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Avec un solde migratoire positif de 689.000 habitants en cinq ans, Souss-Massa s’impose comme un pôle attractif grâce au dynamisme économique du Grand Agadir. Cet attrait repose sur des secteurs clés et historiques comme le tourisme, l’agriculture, le BTP et les services, lesquels captent des flux nationaux et internationaux tout en favorisant une redistribution spatiale interne. Si les pôles urbains concentrent l’essentiel de cette croissance, des disparités subsistent avec les zones rurales, soulignant d’importants enjeux de gestion territoriale.
Durant les cinq dernières années, près de 2,8 millions de personnes se sont installées dans la région Souss-Massa, contre environ 2,2 millions qui l’ont quittée, générant ainsi un excédent de plus de 689.000 habitants. C’est ce qui ressort des données sur la migration interne issues de la récente publication de la Direction régionale du Haut-commissariat au plan (HCP), basée sur les résultats du RGPH 2024.
Ces résultats montrent que la région attire davantage de population qu’elle n’en perd au profit des autres régions du Royaume sur la période de référence des migrations internes, à savoir les cinq années précédant le recensement. Autrement dit, les arrivées y sont plus nombreuses que les départs, ce qui se traduit par un solde migratoire positif.
Cet écart significatif entre les entrées et les sorties, observé sur cette même période, reflète une réelle capacité d’attraction de Souss-Massa à l’échelle nationale. Le taux net de migration, qui dépasse 23%, confirme cette tendance et place la région parmi les territoires les plus dynamiques du pays en matière de mobilité interne récente. En d’autres termes, Souss-Massa ne se contente pas de retenir sa population : elle capte également une part importante des flux migratoires en provenance des autres régions.
La centralité économique de la région autour du Grand Agadir
Ce pouvoir d’attraction s’explique en grande partie par la centralité économique de la région, notamment autour du Grand Agadir, qui s’impose comme le principal pôle d’accueil. Les flux entrants enregistrés au cours des cinq années précédant le RGPH 2024 traduisent le dynamisme des secteurs économiques. Ils confirment une attractivité qui s’inscrit dans la durée, avec une accélération liée à la reprise économique et à la recomposition des marchés du travail au niveau national
Cette dynamique repose sur la diversification des activités, notamment dans le tourisme, l’agriculture intensive, le BTP, la pêche et les services. Ces secteurs génèrent des opportunités d’emploi qui renforcent l’attrait de la région pour les populations en mobilité interne. L’analyse de la migration interne récente (sur les cinq dernières années) met en évidence une intensification des mobilités vers la région, avec des flux soutenus en provenance d’autres territoires du Royaume. En élargissant l’observation à la migration interne sur une période de dix ans, les données révèlent des tendances structurelles plus profondes.
La région Souss-Massa apparaît ainsi comme un territoire durablement attractif, ayant progressivement consolidé sa position dans les circuits migratoires nationaux. La comparaison entre les flux sur cinq ans et sur dix ans permet de distinguer une attractivité conjoncturelle récente d’une attractivité structurelle inscrite dans le temps.
Parallèlement, le volume des sortants, qu’il soit observé sur cinq ou dix ans, demeure inférieur à celui des entrées, ce qui consolide le solde migratoire positif. Les départs s’inscrivent principalement dans des logiques de mobilité ascendante, notamment pour poursuivre des études supérieures ou accéder à des emplois plus qualifiés dans les grands pôles urbains du pays. Toutefois, leur intensité reste relativement contenue, traduisant une certaine capacité de la région à retenir sa population.
Des disparités territoriales dans la distribution des flux migratoires
De surcroît, l’analyse infrarégionale met en évidence des disparités territoriales importantes dans la distribution des flux migratoires, qu’ils soient récents ou plus anciens. Les zones urbaines et périurbaines concentrent l’essentiel des arrivées et affichent des soldes migratoires excédentaires, tandis que plusieurs espaces ruraux continuent d’enregistrer des flux sortants significatifs.
Ces écarts traduisent des déséquilibres persistants en matière d’accès aux opportunités économiques et aux services de base. Un autre enseignement majeur réside dans l’importance des mobilités intrarégionales, observées aussi bien sur la période récente que sur une décennie. Une part notable des migrations internes s’effectue à l’intérieur même de la région, traduisant des dynamiques de redistribution spatiale de la population.
Ces déplacements répondent à des besoins d’amélioration des conditions de vie, d’accès à l’emploi, à l’éducation ou aux services. En complément de la migration interne, les données du RGPH 2024 mettent également en lumière le rôle de la migration internationale dans la dynamique démographique régionale. L’effectif des migrants internationaux, composé d’immigrants étrangers et de migrants de retour (Marocains ayant résidé à l’étranger), constitue un apport non négligeable à la population.
Cette composante reflète à la fois l’attractivité économique de la région et les dynamiques de retour. Par ailleurs, la présence de migrants de retour contribue à enrichir le tissu socio-économique régional, notamment à travers les compétences et les ressources mobilisées. Bien que quantitativement moins importante que la migration interne, la migration internationale joue un rôle qualitatif dans le développement régional. L’ensemble de ces dynamiques – internes, récentes et anciennes, ainsi qu’internationales – confirme le positionnement de Souss-Massa comme un espace de convergence migratoire, tout en mettant en lumière les enjeux de gestion territoriale et d’inclusion.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
Au premier trimestre 2026, la destination Agadir, qui englobe les hôtels classés de la ville éponyme, Taghazout et Imi Ouaddar, maintient son rythme de croisière. Elle enregistre ainsi une hausse de 6,95% des arrivées et 8,39% des nuitées, portée par la vigueur des marchés anglais, français et polonais, en plus des flux nationaux. Pour sa part, le mois de mars marque un tournant décisif, avec un bond des flux de 20,46%, favorisé par la reprise post-Ramadan et l’effet des vacances scolaires. Cette performance s’appuie sur une forte reprise du tourisme interne et une attractivité internationale consolidée.
L’activité touristique au sein de la destination Agadir, qui englobe les hôtels classés de la ville éponyme, Taghazout et Imi Ouaddar, maintient son rythme de croisière durant les trois premiers mois de l’année. C’est ce qui ressort de la dernière analyse de la conjoncture touristique, au titre du mois de mars 2026, émanant du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa. Celle-ci affiche une progression globale tant en termes d’arrivées que de nuitées. Au T1-2026, les établissements hôteliers classés ont enregistré un total de 337.469 arrivées, contre 315.530 durant la même période en 2025, soit une augmentation de 6,95%.
En termes de nuitées, la croissance est encore plus marquée avec un volume de 1.465.909 nuitées, représentant une hausse de 8,39% (avec plus de 113.456 nuitées supplémentaires). Cette dynamique positive reflète une attractivité renforcée de la destination. Cette performance trimestrielle s’explique en grande partie par une reprise de la fréquentation, après Aïd Al-Fitr et les vacances scolaires. Ce sursaut d’activité a permis de résorber le manque à gagner traditionnellement observé durant l’effet saisonnier du Ramadan.
Le décalage du calendrier, l’anticipation des congés et l’effet des vacances dans les marchés émetteurs ont stimulé la demande, transformant une période de transition en un levier de croissance. Autant d’éléments qui ont ainsi permis de compenser les flux plus modérés du début de trimestre et de maintenir une courbe ascendante pour l’ensemble du secteur.
Les piliers traditionnels maintiennent leur leadership
L’analyse des marchés émetteurs sur le cumul des trois mois révèle que les piliers traditionnels de la destination maintiennent leur leadership. Le marché anglais se positionne en tête avec 88.449 arrivées (+2,97%), suivi de près par le marché français qui enregistre 67.442 arrivées (+5,55%). Toutefois, la croissance la plus notable provient de marchés émergents ou en plein redéploiement, notamment la Pologne (+27.562 arrivées). Quant au marché national, il demeure une composante essentielle de l’activité, même si son évolution trimestrielle a été plutôt stable.
Avec 63.863 arrivées entre janvier et mars 2026, il enregistre une progression de 1,07% par rapport à l’année précédente. À noter cependant que si les arrivées nationales augmentent, le volume des nuitées associées a connu une légère érosion, de 1,36%, due à la concurrence du résidentiel locatif sur les plateformes de réservation. Ce segment, bien que résilient, semble avoir adopté un comportement de séjour plus court sur le cumul du trimestre, avant le rebond massif observé spécifiquement au cours du mois de mars.
Mars 2026 : une reprise plus forte de la fréquentation
Par ailleurs, le troisième mois de l’année marque une reprise plus forte de fréquentation avec une accélération nette des indicateurs. Durant ce mois, les arrivées ont bondi de 20,46%, passant de 98.751 en 2025 à 118.960 en 2026.
Cette accélération est nettement supérieure à la moyenne du trimestre (+6,95%), confirmant l’effet de rattrapage et l’attractivité saisonnière. Les nuitées ont suivi cette tendance avec une progression de 18,79%, atteignant 525.560 unités contre 442.435 l’année précédente, soit un gain réel de 83.125 nuitées en seulement trente jours. En mars, le marché intérieur a joué également le rôle de moteur principal du rebond. Les arrivées de touristes nationaux ont littéralement augmenté, avec une hausse de 19.422 arrivées en mars, contre 10.441 en mars 2025, tandis que leurs nuitées ont progressé de 24.574 à 44.156 par rapport aux mêmes périodes précitées.
Parallèlement, le marché international a également performé, soutenu par la dynamique continue du marché anglais (+12,23% d’arrivées en mars) et le maintien de la forte croissance polonaise. Cette convergence des flux nationaux et internationaux a permis d’optimiser le remplissage des structures d’hébergement.
Une concentration de la performance dans le segment du luxe
Sur le plan de l’infrastructure, l’analyse par catégorie d’établissements souligne une concentration de la performance dans le segment du luxe et du haut de gamme. Les hôtels 5 étoiles affichent un taux d’occupation de 73,95% en mars 2026, contre 59,07% l’année précédente. Les hôtels 4 étoiles suivent de près avec 73,24%. Sur le cumul trimestriel, la catégorie 5 étoiles enregistre une variation de 20,66 points de son taux d’occupation, passant de 55,83% à 67,37%.
Cette préférence des voyageurs pour les catégories supérieures indique une montée en gamme de la consommation touristique dans la région. Pour la durée moyenne de séjour (DMS), elle reste stable, s’établissant à 4,34 jours sur le trimestre contre 4,29 jours en 2025. Malgré une légère baisse de la DMS spécifique au mois de mars (4,42 jours contre 4,48 jours), l’augmentation massive des volumes d’arrivées a largement compensé cette variation.
La conjoncture à fin mars 2026 dessine ainsi un bilan positif, où la réactivité du marché national et la vigueur de certains marchés européens ont permis de transformer les défis en une évolution des indicateurs au sein de la destination.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
Le Festival des Festivals a toujours été un espace de rencontre des jeunes de nombre de nations du monde autour du théâtre et de la langue. En fait, chaque année, il a lieu dans un pays du réseau qui regroupe plusieurs troupes scolaires de théâtre dont le Maroc, à travers une structure associative appelée Émergence basée sur Agadir, depuis 1998…
Par Saoudi El Amalki
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