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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Bien sûr, nous ne pouvons qu’être optimistes des chiffres record que nous enregistrons dans le tourisme marocain. Une « bonne santé » où se joue tout de même une redéfinition des rapports de force entre les tours-opérateurs européens, les DMC et les hôteliers marocains.

Comment ? Remontons un peu dans l’histoire pour comprendre. Pendant près de trois décennies, une grande partie de la croissance touristique du Royaume a reposé sur une équation relativement simple : des capacités hôtelières importantes, des contrats annuels négociés à des tarifs agressifs et des engagements de volumes apportés par les grands tours-opérateurs européens. Evidemment, ce modèle a contribué à installer sereinement le Maroc dans les catalogues des marchés français, britannique, espagnol, allemand, belge ou italien.


Tour-opérateurs, DMC et hôteliers : le Maroc est-il en train de tourner la page du tourisme à bas coût ?

Or, aujourd’hui, plusieurs signaux suggèrent que cette mécanique est en train d’évoluer. Non pas de manière uniforme selon les destinations ou les catégories d’hébergement, mais suffisamment pour modifier les futures négociations contractuelles à l’approche de 2030.

Ceci étant, les capacités suivent-elles réellement nos ambitions commerciales?

À chaque annonce de partenariat entre l’ONMT et un grand tour-opérateur européen, l’attention se concentre généralement sur le nombre de sièges aériens, les campagnes de promotion ou les objectifs de fréquentation. En plein dedans, une inconnue beaucoup plus fondamentale reste pourtant sous silence: le stock de chambres réellement disponibles est-il en mesure d’absorber les volumes convenus et par le TO et par l’ONMT?

Normal que lorsqu’un tour-opérateur décide d’intégrer davantage de départs vers Marrakech, Agadir, Fez, Tanger, Rabat ou Casablanca, il doit pouvoir sécuriser des allotements hôteliers suffisamment importants et suffisamment stables pour garantir sa programmation commerciale. Or, dans plusieurs destinations marocaines, l’offre théorique et l’offre réellement commercialisable ne coïncident pas toujours.

Des établissements demeurent fermés pour des raisons techniques, financières ou liées à des restructurations. D’autres fonctionnent avec une capacité réduite. Certains hôtels historiques ne répondent plus aux standards attendus par les grands réseaux de distribution européens. D’autres encore privilégient désormais les ventes directes ou les plateformes internationales plutôt que les contrats annuels négociés à l’avance.

Ce qui veut dire que la disponibilité réelle du produit vendu sur convention devient progressivement un sujet aussi important que la promotion de la destination elle-même. Serait-ce alors la fin progressive du modèle « volume contre prix »?

Historiquement, les tours-opérateurs clients de notre pays ont l’habitude d’obtenir des tarifs particulièrement compétitifs en échange d’engagements fermes sur les volumes. Cette logique reposait sur un intérêt mutuel, l’hôtelier sécurisait son taux d’occupation, le tour-opérateur sécurisait son stock et le DMC garantissait l’exécution des prestations. Mais cette équation fonctionne moins bien lorsque la demande devient supérieure à l’offre disponible pendant une grande partie de l’année.

À Marrakech, par exemple, plusieurs établissements affichent régulièrement des taux d’occupation élevés sur de longues périodes grâce à une combinaison de clientèles internationales, de réservations directes, de plateformes numériques et d’événements professionnels.

Dans ces conditions, accepter des tarifs très bas négociés douze ou dix-huit mois à l’avance devient économiquement moins pertinent.

De plus en plus d’hôteliers considèrent désormais qu’un contrat annuel n’a de sens que s’il contribue réellement à la rentabilité globale de l’établissement. Automatiquement, cette évolution commence à modifier profondément les discussions commerciales avec les grands groupes européens. Le volume ne constitue plus systématiquement un argument suffisant.

Pourquoi les exclusivités deviennent-elles rares ? Indiscutablement, il y a, en effet, une disparition progressive des exclusivités.

Cela fait 3 décennies que certains tours-opérateurs obtenaient un accès privilégié à des hôtels entiers ou à une partie importante de leur capacité. Une main-basse sur une manne touristique donnée. Aujourd’hui, cette stratégie apparaît beaucoup moins attractive pour les établissements les plus performants.

Pourquoi réserver plusieurs centaines de chambres à un seul distributeur lorsqu’il est possible de répartir les ventes entre plusieurs canaux et d’optimiser les revenus en temps réel ?

L’essor du yield management, la sophistication des systèmes de réservation et la multiplication des canaux de distribution ont profondément changé les calculs économiques des hôteliers. Résultat : les exclusivités deviennent l’exception plutôt que la règle.

Pourquoi pas, du moment que le Maroc bénéficie actuellement d’un contexte particulièrement favorable, due en grande partie à la diversification des liaisons aériennes et la préparation de la Coupe du Monde 2030 renforcent son attractivité.

Pourtant, cette dynamique révèle également certaines fragilités. Dans plusieurs destinations du pays, les professionnels évoquent régulièrement un besoin de rénovation du parc existant, de réouverture de certains établissements fermés et de développement de nouvelles capacités. La question est particulièrement sensible pour les hôtels de grande capacité. Car si les investissements se multiplient, ils concernent souvent des unités comprises entre 140 et 250 chambres, davantage adaptées aux nouvelles attentes du marché et plus faciles à rentabiliser.

Les très grands complexes de 450 à 600 chambres deviennent plus rares. Or ce sont précisément ces établissements qui permettaient autrefois d’absorber les grands programmes des tours-opérateurs.

Affirmer que le low cost disparaît totalement du Maroc serait excessif. En revanche, il existe des indices sérieux montrant que les tarifs extrêmement bas deviennent plus difficiles à obtenir. La hausse des coûts énergétiques, l’augmentation des charges salariales, les investissements dans la rénovation, la pression inflationniste et les nouvelles exigences de qualité réduisent les marges de manœuvre.

Même les hôtels trois et quatre étoiles cherchent désormais à préserver leur revenu moyen par chambre plutôt qu’à privilégier un remplissage maximal à n’importe quel prix.

Cette évolution est particulièrement visible dans les destinations classiques les plus demandées au Maroc.

Toutes les villes marocaines ne suivent toutefois pas la même trajectoire. Casablanca et Rabat présentent une configuration spécifique. Leur activité hôtelière dépend largement des déplacements professionnels, des congrès, des événements institutionnels et des voyages d’affaires. Or cette clientèle se réduit fortement pendant les mois de juillet et août.

Contrairement à Marrakech ou Agadir, ces deux villes ne disposent pas encore d’un volume suffisant de tourisme de loisirs pour compenser totalement ce recul saisonnier.

La conséquence est visible sur les stratégies tarifaires estivales. Certains établissements continuent d’ajuster fortement leurs prix durant cette période afin de maintenir leurs niveaux d’occupation.

D’après plusieurs professionnels avertis, la prochaine génération de contrats entre tours-opérateurs, DMC et hôteliers devrait être marquée par davantage de flexibilité, une segmentation plus fine des clientèles et une recherche systématique de rentabilité. Les contrats annuels standardisés pourraient progressivement céder la place à des accords plus sophistiqués intégrant des mécanismes dynamiques de tarification, des engagements variables selon les saisons et une meilleure répartition des risques entre les partenaires.

Désormais, la véritable interrogation portera sur la capacité du pays à transformer cette demande en valeur économique durable, tout en maintenant un équilibre entre croissance des arrivées, rentabilité des opérateurs, qualité de l’expérience client et disponibilité réelle des capacités d’hébergement. C’est probablement sur ce terrain, beaucoup plus que sur celui des records de fréquentation, que se jouera la prochaine étape du développement touristique marocain.

Ceci soulève finalement une question rarement abordée publiquement : si l’ONMT réussit à convaincre davantage de grands tours-opérateurs de programmer certaines destinations marocaines, la priorité ne sera peut-être plus la commercialisation de la destination, mais la disponibilité effective des lits, la réouverture des grands établissements fermés et la capacité du parc hôtelier à absorber une croissance devenue plus rapide que prévu.

premiumtravelnews.com      Par  mustapha amal

 

Par Med Mohamed Rial le Lundi 20 Juillet 2026


Au premier semestre 2026, la destination Agadir enregistre une progression des arrivées et des nuitées (+5,56% et +8,54%). Cette évolution, qui s’explique par la performance des marchés britannique et national, est soutenue par l’ouverture de deux nouveaux établissements classés. Une montée en gamme, illustrée par la dynamique des hôtels cinq étoiles, qui permet de porter le taux d’occupation semestriel à 65,83%, ouvrant des perspectives annuelles favorables.

Pour la destination Agadir, les indicateurs touristiques confirment une tendance très favorable en ce début d’été. Au premier semestre, le nombre total des arrivées dans les établissements d’hébergement classés s’est élevé à 732.372 touristes contre 693.797 un an plus tôt, soit +5,56%. La capacité litière renforcée, suite à l’inauguration de deux établissements cinq étoiles, devrait être en mesure d’accompagner l’augmentation des flux touristiques. L’un des deux établissements nouvellement ouverts est le Grand Dominium. Il s’agit du quatrième établissement du groupe marocain Al Maghribia Lil aIstitmar, à Agadir. Il appartient à sa marque Dominium Hôtels et Résidence. L’autre est le Marriott International, à Taghazout Bay, qui est le premier établissement Marriott Resort au Maroc


Tourisme : à Agadir, l’été placé sous le signe d’une croissance soutenue

3,145 millions de nuités au S1-2026
En parallèle, la dynamique des nuitées s’est montrée encore plus robuste, s’établissant à 3,145 millions de nuitées contre 2,897 de nuitées au premier semestre 2025, soit +8,54%. La destination devrait dépasser les 1,5 million de touristes et 6,3 millions de nuitées enregistrées l’année dernière. Pour rappel, la station balnéaire d’Agadir enregistre habituellement une forte fréquentation durant le troisième trimestre et lors de la saison hivernale (octobre-décembre). La différence entre la hausse des arrivées et celle des nuitées s’explique par un allongement de la durée moyenne de séjour qui est passée de 4,18 jours en 2025 à 4,29 jours en 2026.

Par nationalité, l’analyse des flux montre que le marché britannique confirme son rôle de force motrice en termes d’arrivés et nuitées, avec 1,03 million de nuitées enregistrées contre 932.581 en 2025 (+11,46%) ; un volume d’arrivées de 182.561 touristes (+5,33%) ; et une durée moyenne de séjour en hausse à 5,69 jours (contre 5,38 jours en 2025).

Pour sa part, le marché national se positionne également comme un pilier de l’activité, comptabilisant le deuxième volume d’arrivées avec 180.730 visiteurs contre 169.950 en 2025 (+6,34%), bien que les nuitées des touristes nationaux progressent plus modérément, à 429.896 (+4,70%), en raison d’une baisse de la durée moyenne de séjour à 2,38 jours. Concernant le marché français, les arrivées affichent un léger retrait de 0,45% (137.928 touristes contre 138.552 en 2025), mais ce recul est compensé par une hausse de 6,24% des nuitées (686.344 nuitées contre 646.048 en 2025).

Une hausse portée par l’augmentation de la durée moyenne de séjour qui atteint désormais 4,98 jours. Notons que d’autres marchés émergents soutiennent cette croissance globale. C’est le cas notamment du marché polonais qui enregistre une hausse de 50,96% de ses arrivées (50.785 touristes) et de 50,56% de ses nuitées (184.919 nuitées). C’est aussi le cas pour la clientèle d’Allemagne avec 39.435 arrivées (+3,58%) et 218.445 nuitées (+5,01%).


Tourisme : à Agadir, l’été placé sous le signe d’une croissance soutenue

Les hôtels 5 étoiles enregistrent la plus forte dynamique
L’analyse des structures d’hébergement met en lumière une tendance de la demande vers les établissements de standing supérieur. Les hôtels classés 5 étoiles enregistrent la plus forte dynamique avec des arrivées s’établissant à 203.208 contre 153.886 au premier semestre 2025 (+32,05%), tandis que leurs nuitées grimpent de 34,90% pour atteindre 993.520. Les établissements 4 étoiles, quant à eux, maintiennent une activité stable avec 191.324 arrivées (+2,96%) et 846.358 nuitées (+0,16%). Les résidences hôtelières affichent une progression mesurée, atteignant 103.343 arrivées (+5,18%) et 320.933 nuitées (+0,34 ), tandis que les hôtels 3 étoiles enregistrent 46.335 arrivées (+3,37%) et 119.236 nuitées (+2,59%).

À l’opposé de cette tendance haussière, les Villages touristiques (Hôtels Clubs) accusent un repli sensible de leur fréquentation, leurs arrivées ayant baissé de 15,40% (129.524 touristes contre 153.108 en 2025) et leurs nuitées se rétractant de 1,78% (730.621 nuitées). Malgré ces baisses, la réorientation générale vers les hôtels de segment supérieur a favorisé le taux d’occupation moyen semestriel de la destination, qui s’élève à 65,83% contre 61,9% au premier semestre 2025, ce qui correspond à une progression de 6,33%.

La croissance globale dépendra de la relance des segments en repli
L’activité touristique à Agadir pour le seul mois de juin 2026 affiche un rythme de croissance moindre par rapport à l’ensemble du premier semestre, marquant la période d’avant la saison estivale. Les arrivées globales dans les établissements classés s’établissent à 124.478 touristes contre 123.537 au cours de juin 2025, ce qui représente une progression modeste de 0,76%, soit un gain de 941 visiteurs. En revanche, le volume des nuitées maintient une dynamique un peu plus soutenue en s’établissant à 525.350 nuitées contre 509.744 en juin de l’exercice précédent, ce qui correspond à une hausse de 3,06%.

Cette tendance est corroborée par l’allongement de la durée moyenne de séjour, qui progresse de 4,13 jours en juin 2025 à 4,22 jours en juin 2026. Cette légère décélération de la croissance des arrivées, combinée à la tenue positive des nuitées, montre que la destination a su préserver ses parts de marché en fidélisant les flux présents. L’analyse par marché au cours du mois de juin met en évidence aussi le poids central du tourisme national et du marché britannique pour soutenir l’activité de la destination en plus de la même tendance haussière observée au premier semestre sur le haut de gamme.

Les hôtels 5 étoiles enregistrent une hausse de 7,57% de leurs arrivées (33.011 touristes) et de 12% de leurs nuitées (156.981). Le taux d’occupation moyen pour le mois de juin 2026 s’est établi à 64,44% contre 62,51% au cours du même mois de l’année précédente (+3,09%). Si l’on associe cette performance mensuelle aux résultats cumulés du premier semestre (+5,56% d’arrivées et +8,54% de nuitées), la destination d’Agadir dispose d’une base solide pour aborder la seconde moitié de l’année 2026.

Dans l’hypothèse où la conjoncture macroéconomique des principaux pays émetteurs européens resterait stable et que les liaisons aériennes directes continueraient de se développer, la tendance à la hausse pourrait se maintenir d’ici la fin de l’exercice. Toutefois, la pérennité de cette croissance globale dépendra en partie de la capacité des opérateurs à relancer l’activité au sein des segments actuellement en repli, tels que les Villages touristiques et les structures d’hébergement de moyenne gamme.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Par Med Mohamed Rial le Samedi 18 Juillet 2026


Après avoir jugé que la précédente formule à 32 équipes ne générait plus suffisamment de recettes, la FIFA a décidé de porter le nombre de participants à 48 dès l’édition 2026. Mais l’appétit venant en mangeant, l’instance mondiale du football envisage désormais un nouveau bond en avant avec une Coupe du monde à 64 équipes en 2030, dont une partie se déroulera au Maroc. Un pari colossal, mais aussi un véritable saut dans l’inconnu.


Mondial 2030 : jusqu’où ira la fuite en avant de la FIFA ?
« Trop de football tue le football », dit un adage bien connu. N’est-ce pas précisément ce qui menace aujourd’hui le sport le plus populaire de la planète ? Avec une compétition organisée sur plusieurs pays, des milliers de kilomètres à parcourir, un calendrier toujours plus chargé, des températures parfois extrêmes et un enchaînement incessant de rencontres, le risque est grand de voir le spectacle perdre en intensité. À vouloir toujours ajouter davantage de matchs, ne finit-on pas par banaliser ce qui faisait justement la rareté et la magie de la Coupe du monde ?
Le prestige du Mondial reposait aussi sur son caractère exceptionnel. Chaque qualification relevait de l’exploit, chaque rencontre avait un parfum d’événement. En multipliant les places disponibles, la FIFA ouvre certes la porte à de nouvelles nations, mais elle réduit mécaniquement le niveau moyen de la compétition lors du premier tour. Les écarts entre certaines sélections pourraient se creuser, donnant lieu à des rencontres déséquilibrées, moins attractives pour les supporters comme pour les diffuseurs.
Le Maroc, qui sera coorganisateur de l’édition 2030 avec l’Espagne et le Portugal, poursuit à un rythme soutenu la construction de nouveaux stades, la modernisation des infrastructures, des réseaux ferroviaires, des aéroports et des équipements touristiques. Pourtant, comme ses partenaires ibériques, il avance sans connaître précisément le format définitif de la compétition. Combien de groupes ? Combien de matchs ? Combien de villes hôtes ? Quelle répartition des rencontres entre les trois pays ? Autant de questions essentielles qui demeurent sans réponse.
Tout semble se décider dans les cercles restreints de la FIFA, loin des préoccupations des pays organisateurs, pourtant premiers concernés par les investissements financiers et humains considérables qu’exige une telle compétition. Les gouvernements, les collectivités territoriales et les entreprises engagées dans les préparatifs doivent avancer sans disposer d’une visibilité suffisante, ce qui complique inévitablement la planification.

À ces incertitudes s’ajoutent les défis logistiques. Un Mondial à 64 équipes signifierait davantage de délégations, davantage de supporters, davantage de besoins en hébergement, en sécurité, en transports, en santé, en bénévoles et en infrastructures numériques. Il faudrait également mobiliser un nombre beaucoup plus important d’agents de sécurité, de personnels médicaux, de services de nettoyage et de transport public. Pour les pays organisateurs, la facture pourrait rapidement s’alourdir.
La question environnementale ne peut pas non plus être ignorée. Alors que toutes les grandes organisations sportives affichent désormais des ambitions de neutralité carbone, l’augmentation du nombre de participants et des déplacements internationaux risque de produire l’effet inverse. Plus d’équipes, plus de vols, plus d’hôtels, plus de consommation énergétique : le bilan écologique d’un Mondial XXL soulève de nombreuses interrogations.
   Les premiers concernés restent néanmoins les joueurs. Les meilleurs internationaux disputent déjà près de soixante-dix matchs par saison entre leurs clubs et leurs sélections. Ajouter encore des rencontres lors de la plus prestigieuse des compétitions mondiales accroît les risques de blessures, de fatigue chronique et de baisse de qualité du spectacle. Plusieurs entraîneurs et syndicats de joueurs alertent d’ailleurs depuis plusieurs années sur cette surcharge du calendrier.
Personne ne conteste la volonté de démocratiser le football mondial en offrant davantage de chances aux nations émergentes. Cette ouverture constitue même une avancée appréciable. Mais elle ne doit pas se faire au détriment de l’excellence sportive, de la qualité du spectacle et de la capacité des pays hôtes à organiser sereinement l’événement.
Le Maroc, l’Espagne et le Portugal ont accepté un défi historique et se préparent avec détermination à accueillir l’une des plus grandes Coupes du monde de l’histoire. Encore faudrait-il que la FIFA leur offre rapidement une feuille de route claire. Car organiser un Mondial ne peut se faire dans le flou, au gré des réflexions d’une instance qui semble parfois davantage guidée par les perspectives de recettes commerciales que par les réalités du terrain.
À force de vouloir toujours plus — plus d’équipes, plus de matchs, plus de revenus, plus de diffuseurs — la FIFA prend le risque de fragiliser ce qui fait depuis près d’un siècle la grandeur de la Coupe du monde : son prestige, son intensité et son caractère exceptionnel. En matière de football comme ailleurs, la quantité ne remplacera jamais la qualité.

   Source  https://actu-maroc.com/    Par Jalil Nouri
 
 
 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 8 Juillet 2026 | Commentaires (0)


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