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L’obésité en Europe atteint des « proportions épidémiques »


Rédigé le Mardi 18 Avril 2023 à 15:59 | Lu 72 commentaire(s)

La pandémie de Covid-19 a accru l'urgence du problème du surpoids et de l'obésité, qui touche désormais 6 adultes sur 10 en Europe, souvent dans les classes sociales défavorisées.

A travers le monde, c’est l’épidémie dont on parle peu, mais qui se voit. Le surpoids et l’obésité sont le résultat d’un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées. Deux causes ont été constatées au niveau mondial : une augmentation de la consommation d’aliments très caloriques riches en lipides conjuguée à une augmentation du manque d’activité physique. Le surpoids et l’obésité touchent ainsi près de 60% des adultes et près d’un enfant sur trois (29% des garçons et 27% des filles) en Europe.


L’obésité en Europe atteint des « proportions épidémiques »

Près d’un Français sur deux (47%) est soit en surpoids, soit en situation d’obésité. Au Luxembourg, la proportion d’adultes obèses est passée entre 2014 et 2019 de 15,6% à 16,5%, selon European Health Interview Survey. La proportion d’adolescents entre 11 et 18 ans en surpoids atteignait 19% en 2018 contre 14% en 2006. En Belgique, selon des études de 2018, près de la moitié de la population adulte âgée de 18 ans et plus (49%) était en surpoids et 16% était obèse. Chez les moins de 17 ans, 19% sont en surpoids et 5,8 % obèses.

Les pays les plus touchés sont Malte (64,8%), la Croatie (64,8%), la République tchèque (60%) ou encore la Hongrie (59,9%). A l’opposé, les pays où la part de la population en surpoids est la moins élevée sont l’Italie (45,7%), la France (47,2%), la Belgique (50,2%). Les inégalités face à l’éducation constituent un problème courant, la prévalence de l’obésité étant plus élevée chez les personnes accusant un faible niveau d’instruction. La crise énergétique a aussi un impact avec une alimentation de plus en plus chère à cause de l’inflation, ce qui dirige les familles précaires vers une alimentation peu équilibrée, avec moins de fruits et de légumes.

Le Covid-19 a favorisé la malbouffe

La pandémie « a favorisé la sédentarité, l’inactivité physique, mais aussi la malbouffe », explique Hélia Hakimi-Prévot, journaliste spécialisée dans les questions de santé. « Cela peut paraître anecdotique mais ça ne l’est pas : beaucoup de familles avec enfants n’avaient pas forcément le temps de travailler, de s’occuper des devoirs et de cuisiner correctement. Donc il y a eu malbouffe. »  Et l’obésité a augmenté, notamment chez les enfants. Parce que les enfants avaient l’habitude, à l’école, de se dépenser en cour de récré, de faire du sport…  Or, toutes ces activités ont été complètement annulées », constate-t-elle. Il faut intervenir le plus tôt possible : « lorsqu’on arrive à enrayer l’obésité à la fin de l’enfance, on a de grandes chances que l’adulte s’en sorte sans trop de problèmes de poids. Mais lorsque l’obésité perdure jusqu’à l’adolescence, un adolescent en surpoids a 70% de risques de le rester à l’âge adulte. »

Outre le travail de prévention, les spécialistes avancent l’idée d’une taxation plus marquée sur les produits transformés, ceux-là même qui contribuent à la prise de poids excessive (trop gras, trop salés, trop sucrés). En 2014, le Mexique a été parmi les premiers pays à introduire une taxe sur les sodas, afin de faire baisser la consommation de ces boissons et ainsi luter contre l’obésité galopante notamment chez les enfants. Depuis 2018, le Royaume-Uni applique, lui aussi, une taxe sur les boissons non alcoolisées produites ou importées, contenant du sucre ajouté.

source : myeurop.info








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