Nouveau / Revalorisation de la corniche d’Agadir : déploiement de l’architecture d’éclairage télégéré
C’est une occasion chaleureuse, voire nécessaire ,pour nous de rendre un hommage bien mérité à une personne dont le parcours au sein du Conseil Régional du Tourisme d'Agadir Souss Massa force le respect et l’admiration. Il s’agit de Mme Amina TIGAIZIN, « la mémoire vivante » du CRT Agadir SM. Mère de deux enfants, elle a su au fils des année de s’inscrire dans un engagement pratique positif bien marqué d’un professionnalisme de terrain, au fil des années, qui lui vaut le respect de tout le monde.
Mme Amina a rejoint l’ex ( Groupement Régional d'’Intérêt Touristique) ( GRIT) en 1998 en tant qu’Assistante de Direction, un poste qu’elle a occupé avec rigueur, discrétion et un grand sens du devoir. Pendant plus de vingt-six ans, elle a été un pilier essentiel du fonctionnement quotidien de notre structure.
Grâce à son sérieux, son engagement et la richesse de son expérience, elle a été nommée en 2018 Responsable Administrative et Ressources Humaines. Dans cette fonction, elle poursuit sa mission avec la même loyauté, la même efficacité et un professionnalisme constant.
Au fil des années, Mme Amina a travaillé aux côtés de plusieurs présidents et différentes équipes dirigeantes, s’adaptant à chaque évolution avec un sens remarquable de la responsabilité, toujours dans l’intérêt supérieur du bon fonctionnement du CRT
Elle a ainsi accompagné les mandats de :
de M. Abdellatif Ghissassi et M. Lahoucine Achengli (1996 – 2004)
M. Said Scally (2004 – 2007)
M. Abderrahim Oummani (2007 – 2014)
M. Salah Eddine Benhammamane (2014 – 2016)
M. Guy Marrache et M. Mahfoud Filali (2016 – 2019)
M. Rachid Dahmaz (2019 – 2022)
- Période transitoire M. Said Scally (15 septembre 2022 – 12 juillet 2023)
M. Salah Eddine Benhamane / guy Marrache (depuis 2023 à ce jour).
Nombreux sont les professionnels à Agadir qui la considèrent aujourd’hui comme la mémoire vivante et une sorte de “boîte noire” du CRT Agadir SM, tant sa connaissance et sa maitrise administratives à la fois au sujet de l’historique du CRT, comme celle concernant la gestion des divers dossiers, celle des sollicitudes des membres , au sujet desquels elle accorde un grand intérêt.
Au-delà de ses compétences professionnelles, Mme Amina est avant tout une personne profondément humaine : serviable, disponible, souriante et toujours prête à aider avec bienveillance. Son engagement, sa fidélité et son esprit d’équipe ont marqué plusieurs générations de collaborateurs et ont largement contribué au développement, à la continuité et à la stabilité de l’association.
C’est avec grand respect et vif honneur que nous lui rendons cet hommage, bien mérité, pour son parcours professionnel. Notre profonde reconnaissance et notre immense respect pour toutes ces années de travail, de dévouement et de passion au service du CRT Agadir SM. Et Que nous avons vécu, avec elle , lors de sa gestion administrative et autre des dossiers du CRT. Mille Bravos. Hafidak Allah AMINA.
Mohamed Rial
LE TOURISME MAROC DANS UN CONTEXTE GÉOPOLITIQUE PERTURBE
QUELS HORIZONS POSSIBLES EN CETTE PERIODE 2026-2030
La résilience du tourisme marocain va être confrontée aux crises orientales et se retrouver en concurrence directe par les redistributions des flux africains.
Avec le déclenchement actuel du conflit au Proche-Orient démarré en février, dans ses évolutions de Mars 2026 crée une onde de choc mondiale, et il est évident qu’en ce monde perturbé, le Maroc bénéficie d'une rente de situation géographique unique !
- *- LE MAROC, EN TANT QUE REFUGE STRATÉGIQUE DANS CE CONTEXTE GÉOPOLITIQUE ?
- des transferts de flux en déviations massives des clientèles « Luxe » et « Business » initialement prévues pour le Golfe, l'Égypte et la Jordanie vont s’organiser vers l'extrême Nord Ouest africain !
- le Maroc, en positionnement « Safe Haven », va être défini comme le seul pays arabomusulman accessible par des routes aériennes directes ne dépendant pas des zones de conflits ou des hubs de transit à risques telles celles de Dubaï et/ou de Doha !
LE MAROC VA SE POSITIONNER EN TANT QUE LABORATOIRE DE LA SATURATION !
L’été 2026 risque d’être le révélateur des failles du modèle actuel avec l’arrivée d’une clientèle à très haut pouvoir d'achat, celle de l’ex-Golfe, risquant ainsi de provoquer par une Inflation de l'offre une hausse tarifaire que l’on peut déjà estimer entre 30 à 50%. Certains y verront la manne, mais nous définissons :
- en premier, le risque majeur d’être l'exclusion brutale par effet d'éviction à la fois de la clientèle européenne fidèle, France, Espagne, UK, mais aussi, et encore une fois, de la classe moyenne marocaine, ces dernières étant incapables de s'aligner sur « des nouveaux prix de crise ».
- en second risquant pour ce qui est de la capacité d'exécution une saturation physique des lits dès juillet 2026, alors que l’Afrique de l’Est, tels le Kenya, la Tanzanie qui livrent déjà à 80% leurs projets avec agilité de concrétisation, alors que le Maroc stagne à 65% !
LE CIEL MAROCAIN AYANT A DEVENIR LE THEATRE D’UNE LUTTE D’INFLUENCE !
- La Royal Air Maroc (RAM) se devant ainsi d’accélérer impérativement le rôle de Casablanca en tant que hub international, afin de capter ces nouvelles formes de transits mondiaux « sécurisés ».
- Une pression du Low-Cost risquant de saturer des « slots aéroportuaires » par un tourisme de masse à faible valeur ajoutée, déconnectés des réalités territoriales.
- Faute d’investissements ciblés le Maroc se trouvant ainsi en cette situation dans l’impossibilité de répondre à la nécessité d'orienter les plans de flottes vers des dessertes régionales transversales, ce qui pourrait éviter ce développement d’un Maroc touristique à deux vitesses.
LE SUCCES APPARENT DE CE CHOIX DU « TOUT-SPORTIF » (FIFA 2030 / CAN 2025) MASQUANT DES PERILS STRUCTURELS INAVOUES !
- Ce qui pourrait être défini comme le syndrome de « la façade » qui consisterait à vouloir copier-coller le modèle de Dubaï, cela encore une fois au détriment de l'authenticité marocaine, continuant à choisir « la Valeur » plutôt que « l’Être » !
- Ce qui ne ferait qu’accentuer cette « fracture territoriale » en continuant à trop concentrer les investissements sur les axes de « la Coupe du Monde », en continuant de sous-estimer « les arrière-pays et les territoires soutenables marocains ».
- En confirmant « le désaveu de la GenZ 212 » qui en tant que jeunesse se sera permis, il est vrai de réclamer des investissements infrastructuraux plus inclusifs et durables, comprenant dans leurs soucis de justice sociale, une réponse pour le tourisme interne, et non des infrastructures démesurées déconnectées du quotidien citoyen.
PRÉCONISATIONS POUR L’HORIZON 2030-2033 !
PRÉCONISATIONS POUR L’HORIZON 2030-2033 !
AUSSI, POUR TRANSFORMER CETTE MANNE OPPORTUNISTE EN REUSSITE DURABLE, LE ROYAUME SE DOIT DE REAGIR POUR REPONDRE A CETTE FEUILLE DE ROUTE DU TOURISME HORIZON 2030-2033 !
- En sanctuarisant « le tourisme interne » en mettant en place des mécanismes de régulation pour maintenir l'accès des marocains à leur propre patrimoine !
- En imposant « ces besoins de transversalité » en se préparant à rediriger les flux excédentaires de 2026 vers « les territoires ruraux et les zones territoriales en développements durables » afin de désengorger Marrakech et Agadir.
- En arbitrant « l'Aérien marocain » afin de garantir que le plan de croissance de la RAM puisse desservir « les connectivités intérieures autant que le rayonnement international ».
Le Maroc ferait une erreur fondamentale en acceptant d’être le « plan B » accidentel du monde en guerre !
*- Plus que jamais il doit savoir s’imposer en tant que « le leader d'un nouveau modèle de territoire soutenable que l’Europe et les Marocains recherchaient.
*- Plus que jamais le succès de 2030 se jouera sur la capacité à ne pas sacrifier le citoyen et le client historique sur l'autel de la rentabilité de crise.
Par Patrick SIMON https://blog.portailsudmaroc.com/
17 Mars 2026
Avec 12,1 millions de nuitées en 2025, soit 28 % du total national, le tourisme interne confirme sa montée en puissance. Au-delà des chiffres, une nouvelle dynamique s’installe : diversification des destinations, désaisonnalisation et montée en gamme. Porté par la campagne « Ntla9awfbladna », ce virage pourrait redéfinir durablement le modèle touristique marocain.
Le tourisme interne au Maroc ne se contente plus de jouer les seconds rôles. Jadis perçu comme une simple bouée de sauvetage en période de crise, il s’affirme aujourd’hui comme un moteur de croissance autonome et un levier stratégique pour l’équilibre territorial. La relance de la campagne nationale « Ntla9awfbladna » par l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) marque une étape décisive dans cette volonté de transformer durablement les habitudes de voyage des résidents, en les incitant à explorer la diversité des territoires au-delà des sentiers battus et des pics saisonniers.
L’analyse des données récentes révèle une montée en puissance incontestable de ce segment. En 2025, le tourisme interne a généré plus de 12,1 millions de nuitées, ce qui représente près de 28 % de l’ensemble des nuitées touristiques enregistrées dans le Royaume, selon Achraf Fayda, directeur général de l’ONMT. Cette performance s’inscrit dans une trajectoire ascendante : en 2024, le nombre de nuitées des touristes nationaux dans les hôtels classés s’élevait à environ 8,5 millions, soit 30 % du total. Ces chiffres témoignent d’un attachement profond des Marocains à leur propre territoire, mais surtout d’une volonté croissante de découverte et d’évasion locale.
Le tourisme interne redéfinit les destinations phares
Au-delà des volumes, c’est la nature même du voyage qui évolue. Les premiers mois de 2026 confirment une diversification géographique sans précédent. En janvier, alors que les nuitées nationales progressaient de 4 %, certaines destinations ont connu des bonds spectaculaires : Ifrane a bondi de 74 %, El Jadida de 48 % et Casablanca de 41 %, selon Achraf Fayda. Cette dynamique suggère un glissement vers un tourisme de proximité, plus fréquent et moins dépendant de la seule saison estivale. Le voyageur marocain moderne semble délaisser les séjours balnéaires massifs au profit d’expériences plus authentiques, souvent tournées vers la nature et les activités de plein air.
Cette mutation comportementale impose une adaptation structurelle de l’offre. Si l’hôtellerie classique de 3 et 4 étoiles demeure le socle de l’hébergement, les formes alternatives – gîtes, maisons d’hôtes, hébergements ruraux – connaissent une progression rapide. L’ONMT accompagne cette transformation en mettant en lumière des destinations à fort potentiel mais encore sous-exploitées par le marché national, telles que Dakhla, Laâyoune, Ouarzazate ou encore la région de l’Oriental. L’objectif est double : désengorger les pôles traditionnels comme Marrakech ou Agadir et irriguer économiquement des zones plus reculées.
Le défi majeur reste la pérennisation de cette demande tout au long de l’année. En encourageant les escapades printanières et hivernales, les autorités touristiques visent à réduire la dépendance à la saisonnalité, facteur de précarité pour de nombreux opérateurs. Cette stratégie de décentralisation et de diversification fait du tourisme interne un vecteur de résilience économique et de montée en gamme. En somme, le Maroc est en train de réussir le pari de faire de son propre marché intérieur le socle d’une industrie touristique plus équilibrée, plus durable et plus inclusive.
source: https://maroc-diplomatique.net/
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