Menu
LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Lorsqu’on évoque le développement touristique du Maroc depuis le début du règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le constat qui nous vient en premier à l’esprit est la remarquable continuité des orientations royales qui ont façonné l’évolution du secteur depuis près de trois décennies.

Une lecture attentive des discours royaux prononcés depuis 1999 nous conduit à une constante où les grands objectifs fixés au début du règne demeurent aujourd’hui au cœur des ambitions nationales à l’horizon 2030. Le développement du tourisme marocain procède certainement d’une vision royale cohérente, régulièrement enrichie, mais fondée sur quelques principes directeurs qui traversent l’ensemble du règne de Sa Majesté.


Fête du Trône 2026 : 27 ans d’orientations royales qui ont remodelé le tourisme marocain

La portée de la vision royale réside dans le fait que les principales mutations observées aujourd’hui dans la diversification territoriale, l’ouverture aérienne continue, la valorisation du patrimoine identitaire, le développement de l’offre touristique ou l’émergence de nouvelles destinations et produits innovants, tous trouvent souvent leur origine dans des orientations formulées parfois plus de vingt ans auparavant.

Le discours royal fondateur demeure incontestablement celui adressé aux Assises du tourisme de Marrakech en janvier 2001. Sa Majesté y fixe une orientation qui allait profondément influencer les politiques publiques des décennies suivantes : « Faire du tourisme une véritable locomotive du développement. »

Cette phrase constitue indéniablement l’acte de naissance du tourisme marocain moderne.

À l’époque, le secteur représente déjà une activité importante, mais le Souverain lui assigne un rôle beaucoup plus ambitieux. Le tourisme est alors érigé en industrie capable d’entraîner l’investissement, l’emploi, les transports, l’artisanat, la restauration, le commerce et le développement territorial.

Cette orientation servira de fondement à la Vision 2010 puis à la Vision 2020. Elle inspirera également une mobilisation sans précédent de l’investissement public et privé autour des infrastructures touristiques.

Avec le recul, cette instruction royale est devenue l’un des socles des plus influents du règne de Sa Majesté sur le plan économique.

Le même discours contient une autre orientation particulièrement moderne : « Il appartient à chaque Marocain de se considérer comme un promoteur touristique de son pays. »

Vingt-cinq ans avant que les notions d’expérience client, de réputation numérique ou d’hospitalité territoriale ne deviennent pesantes dans les stratégies touristiques mondiales, le discours royal identifie déjà un facteur déterminant : la qualité de l’accueil.

Cette orientation demeure particulièrement pertinente à l’heure où le Maroc se prépare à accueillir la Coupe du Monde 2030 et plusieurs millions de visiteurs supplémentaires.

L’une des constantes les plus remarquables des discours royaux réside dans l’importance accordée aux infrastructures. Sans jamais réduire le tourisme à une simple question d’équipements, SM le Roi Mohammed VI a constamment souligné la nécessité d’améliorer la connectivité du Royaume.

Les investissements dans les autoroutes, les lignes ferroviaires, les ports et surtout les aéroports répondent à cette logique.

Le développement spectaculaire de nos différentes destinations aurait été impossible sans cette amélioration progressive de l’accessibilité. L’ouverture du transport aérien, la multiplication des liaisons internationales et les programmes actuels de modernisation aéroportuaire prolongent directement cette vision.

La stratégie Aéroports 2030, qui vise à adapter les infrastructures aux nouveaux flux touristiques et aux exigences de la Coupe du Monde, s’inscrit justement dans cette continuité.

Les discours royaux consacrés à la sauvegarde du patrimoine sont souvent considérés sous l’angle culturel. Ils possèdent pourtant une dimension touristique majeure.

Depuis le début de son règne, Sa Majesté a sans cesse multiplié les initiatives visant à préserver nos médinas historiques, restaurer les monuments et valoriser les savoir-faire traditionnels. Les vastes programmes engagés à Fez, Marrakech, Meknès, Rabat, Salé, Tétouan ou Essaouira prouvent cette orientation. L’objectif est aussi de renforcer l’attractivité du Maroc dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Une autre constante des discours du Trône concerne le développement équilibré des territoires. À plusieurs reprises, le Souverain a, en effet, insisté sur la nécessité de réduire les écarts entre régions et de valoriser les potentialités propres à chaque territoire. Cette philosophie a profondément transformé la géographie touristique nationale.

Le Maroc touristique des années 1990 reposait principalement sur quelques pôles historiques. Le Maroc touristique de 2026 présente une réalité beaucoup plus diversifiée.

Tanger est devenue une destination internationale à part entière. Tamuda Bay s’est affirmée en pôle balnéaire principal haut de gamme du Royaume. Chefchaouen attire désormais une clientèle internationale importante. Dakhla s’est positionnée sur les sports nautiques et le tourisme expérientiel. L’Oriental a progressivement renforcé sa visibilité touristique. Ouarzazate en capitale planétaire de tournage de plusieurs best-sellers, etc.

L’un des chapitres les plus récents des orientations royales concerne les provinces du Sud. À travers le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud puis l’Initiative Atlantique, Sa Majesté a dessiné les contours d’une transformation économique de grande ampleur. Le tourisme occupe une place importante dans cette vision.

Dakhla en constitue aujourd’hui l’illustration la plus visible. La destination bénéficie désormais d’une notoriété internationale dans les domaines du kitesurf, des sports nautiques, du tourisme de nature et des séjours haut de gamme.

L’analyse des discours royaux montre également une évolution importante au cours des années récentes. Si les premières stratégies visaient essentiellement à accélérer la croissance touristique, les orientations plus récentes accordent davantage d’importance à la qualité, à l’efficacité et à la gouvernance.

Dans plusieurs discours du Trône, Sa Majesté insiste sur la nécessité d’améliorer les services publics, d’accélérer l’exécution des projets, de renforcer la responsabilité des administrations et de privilégier les résultats concrets. Ces orientations concernent directement le tourisme.

À travers l’ensemble des discours royaux consacrés directement ou indirectement au tourisme, trois idées surgissent avec une remarquable constance. Faire du tourisme un moteur économique majeur, faire de la diversité territoriale du Royaume un avantage concurrentiel et faire de la qualité de l’expérience touristique une condition essentielle de la compétitivité.

Vingt-sept ans après l’intronisation de Mohammed VI, la singularité du modèle touristique marocain réside peut-être moins dans ses performances chiffrées que dans cette continuité stratégique. Dans un environnement international marqué par les changements de cap et les cycles politiques courts, le tourisme marocain s’est développé autour d’une vision de long terme dont une grande partie des objectifs demeure aujourd’hui d’une étonnante actualité.


Par mustapha amal   /  
https://premiumtravelnews.com/ 

 

Par Med Mohamed Rial le Jeudi 30 Juillet 2026


À chaque publication des statistiques touristiques, le même réflexe prévaut de s’atteler, avec frénésie, à compter les visiteurs étrangers et les recettes en devises, analyser les performances des destinations nationales et évaluer les capacités hôtelières. Pendant ce temps, l’ombre des résidents marocains qui voyagent à l’étranger plane avec envergure.Et pour cause, ce segment, que les professionnels appellent le tourisme émetteur ou «outbound tourism», demeure paradoxalement l’un des moins étudiés du paysage touristique national. Pourtant, les chiffres diffusés récemment par Tourespana montrent qu’il constitue désormais une composante non négligeable de la mobilité des Marocains et non point un marché marginal réservé à une élite friquée.


Pourquoi l’outgoing échappe t-il encore aux statistiques officielles ?

Mais pourquoi, donc, ce marché continue d’être traité comme un sujet secondaire dans les politiques publiques du tourisme ? Une fois de plus, l’absence de statistiques détaillées échappent délibérément du débat réside public et privé.

Oui, le Maroc dispose de données extrêmement précises sur les arrivées touristiques internationales, les nuitées hôtelières ou les recettes en devises. En revanche, les données relatives aux résidents marocains voyageant à l’étranger restent fragmentées, dispersées entre plusieurs administrations et rarement analysées dans leur globalité. Or, tout indique que le phénomène dépasse largement certaines estimations traditionnelles du secteur.

Voyages de loisirs, déplacements professionnels, congrès, missions économiques, études, tourisme médical, compétitions sportives, croisières, séjours linguistiques, Omra, Hajj, événements associatifs ou voyages familiaux, la mobilité internationale des résidents marocains s’est profondément diversifiée au cours des quinze dernières années.

Le seuil d’un million de voyages internationaux annuels réalisés par des résidents marocains hors MRE nest plus irréaliste. Il pourrait même être dépassé selon la méthodologie retenue et les catégories prises en compte. Toutefois, personne, ni le ministère du Tourisme, ni les autres départements ministériels, ni les intervenants publics concernés, ni l’Observatoire du Tourisme, ni la CNT,  ne semblent réellement quantifier ce marché avec la même rigueur que celle appliquée au tourisme réceptif. Alors qu’il s’agit là d’une industrie qui génère des flux financiers considérables…

Cette vision comptable, héritée d’une époque où voyager à l’étranger concernait une minorité, ne correspond plus à la réalité actuelle. Chaque voyage international génère une chaîne de valeur importante au Maroc. Avant même le départ du voyageur interviennent les agences de voyages, les compagnies aériennes, les banques, les assureurs, les centres de visas, les plateformes technologiques, les transporteurs et les différents prestataires de services administratifs.

L’outgoing n’est donc pas seulement un consommateur de devises. Il constitue également une activité économique nationale créatrice d’emplois, de revenus fiscaux et de valeur ajoutée.

Le discours dominant laisse parfois croire que les plateformes numériques ont rendu les agences de voyages obsolètes. La réalité est cependant à prendre avec des pincettes. Les agences marocaines conservent un avantage déterminant : leur capacité à gérer les flux financiers internationaux dans un cadre réglementaire sécurisé. Le mécanisme autorisant les agences à conserver une partie des devises rapatriées pour régler les prestations internationales constitue un outil stratégique essentiel.

Normal. Sans ce système, l’organisation de nombreux voyages de groupes, déplacements professionnels, événements internationaux ou circuits complexes serait nettement plus difficile.

Encore que l’évolution la plus déterminante de ces dernières années ne provient ni des compagnies aériennes ni des tour-opérateurs. Elle provient du système bancaire. L’élargissement des possibilités de paiement international offertes aux résidents marocains a profondément transformé le comportement des voyageurs.

Aujourd’hui, un citoyen peut réserver un hôtel à Tokyo, acheter un billet de train en Italie, payer un musée aux Pays-Bas ou régler un supplément aérien depuis son smartphone. Cette évolution rapproche progressivement le consommateur marocain des standards observés dans les grands marchés émetteurs européens.

Toute analyse sérieuse du tourisme émetteur marocain doit isoler les flux religieux. Les voyages liés à la Omra et au Hajj représentent un marché spécifique disposant de mécanismes propres en matière de change, d’organisation et d’encadrement. Ils ne répondent ni aux mêmes logiques économiques ni aux mêmes comportements de consommation que le tourisme de loisirs. Cette distinction rappelle que le tourisme émetteur marocain est en réalité constitué de plusieurs marchés différents et non d’un bloc homogène.

Le débat national reste souvent focalisé sur les montants de devises autorisés. Pourtant, les voyageurs parlent d’autre chose. Ils évoquent les délais de visa. Ils évoquent les refus de visa. Ils évoquent les assurances insuffisantes. Ils évoquent les difficultés de remboursement. Ils évoquent les annulations de vols. Ils évoquent les procédures complexes en cas de problème à l’étranger.

En d’autres termes, le sujet ne se limite pas uniquement le financement du voyage, mais aussi à la protection du voyageur. En effet, dans plusieurs pays européens, les assurances annulation, les garanties de rapatriement, les couvertures médicales internationales et les mécanismes d’assistance sont devenus des standards de marché. Au Maroc, ces services existent mais leur généralisation reste incomplète.

On convient tous que le Maroc a développé une stratégie ambitieuse pour attirer les visiteurs étrangers, une stratégie qui produit des résultats visibles. Mais, plus généralement, une politique touristique moderne ne peut se limiter à gérer les touristes qui entrent sur le territoire. Elle doit également s’intéresser aux citoyens qui en sortent temporairement.

D’ailleurs, les grandes puissances touristiques européennes l’ont compris depuis longtemps. La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, le Portugal ou les pays du Benelux ne considèrent pas leurs voyageurs internationaux comme une anomalie économique. Ils les considèrent comme des consommateurs à protéger et comme des acteurs normaux de la mobilité contemporaine. Notre pays ne gagnerait-il pas à adopter la même approche ?

Par mustapha amal   //premiumtravelnews.com/

Par Med Mohamed Rial le Mardi 28 Juillet 2026


Les travaux de mise à niveau du Grand Stade d’Agadir pour le Mondial 2030 ont été lancés, le premier lot ayant été attribué pour un montant de 1,08 MMDH. Les pelleteuses travaillent d’arrache-pied à l’entrée nord du stade comme à l’extérieur. Ce chantier de 15 mois vise à aligner l’infrastructure sur les exigences et standards internationaux de la FIFA.

Plus de 20 jours après l’adjudication des travaux de mise à niveau du Grand Stade d’Agadir, dans le cadre des préparatifs de l’organisation de la Coupe du monde 2030, les travaux ont démarré depuis plusieurs jours et avancent à l’intérieur comme aux abords de l’enceinte. À l’entrée nord, cinq pelleteuses préparent le terrain pour le premier lot, qui comprend notamment les travaux de dépose et de gros œuvre, l’étanchéité, les revêtements, les menuiseries et la peinture. Pour cette opération pilotée par la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (SONARGES) et l’Agence nationale des équipements publics (ANEP) une enveloppe de 1,08 milliard de dirhams (MMDH) a été prévue


Mondial 2030 : le Stade Adrar d’Agadir entame sa mue

Cette mise à niveau nécessitera un calendrier de 15 mois
Après une première phase de mise à niveau réalisée en prévision de la Coupe d’Afrique, le Grand Stade d’Agadir entre dans un nouveau cycle de travaux, programmé sur quinze mois. Le but est d’aligner l’enceinte sportive sur les standards internationaux édictés par la FIFA. Cette opération est segmentée en plusieurs lots ; le premier, au cœur de cette restructuration, englobe un périmètre technique, incluant notamment les travaux de déposes, gros-œuvre, étanchéité, revêtements, faux plafonds, menuiseries et peinture.

Toutefois, la charpente métallique et la couverture sont considérées comme les deux composantes majeures du chantier du stade. Pour cette raison, le projet impose aux entreprises en charge de la structure métallique et du toit plusieurs dispositifs, notamment travailler avec des outils numériques avancés dès le premier jour du chantier, offrant ainsi une «carte d’identité» précise et interactive de ces éléments, facilitant toutes les réparations ou vérifications futures.

Globalement, la planification du projet repose sur le concept 4D. Il constitue le pivot du suivi opérationnel en associant le calendrier de chantier aux maquettes numériques. Ce processus permet de visualiser l’avancement réel des travaux par rapport au planning théorique, facilitant ainsi la détection proactive des écarts de production.

Une double structure de contrôle
Par ailleurs, la réussite du projet repose sur un Plan d’assurance qualité (PAQ) conforme à la norme ISO 9001 version 2015. Ce plan impose une double structure de contrôle : un contrôle intérieur, intégré à la chaîne de production de l’entrepreneur (composé d’un contrôle interne par les exécutants et d’un contrôle externe indépendant), et un contrôle extérieur, exercé directement sous la responsabilité du maître d’ouvrage délégué. Le stade fait l’objet d’une gestion numérique via le processus BIM (building information modeling), défini par une convention contractuelle spécifique. Ce processus «Full BIM» impose à tous les intervenants de produire des maquettes numériques, facilitant la coordination spatiale et l’anticipation des conflits entre les différents lots.

Le projet impose une «Charte chantier à faibles nuisances»
En cohérence avec la certification HQE (haute qualité environnementale) Infrastructures durables, le projet impose également une «Charte chantier à faibles nuisances». L’entreprise est responsable de mettre en place les moyens nécessaires pour limiter les impacts environnementaux : tri sélectif des déchets avec un objectif de valorisation supérieur à 50%, protection des sols et des eaux contre toute pollution accidentelle, et gestion des nuisances acoustiques et visuelles pour les riverains.

La gestion des déchets est particulièrement détaillée avec six bennes de tri spécifiques, allant des déchets inertes aux produits dangereux. Le suivi est quotidien : reporting sur la consommation d’eau et d’électricité, registre de production des déchets et photographies régulières des zones de travail. Enfin, les entreprises doivent désigner un Responsable chantier vert (RCV) et produire un Plan d’assurance environnement (PAE) détaillé.

 Par Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Par Med Mohamed Rial le Samedi 25 Juillet 2026


1 ... « 74 75 76 77 78 79 80 » ... 268




Partager ce site