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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Un grand professionnel remplace un autre grand professionnel à la tête du Conseil Régional du Tourisme Agadir Souss Massa. Après un mandat qui a duré six ans, Salah Eddine Benhamane quitte le CRT après avoir effectué du beau travail. Lequel résultat d’un travail assidu qui a été reconnu par tous, en tête, le Wali d’Agadir, M. Amzazi et le président du Conseil Régional M. Achengli.


M. Benhamane et M. Chahli
M. Benhamane et M. Chahli
La reconnaissance envers M. Benhamane a été unanime, pour tout le travail qu’il a accompli, principalement, en matière de promotion de la destination Agadir la capitale du tourisme dans le Souss, ainsi que, pour les autres destinations environnantes qui forment le produit touristique régional dans toutes ses composantes. Les trois dernières années 2023, 24 et 25, forment en effet, l’âge d’or de la destination touristique Agadir, avec des taux de record en matière d’arrivées et de séjour.
 
  A titre d’exemple, en 2023 et 2024, il a été enregistré une progression de 14%, une augmentation des nuitées de 18% et un taux d’occupation de 57%. 2025 a enregistré une augmentation des arrivées de 9,7%, une augmentation des nuitées de 7,65 % et un taux d’occupation de 64%. Les Six premiers mois de 2026 ont connu une progression de 6,25% et un taux d’occupation de 67%. IL est certain qu’un manque de lits se fait sentir, avec cette demande forte pour la destination. De nouvelles destinations sont en vue, pour combler le vide en enregistré en matière de lits.
 
 C’est ainsi que de nouvelles unités hôtelière sont en vue, avec la réalisation de 5000 lits, et l’arrivée de plus de mini stations hôtelières, en vue de combler la demande en vue pour 2030 et offrir plusieurs types d’hébergements touristiques… La demande en lits actuelle et à venir, dira M. Benhamane est la preuve  de l’excellente de la destination. Tous les marchés, en effet, sont en hausse importante et la demande en lits est forte, dépassant les 51 000 lits qui forment la capacité régionale d’Agadir des cinq destinations touristiques dans le Souss Massa.
 
 Les trois dernières années, constituent l’âge d’or du tourisme, au Maroc dira l’ex président du CRT, avec des activités exceptionnelles enregistrée à l’échelon nationale et particulièrement dans la destination balnéaire Agadir. Il est certain que le défi qui reste à relever est celui de l’aérien, donc des arrivées, celui du produit. Mais également du système touristique dans son ensemble pour continuer dans cette dynamique de performances en matière de réalisations touristiques tout azimut. A savoir que la passation entre les deux hôteliers M. Benhamane et M. Chahli, intervient dans un contexte de forte progression avec 5,6 millions de nuitées et une progression de l’activité touristique avec près de 1,9 million d’arrivées touristiques. Et un taux d’occupation envisageable de 70%.
 
 Bravo à M. Benhamane, pour tout l’excellent travail et résultat acquis durant son mandat de six ans et bon succès et bon courage à M. Chahli. Lors qu’un grand professionnel de l’hôtellerie et du tourisme, remplace un autre grand professionnel ; à la tête du Conseil Régional du Tourisme à Agadir Souss Massa ; on ne peut que s’attendre à plus de travail, professionnel et  concluant.
 
  Med RIAL

Par Med Mohamed Rial le Mardi 27 Octobre 2026


Désormais, il ne s’agit plus de demander aux CRTs de « faire davantage », mais plutôt leur demander ce qu’on attend réellement d’eux, avec quels moyens, quelles données, quelle responsabilité et quel financement. C’est de cette façon là et pas autrement que la régionalisation touristique cessera d’être une simple juxtaposition de structures pour devenir un véritable système de pilotage territorial. C’est tout !


Parallèlement, si le secteur va si bien, pourquoi la relève associative professionnelle ne suit pas, l’engagement des entreprises du tourisme et leur mobilisation autour des instances associatives régionales, notamment les CRTs, semblent-ils parfois si difficiles à susciter ?

Quelle dichotomie ! Comment expliquer que le tourisme va mieux et que sa gouvernance territoriale va moins bien ?

Nos territoires disposent-ils réellement des moyens humains, financiers, technologiques et institutionnels nécessaires pour aller de pair avec cette croissance nationale et créer, en retour, de la valeur locale ? Les CRT sont bel et bien au cœur de cette équation. Leur problème est aussi celui de leur modèle.

N’empêche que certains CRTs démontrent qu’avec une équipe engagée et une stratégie porteuse, une structure touristique régionale peut produire des résultats. Marrakech-Safi organise régulièrement ses assemblées générales avec les autorités, les élus, les organisations professionnelles et les partenaires institutionnels. Celui de Casablanca-Settat porte la barre un peu haute, en asseyant la région en produit mult-pôles en voie de confirmer la destination  comme destination de séjour, d’affaires bien sûr, de culture et des sports. Celui de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma peaufine la mise à jour de nouvelle marque régionale. Celui de Béni-Mellal khénifra, dont l’équipe est majoritairement composée de jeunes femmes aguerries et battantes, restitue au produit de montagne et tourisme de nature toutes se lettres de noblesse. Celui d’Agadir Souss Massa qui n’a rien à se reprocher, rééquilibre l’identité territoriale sans beaucoup de fracas. Celui de Fez-Meknès s’est fait sa petite révolution en s’activant merveilleusement bien dans l’organisation de grands événements golfiques, sportifs et culturels avec les moyens du bord. Jamais la destination n’a été aussi animée. L’Oriental a engagé avec l’ONMT une feuille de route destinée à réduire de saisonnalité, dure problématique de qui lui a longtemps collé à la peau .

Le problème n’est donc pas si les CRTs fonctionnent-ils, mais pourquoi leur capacité à fonctionner dépend-elle encore autant de la qualité des  es personnes, de la mobilisation des professionnels et de la configuration institutionnelle de chaque territoire…


Tourisme / Les CRTs, ce qui marche et ce qui ne marche pas !

En réalité, c’est beaucoup plus sérieux. Le succès national masque une bévue territoriale flagrante. Comment ?

Commençons par le commencement ! Le Maroc possède désormais une stratégie nationale de promotion 2026-2030 qui associe l’ONMT, les CRTs, les fédérations professionnelles et l’Observatoire du tourisme. La CNT a elle-même organisé en 2025 une rencontre réunissant l’ensemble de cet écosystème autour de la nouvelle stratégie de promotion. Malgré tout, reste la capacité d’exécution sur le terrain.

Combien d’entreprises touristiques d’une région participent réellement à la gouvernance de leur CRT et avec quel poids ? Quand la majorité des grandes entreprises hôtelières multinationales n’y adhèrent pas?

Quid du nombre d’entreprises potentiellement éligibles, le nombre de membres actifs, le taux de cotisation, la participation aux assemblées générales, le nombre de voix effectivement exercées et la représentation par métier. Parce qu’une assemblée générale remplie de dirigeants institutionnels et de quelques organisations professionnelles ne produit pas nécessairement la même représentativité qu’une organisation où hôtels, agences de voyages, transporteurs touristiques, restaurants, guides, loisirs, événementiels, tourisme rural, plateformes et nouveaux opérateurs participent effectivement aux décisions.

La CNT affiche déjà parmi ses services aux membres l’accompagnement, la formation, le networking, la promotion et l’information. Les CRTs ne devraient-ils pas, pour la plupart, être capables de pouvoir proposer une valeur territoriale comparable? pourquoi pas?

Dans le cas de Casablanca-Settat, par exemple, le CRT fonctionne historiquement autour de plusieurs collèges associant autorités, élus et professionnels. Le renouvellement de ses instances 2026-2028 était précisément à l’ordre du jour du conseil d’administration de mai 2026, avec une révision des statuts et le lancement du processus électoral.  Cet épisode est intéressant parce qu’il pose une question qui vaut également pour les autres :  les règles de représentation des CRT sont-elles encore parfaitement adaptées à l’économie touristique de 2026 ?

Et pourtant, la gouvernance territoriale continue souvent de raisonner principalement à travers des catégories professionnelles classiques. Il faudrait aussi « cesser de demander aux douze CRT de fonctionner selon un modèle identique », dira un ex-président de CRT.

Casablanca-Settat travaille sur le MICE, le city-break, le tourisme d’affaires, les grands événements et la captation de la dépense d’une clientèle internationale qui ne séjourne parfois que peu de temps.

Marrakech-Safi traite simultanément la pression sur la destination, la diversification territoriale, l’extension de séjour et la diffusion des retombées au-delà de Marrakech.

Souss-Massa doit articuler Agadir avec l’arrière-pays et réduire la concentration géographique de l’offre. Les chiffres disponibles montrent déjà cette concentration quand Agadir représente une part très importante de la capacité régionale.

L’Oriental doit résoudre la question de la saisonnalité et de l’accessibilité. Draa-Tafilalet, malgré toute la bonne volonté de ses opérateurs, est toujours en bute à des problèmes structurels à la recherche de cette main tendue qui tarde à venir, bloquée à la deuxième vitesse…

Drâa-Tafilalet doit capitaliser ses extraordinaires actifs naturels et culturels pour devenir des produits efficacement commercialisables, accessibles et économiquement pérennes.

Béni Mellal-Khénifra doit résoudre davantage le problème classique des territoires à fort potentiel mais à faible visibilité internationale.

Et ainsi de suite. A quelles conditions ? Le financement doit changer de logique. Le financement public ne devrait pas disparaître. Au contraire.

C’est normal, pour bien assumer sa représentativité, un quelconque CRT devrait disposer d’un financement de fonctionnement sécurisé, d’un budget territorial de promotion, d’un budget d’ingénierie de projets, d’un budget consacré aux données  et d’un financement privé clairement identifié. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas…

Bon gré mal gré, il serait injuste de présenter les CRTs du Royaume comme les maillons faibles du tourisme marocain. Les réalisations de plusieurs régions montrent au contraire qu’ils peuvent être des contributeurs efficaces. Mais il serait tout aussi imprudent de considérer que les succès nationaux démontrent automatiquement leur solidité, quand le corps associatif professionnel a très rarement la forme, pour ne pas dire handicapé dans l’exercice de ses missions…


Par mustafa amal   
premiumtravelnews.com

 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 21 Octobre 2026 | Commentaires (0)


De sa nomination en 2021 aux records de 2025, il faut reconnaître que la ministre du Tourisme sortante Fatim-Zahra Ammor laisse un secteur renforcé par la connectivité aérienne, la diversification de l’offre et une nouvelle feuille de route.

Lorsque Fatim-Zahra Ammor est nommée, en 2021, à la tête du ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, le secteur sort difficilement de la crise sanitaire. Les entreprises du secteur subissent encore les conséquences de la crise sanitaire : trésoreries fragilisées, activité irrégulière, endettement et incertitudes sur la reprise.


Que valent les 5 années de FZ Ammor à la tête du ministère du tourisme?

Le 18 janvier 2022, le gouvernement annonce un plan d’urgence de 2 milliards de dirhams, destiné à soutenir les opérateurs et à préserver l’emploi. Parmi les principales mesures figurent la prolongation de l’indemnité forfaitaire de 2 000 DH par mois pour les salariés concernés au premier trimestre 2022, le report de six mois des cotisations sociales et la possibilité de différer jusqu’à douze mois certaines échéances bancaires.

Le dispositif prévoit également, avant l’avènement FZ Ammor, la prise en charge par l’État de la taxe professionnelle des établissements hôteliers au titre de 2020 et 2021, ainsi qu’une enveloppe d’un milliard de dirhams consacrée au soutien à l’investissement hôtelier, notamment pour la rénovation, la maintenance et la formation.

 

Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement du contrat-programme touristique 2020-2022, adopté avant la nomination de la ministre. Elles visent à éviter que les difficultés de trésorerie ne se traduisent par des fermetures supplémentaires et des pertes d’emplois, tout en préparant la remise à niveau des établissements.

Reste néanmoins une zone d’ombre concernant les montants effectivement décaissés, le nombre d’entreprises bénéficiaires et les établissements ayant pu maintenir ou reprendre leur activité grâce à ces aides. Bref…


Que valent les 5 années de FZ Ammor à la tête du ministère du tourisme?

Cinq ans plus tard, le Maroc approche les 20 millions d’arrivées touristiques annuelles et affiche des recettes voyages de 138 milliards de dirhams en 2025. Le changement est incontestable. L’explication, elle, mérite davantage qu’un communiqué de satisfaction.

Le principal marqueur de son mandat reste la feuille de route 2023-2026, officialisée en mars 2023 et dotée d’une enveloppe annoncée de 6,1 milliards de dirhams. Elle a rompu, au moins dans sa conception, avec une approche trop centrée sur les destinations pour privilégier les expériences touristiques, la connectivité aérienne, l’investissement, la formation et la diversification de l’offre. Son objectif initial (17,5 millions de touristes et 120 milliards de dirhams de recettes en devises à l’horizon 2026) a été dépassé avant l’échéance sur les principaux indicateurs de fréquentation et de recettes.

Avouons-le ! Ce résultat traduit une meilleure capacité à capter les flux internationaux, à mobiliser les opérateurs et à inscrire le tourisme parmi les priorités économiques du pays. L’augmentation de la capacité aérienne, l’ouverture de nouvelles liaisons et le renforcement de la promotion internationale ont contribué à cette dynamique. En 2025, les arrivées ont atteint 19,8 millions, en hausse de 14 % sur un an. Les recettes voyages ont, quant à elles, dépassé 138 milliards de dirhams sur l’ensemble de l’année, selon le bilan présenté par la ministre au Parlement. Le bilan est donc solide sur le terrain de l’attractivité.

Seulement, la première zone d’ombre du bilan concerne la répartition des bénéfices. Le tourisme a généré 894 000 emplois directs en 2025, soit 92 000 de plus qu’en 2022, selon les données du Haut-Commissariat au Plan reprises par l’OCDE. C’est une avancée significative. Quid de la qualité de ces emplois? leur rémunération? leur stabilité et leur capacité à offrir de véritables perspectives de carrière? C’est très discutable ! Le secteur a du recruter davantage sans résoudre ses difficultés réelles de formation et de maintien des compétences.

Le bilan de Fatim-Zahra Ammor est donc celui d’une ministre qui quitte son poste après avoir accompagné une progression historique du tourisme marocain. La feuille de route a produit des résultats tangibles, et les réduire à de simples effets d’annonce serait injuste. Pour autant, attribuer à son seul département l’ensemble de cette performance le serait tout autant. La dynamique résulte aussi des investissements privés, de l’action de l’ONMT, de la connectivité aérienne et d’une stratégie nationale de développement qui dépasse le seul ministère.


L’héritage le plus important de ces cinq années ne sera finalement ni le chiffre de 20 millions de visiteurs ni celui de 138 milliards de dirhams. Ce sera la capacité du Maroc à convertir ses records en richesse mieux répartie et en destinations viables moins souffrantes, à vitesse égale des grands pôles touristiques et non au point mort…


 Par mustapha amal  
premiumtravelnews.com

Par Med Mohamed Rial le Dimanche 18 Octobre 2026 | Commentaires (0)


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