- *- LE MAROC, EN TANT QUE REFUGE STRATÉGIQUE DANS CE CONTEXTE GÉOPOLITIQUE ?
- des transferts de flux en déviations massives des clientèles « Luxe » et « Business » initialement prévues pour le Golfe, l'Égypte et la Jordanie vont s’organiser vers l'extrême Nord Ouest africain !
- le Maroc, en positionnement « Safe Haven », va être défini comme le seul pays arabomusulman accessible par des routes aériennes directes ne dépendant pas des zones de conflits ou des hubs de transit à risques telles celles de Dubaï et/ou de Doha !
LE MAROC VA SE POSITIONNER EN TANT QUE LABORATOIRE DE LA SATURATION !
L’été 2026 risque d’être le révélateur des failles du modèle actuel avec l’arrivée d’une clientèle à très haut pouvoir d'achat, celle de l’ex-Golfe, risquant ainsi de provoquer par une Inflation de l'offre une hausse tarifaire que l’on peut déjà estimer entre 30 à 50%. Certains y verront la manne, mais nous définissons :
- en premier, le risque majeur d’être l'exclusion brutale par effet d'éviction à la fois de la clientèle européenne fidèle, France, Espagne, UK, mais aussi, et encore une fois, de la classe moyenne marocaine, ces dernières étant incapables de s'aligner sur « des nouveaux prix de crise ».
- en second risquant pour ce qui est de la capacité d'exécution une saturation physique des lits dès juillet 2026, alors que l’Afrique de l’Est, tels le Kenya, la Tanzanie qui livrent déjà à 80% leurs projets avec agilité de concrétisation, alors que le Maroc stagne à 65% !
LE CIEL MAROCAIN AYANT A DEVENIR LE THEATRE D’UNE LUTTE D’INFLUENCE !
- La Royal Air Maroc (RAM) se devant ainsi d’accélérer impérativement le rôle de Casablanca en tant que hub international, afin de capter ces nouvelles formes de transits mondiaux « sécurisés ».
- Une pression du Low-Cost risquant de saturer des « slots aéroportuaires » par un tourisme de masse à faible valeur ajoutée, déconnectés des réalités territoriales.
- Faute d’investissements ciblés le Maroc se trouvant ainsi en cette situation dans l’impossibilité de répondre à la nécessité d'orienter les plans de flottes vers des dessertes régionales transversales, ce qui pourrait éviter ce développement d’un Maroc touristique à deux vitesses.
LE SUCCES APPARENT DE CE CHOIX DU « TOUT-SPORTIF » (FIFA 2030 / CAN 2025) MASQUANT DES PERILS STRUCTURELS INAVOUES !
- Ce qui pourrait être défini comme le syndrome de « la façade » qui consisterait à vouloir copier-coller le modèle de Dubaï, cela encore une fois au détriment de l'authenticité marocaine, continuant à choisir « la Valeur » plutôt que « l’Être » !
- Ce qui ne ferait qu’accentuer cette « fracture territoriale » en continuant à trop concentrer les investissements sur les axes de « la Coupe du Monde », en continuant de sous-estimer « les arrière-pays et les territoires soutenables marocains ».
- En confirmant « le désaveu de la GenZ 212 » qui en tant que jeunesse se sera permis, il est vrai de réclamer des investissements infrastructuraux plus inclusifs et durables, comprenant dans leurs soucis de justice sociale, une réponse pour le tourisme interne, et non des infrastructures démesurées déconnectées du quotidien citoyen.
PRÉCONISATIONS POUR L’HORIZON 2030-2033 !
PRÉCONISATIONS POUR L’HORIZON 2030-2033 !
AUSSI, POUR TRANSFORMER CETTE MANNE OPPORTUNISTE EN REUSSITE DURABLE, LE ROYAUME SE DOIT DE REAGIR POUR REPONDRE A CETTE FEUILLE DE ROUTE DU TOURISME HORIZON 2030-2033 !
- En sanctuarisant « le tourisme interne » en mettant en place des mécanismes de régulation pour maintenir l'accès des marocains à leur propre patrimoine !
- En imposant « ces besoins de transversalité » en se préparant à rediriger les flux excédentaires de 2026 vers « les territoires ruraux et les zones territoriales en développements durables » afin de désengorger Marrakech et Agadir.
- En arbitrant « l'Aérien marocain » afin de garantir que le plan de croissance de la RAM puisse desservir « les connectivités intérieures autant que le rayonnement international ».
Le Maroc ferait une erreur fondamentale en acceptant d’être le « plan B » accidentel du monde en guerre !
*- Plus que jamais il doit savoir s’imposer en tant que « le leader d'un nouveau modèle de territoire soutenable que l’Europe et les Marocains recherchaient.
*- Plus que jamais le succès de 2030 se jouera sur la capacité à ne pas sacrifier le citoyen et le client historique sur l'autel de la rentabilité de crise.
Par Patrick SIMON https://blog.portailsudmaroc.com/
17 Mars 2026
Accueil







