquis auprès de CIH Bank, s’inscrit dans la stratégie de développement de Foundoukia Holding et dans sa volonté de contribuer au renouvellement de l’offre touristique au Maroc.

Avec cette acquisition, son portefeuille dépasse désormais les 800 chambres. Le groupe est également partenaire de groupes hôteliers internationaux tels que Meliá, Iberostar et IHG. À cela s’ajoute l’acquisition de l’Atlantic Palace Agadir pour environ 400 MDH par la famille Bauchet-Bouhlal, propriétaire de l’hôtel Es Saadi à Marrakech. Le rachat englobe l’ensemble du complexe hôtelier ainsi que son casino. Toutefois, plusieurs hôtels, qui peuvent changer la donne en termes de développement de capacité litière, sont toujours fermés depuis des années et sans aucune visibilité par rapport à leur sort.

Il s’agit d’environ 19 établissements totalisant plus de 6.500 lits qui restent hors service jusqu’à présent. Ces hôtels, ou projets inachevés, abandonnés à leur sort, altèrent le paysage urbain et limitent le développement de la capacité litière. Il faut signaler par ailleurs que le fonds de reprise, déjà annoncé, n’a toujours pas été activé par le ministère du Tourisme. Ces hôtels sont situés, pour la plupart, au niveau des deuxième et troisième lignes de la destination Agadir et dans la zone Founty. Situés à des emplacements stratégiques de la ville, ces unités constituent des points noirs, en particulier l’hôtel Kempinski Royal Palace.
Le chantier, qui devait normalement renforcer depuis septembre 2010 la capacité de la destination, est en stand-by depuis plus d’une décennie. Il en est de même pour le Transatlantique, le Club la Kasbah, le Ryad Mogador, l’hôtel Salam, les Oumeyades et bien d’autres unités.
Source :   Les Inspirations ÉCO  par Yassine Saber


Par Med Mohamed Rial le Mercredi 4 Novembre 2026


Un grand professionnel remplace un autre grand professionnel à la tête du Conseil Régional du Tourisme Agadir Souss Massa. Après un mandat qui a duré six ans, Salah Eddine Benhamane quitte le CRT après avoir effectué du beau travail. Lequel résultat d’un travail assidu qui a été reconnu par tous, en tête, le Wali d’Agadir, M. Amzazi et le président du Conseil Régional M. Achengli.


M. Benhamane et M. Chahli
M. Benhamane et M. Chahli
La reconnaissance envers M. Benhamane a été unanime, pour tout le travail qu’il a accompli, principalement, en matière de promotion de la destination Agadir la capitale du tourisme dans le Souss, ainsi que, pour les autres destinations environnantes qui forment le produit touristique régional dans toutes ses composantes. Les trois dernières années 2023, 24 et 25, forment en effet, l’âge d’or de la destination touristique Agadir, avec des taux de record en matière d’arrivées et de séjour.
 
  A titre d’exemple, en 2023 et 2024, il a été enregistré une progression de 14%, une augmentation des nuitées de 18% et un taux d’occupation de 57%. 2025 a enregistré une augmentation des arrivées de 9,7%, une augmentation des nuitées de 7,65 % et un taux d’occupation de 64%. Les Six premiers mois de 2026 ont connu une progression de 6,25% et un taux d’occupation de 67%. IL est certain qu’un manque de lits se fait sentir, avec cette demande forte pour la destination. De nouvelles destinations sont en vue, pour combler le vide en enregistré en matière de lits.
 
 C’est ainsi que de nouvelles unités hôtelière sont en vue, avec la réalisation de 5000 lits, et l’arrivée de plus de mini stations hôtelières, en vue de combler la demande en vue pour 2030 et offrir plusieurs types d’hébergements touristiques… La demande en lits actuelle et à venir, dira M. Benhamane est la preuve  de l’excellente de la destination. Tous les marchés, en effet, sont en hausse importante et la demande en lits est forte, dépassant les 51 000 lits qui forment la capacité régionale d’Agadir des cinq destinations touristiques dans le Souss Massa.
 
 Les trois dernières années, constituent l’âge d’or du tourisme, au Maroc dira l’ex président du CRT, avec des activités exceptionnelles enregistrée à l’échelon nationale et particulièrement dans la destination balnéaire Agadir. Il est certain que le défi qui reste à relever est celui de l’aérien, donc des arrivées, celui du produit. Mais également du système touristique dans son ensemble pour continuer dans cette dynamique de performances en matière de réalisations touristiques tout azimut. A savoir que la passation entre les deux hôteliers M. Benhamane et M. Chahli, intervient dans un contexte de forte progression avec 5,6 millions de nuitées et une progression de l’activité touristique avec près de 1,9 million d’arrivées touristiques. Et un taux d’occupation envisageable de 70%.
 
 Bravo à M. Benhamane, pour tout l’excellent travail et résultat acquis durant son mandat de six ans et bon succès et bon courage à M. Chahli. Lors qu’un grand professionnel de l’hôtellerie et du tourisme, remplace un autre grand professionnel ; à la tête du Conseil Régional du Tourisme à Agadir Souss Massa ; on ne peut que s’attendre à plus de travail, professionnel et  concluant.
 
  Med RIAL

Par Med Mohamed Rial le Mardi 27 Octobre 2026


Désormais, il ne s’agit plus de demander aux CRTs de « faire davantage », mais plutôt leur demander ce qu’on attend réellement d’eux, avec quels moyens, quelles données, quelle responsabilité et quel financement. C’est de cette façon là et pas autrement que la régionalisation touristique cessera d’être une simple juxtaposition de structures pour devenir un véritable système de pilotage territorial. C’est tout !


Parallèlement, si le secteur va si bien, pourquoi la relève associative professionnelle ne suit pas, l’engagement des entreprises du tourisme et leur mobilisation autour des instances associatives régionales, notamment les CRTs, semblent-ils parfois si difficiles à susciter ?

Quelle dichotomie ! Comment expliquer que le tourisme va mieux et que sa gouvernance territoriale va moins bien ?

Nos territoires disposent-ils réellement des moyens humains, financiers, technologiques et institutionnels nécessaires pour aller de pair avec cette croissance nationale et créer, en retour, de la valeur locale ? Les CRT sont bel et bien au cœur de cette équation. Leur problème est aussi celui de leur modèle.

N’empêche que certains CRTs démontrent qu’avec une équipe engagée et une stratégie porteuse, une structure touristique régionale peut produire des résultats. Marrakech-Safi organise régulièrement ses assemblées générales avec les autorités, les élus, les organisations professionnelles et les partenaires institutionnels. Celui de Casablanca-Settat porte la barre un peu haute, en asseyant la région en produit mult-pôles en voie de confirmer la destination  comme destination de séjour, d’affaires bien sûr, de culture et des sports. Celui de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma peaufine la mise à jour de nouvelle marque régionale. Celui de Béni-Mellal khénifra, dont l’équipe est majoritairement composée de jeunes femmes aguerries et battantes, restitue au produit de montagne et tourisme de nature toutes se lettres de noblesse. Celui d’Agadir Souss Massa qui n’a rien à se reprocher, rééquilibre l’identité territoriale sans beaucoup de fracas. Celui de Fez-Meknès s’est fait sa petite révolution en s’activant merveilleusement bien dans l’organisation de grands événements golfiques, sportifs et culturels avec les moyens du bord. Jamais la destination n’a été aussi animée. L’Oriental a engagé avec l’ONMT une feuille de route destinée à réduire de saisonnalité, dure problématique de qui lui a longtemps collé à la peau .

Le problème n’est donc pas si les CRTs fonctionnent-ils, mais pourquoi leur capacité à fonctionner dépend-elle encore autant de la qualité des  es personnes, de la mobilisation des professionnels et de la configuration institutionnelle de chaque territoire…


Tourisme / Les CRTs, ce qui marche et ce qui ne marche pas !

En réalité, c’est beaucoup plus sérieux. Le succès national masque une bévue territoriale flagrante. Comment ?

Commençons par le commencement ! Le Maroc possède désormais une stratégie nationale de promotion 2026-2030 qui associe l’ONMT, les CRTs, les fédérations professionnelles et l’Observatoire du tourisme. La CNT a elle-même organisé en 2025 une rencontre réunissant l’ensemble de cet écosystème autour de la nouvelle stratégie de promotion. Malgré tout, reste la capacité d’exécution sur le terrain.

Combien d’entreprises touristiques d’une région participent réellement à la gouvernance de leur CRT et avec quel poids ? Quand la majorité des grandes entreprises hôtelières multinationales n’y adhèrent pas?

Quid du nombre d’entreprises potentiellement éligibles, le nombre de membres actifs, le taux de cotisation, la participation aux assemblées générales, le nombre de voix effectivement exercées et la représentation par métier. Parce qu’une assemblée générale remplie de dirigeants institutionnels et de quelques organisations professionnelles ne produit pas nécessairement la même représentativité qu’une organisation où hôtels, agences de voyages, transporteurs touristiques, restaurants, guides, loisirs, événementiels, tourisme rural, plateformes et nouveaux opérateurs participent effectivement aux décisions.

La CNT affiche déjà parmi ses services aux membres l’accompagnement, la formation, le networking, la promotion et l’information. Les CRTs ne devraient-ils pas, pour la plupart, être capables de pouvoir proposer une valeur territoriale comparable? pourquoi pas?

Dans le cas de Casablanca-Settat, par exemple, le CRT fonctionne historiquement autour de plusieurs collèges associant autorités, élus et professionnels. Le renouvellement de ses instances 2026-2028 était précisément à l’ordre du jour du conseil d’administration de mai 2026, avec une révision des statuts et le lancement du processus électoral.  Cet épisode est intéressant parce qu’il pose une question qui vaut également pour les autres :  les règles de représentation des CRT sont-elles encore parfaitement adaptées à l’économie touristique de 2026 ?

Et pourtant, la gouvernance territoriale continue souvent de raisonner principalement à travers des catégories professionnelles classiques. Il faudrait aussi « cesser de demander aux douze CRT de fonctionner selon un modèle identique », dira un ex-président de CRT.

Casablanca-Settat travaille sur le MICE, le city-break, le tourisme d’affaires, les grands événements et la captation de la dépense d’une clientèle internationale qui ne séjourne parfois que peu de temps.

Marrakech-Safi traite simultanément la pression sur la destination, la diversification territoriale, l’extension de séjour et la diffusion des retombées au-delà de Marrakech.

Souss-Massa doit articuler Agadir avec l’arrière-pays et réduire la concentration géographique de l’offre. Les chiffres disponibles montrent déjà cette concentration quand Agadir représente une part très importante de la capacité régionale.

L’Oriental doit résoudre la question de la saisonnalité et de l’accessibilité. Draa-Tafilalet, malgré toute la bonne volonté de ses opérateurs, est toujours en bute à des problèmes structurels à la recherche de cette main tendue qui tarde à venir, bloquée à la deuxième vitesse…

Drâa-Tafilalet doit capitaliser ses extraordinaires actifs naturels et culturels pour devenir des produits efficacement commercialisables, accessibles et économiquement pérennes.

Béni Mellal-Khénifra doit résoudre davantage le problème classique des territoires à fort potentiel mais à faible visibilité internationale.

Et ainsi de suite. A quelles conditions ? Le financement doit changer de logique. Le financement public ne devrait pas disparaître. Au contraire.

C’est normal, pour bien assumer sa représentativité, un quelconque CRT devrait disposer d’un financement de fonctionnement sécurisé, d’un budget territorial de promotion, d’un budget d’ingénierie de projets, d’un budget consacré aux données  et d’un financement privé clairement identifié. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas…

Bon gré mal gré, il serait injuste de présenter les CRTs du Royaume comme les maillons faibles du tourisme marocain. Les réalisations de plusieurs régions montrent au contraire qu’ils peuvent être des contributeurs efficaces. Mais il serait tout aussi imprudent de considérer que les succès nationaux démontrent automatiquement leur solidité, quand le corps associatif professionnel a très rarement la forme, pour ne pas dire handicapé dans l’exercice de ses missions…


Par mustafa amal   
premiumtravelnews.com

 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 21 Octobre 2026 | Commentaires (0)


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