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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


D’habitude, le tourisme marocain met en avant ses chiffres et records avant de regarder très rarement ses visages. Les arrivées, les nuitées, les recettes, les ouvertures d’hôtels, les plans d’action. Tout ce qui se compte. Peu ce qui se transmet. Or, derrière chaque séjour réussi, chaque client qui revient, chaque réputation sauvée au détour d’un sourire ou d’un geste, il y a une armée résolue de réceptionnistes, de gouvernantes, de bagagistes, de concierges, de guides, de cuisiniers, de chauffeurs, de serveurs, d’agents de réservation, de maîtres d’hôtel, de femmes de chambre, d’agents d’entretien, de veilleurs de nuit… Des métiers invisibles tant qu’ils fonctionnent, exposés dès qu’ils déraillent.


TOURISME : Pour une hospitalité du cœur…

C’est précisément, si l’on se permet de dire, cette dette que veut solder la CNT avec sa Semaine de Célébration de l’Hospitalité, organisée du 21 au 28 avril 2026. Une opération beaucoup plus politique qu’il n’y paraît, consistant à remettre e capital humain au centre d’un secteur qui, depuis des années, parle davantage de records que de celles et ceux qui les rendent possibles.

Le tourisme marocain vend au monde entier une note de chaleur humaine, de « diyafa », de proximité, mais traite encore trop souvent ceux qui portent cette note comme une variable d’ajustement. Contrats précaires, horaires extensibles, salaires comprimés, pénurie de formation intermédiaire, fuite des talents vers le Golfe ou l’Europe. Dans nombre d’établissements, surtout hors du très haut de gamme, la qualité du service repose moins sur une organisation solide que sur le sacrifice individuel de salariés qui compensent, par leur dévouement, les failles structurelles de leur entreprise.


La CNT semble l’avoir compris. Depuis deux ans, elle multiplie les initiatives autour des métiers, des carrières et de la transmission. D’abord avec la Travel Careers Celebration Week, puis avec un calendrier annuel des célébrations du tourisme marocain, avant d’ouvrir en 2026 les « Moroccan Hospitality Talks », cycle de débats consacré à l’avenir des métiers de l’accueil. La Semaine de Célébration de l’Hospitalité en est l’étape légitime suivante, parler des professions et leur offrir une scène, une visibilité et une légitimité symbolique.

À Marrakech, dans certains palaces, des gouvernantes gèrent désormais des équipes de plus de cent personnes, avec des responsabilités comparables à celles d’un chef d’entreprise. À Agadir, plusieurs anciens commis de cuisine dirigent aujourd’hui leur propre maison d’hôtes ou leur restaurant. À Fez, des guides ont transformé leur connaissance de la médina en véritables entreprises de médiation culturelle. Pourtant, ces parcours restent marginaux dans le débat public, écrasés par les communiqués sur les taux d’occupation et les campagnes promotionnelles.

La CNT veut donc fabriquer de nouveaux héros. Non plus les seuls investisseurs, les seuls patrons ou les seuls grands groupes, mais les femmes et les hommes du terrain. L’idée peut sembler évidente. Elle est pourtant presque révolutionnaire dans un pays où l’on célèbre davantage l’ouverture d’un hôtel que la fidélité de son personnel.

Cette stratégie répond aussi à une urgence très concrète. Le Maroc ambitionne de rejoindre le cercle des grandes puissances touristiques d’ici 2030. Mais cette montée en puissance risque de buter sur un obstacle beaucoup plus terre à terre, qui servira, accueillera, expliquera, rassurera, formera ? Notre pays peut construire des hôtels à grande vitesse, il ne fabrique pas des professionnels de l’hospitalité en quelques mois.

En choisissant de consacrer une semaine entière à celles et ceux qui incarnent « l’hospitalité du cœur », la CNT reconnaît implicitement la réalité du tourisme marocain qui a trop longtemps refusé d’admettre que sa première richesse n’est ni son soleil, ni ses riads, ni ses plages, ni ses palaces. Sa première richesse, ce sont ses visages. Encore faut-il cesser de les applaudir une semaine par an pour commencer enfin à les traiter comme ce qu’ils sont : la véritable infrastructure du tourisme marocain.

source: premiumtravelnews.com  par 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 8 Avril 2026


La Cour d’appel de Marrakech a prononcé de lourdes peines dans l’affaire dite de « vente de masters », impliquant le professeur universitaire Ahmed Kailech et plusieurs complices.

La chambre des crimes financiers près la Cour d’appel de Marrakech a condamné, vendredi, le professeur d’enseignement supérieur Ahmed Kailech, coordinateur du master “système pénal et gouvernance sécuritaire” à l’Université Ibn Zohr d’Agadir à 4 ans de prison ferme et à une amende de 237.000 dirhams, dans une affaire de corruption liée à la falsification de diplômes universitaires.


 Agadir Université Ibn Zohr :Trafic de diplômes: 4 ans de prison pour le professeur universitaire Ahmed Kailech

Plusieurs condamnations dans le dossier

Dans cette affaire impliquant plusieurs accusés :

un second prévenu a également été condamné à 4 ans de prison ferme et à une amende équivalente ;

une troisième accusée a écopé de 2 ans de prison ferme et 187.000 dirhams d’amende ;

un autre prévenu a été condamné à 1 an de prison ferme et 40.000 dirhams ;

un cinquième a écopé de 8 mois de prison ferme et 10.000 dirhams.

Un accusé a, en revanche, été acquitté.

Des faits graves de corruption universitaire

Les poursuites portent sur des accusations de :

-corruption (acceptation de pots-de-vin) ;

-trafic d’influence ;

-falsification de diplômes ;

-manipulation des inscriptions en master.

Selon les investigations, des diplômes auraient été délivrés en contrepartie d’avantages financiers ou d’interventions d’influence.

Une affaire déclenchée en 2023 et relancée en 2025

L’affaire trouve son origine en 2023, après la diffusion d’enregistrements audio mettant en cause plusieurs intervenants dans des pratiques de « vente de jugements » et de diplômes.

Elle a connu un tournant en mai 2025 avec l’arrestation du professeur  Ahmed Kailech, sur instruction du juge d’instruction à Marrakech. Celui-ci a été placé en détention à la prison de l’Oudaya, tandis que plusieurs coaccusés ont été poursuivis en liberté avec interdiction de quitter le territoire.

Par ailleurs, le principal mis en cause avait déjà fait l’objet de poursuites dans d’autres volets judiciaires, notamment pour diffamation et atteinte à la vie privée, ayant donné lieu à des condamnations distinctes.

Un dossier appelé à se poursuivre

Selon plusieurs sources, l’affaire pourrait être portée devant la Cour de cassation, certains condamnés contestant toujours les faits qui leur sont reprochés.

Ce scandale, largement médiatisé, relance le débat sur la gouvernance du système universitaire et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour préserver la crédibilité des diplômes et l’égalité des chances.


Source :  https://h24info.ma/

 

Par Med Mohamed Rial le Lundi 6 Avril 2026


Visite marquée par la présence du president du gouvernement des Iles canaries


Canariens en visite au site historique Agadir OUfella
Le directeur Général de la SDRT (Société Du Développement Régional Touristique) Souss Massa Monsieur Azenfar Abdelkrim a reçu une importante délégation canariennes en vite au site historique Agadir OUfella. Un patrimoine historique et architectural issu du tremblement de terre de 1960.

 Une importante délégéation canarienne président p  avait accompagné le président canarien pour cette visite qui démontre le travail judicieux réalisé par la SDRT en vue de mettre en valeur le site, avec plusieurs moyens modernes techniques de conservation du patrimoine et  de communication diverses pour répondre aux diverses questions sur le site historique appelé à recevoir de plus en plus de nombreux visiteurs, à la fois des touristes internationaux, marocains et  des locaux.

Canariens en visite au site historique Agadir OUfella

Canariens en visite au site historique Agadir OUfella

Par Med Mohamed Rial le Lundi 6 Avril 2026


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