Et à raison. Cette nouvelle filière implique désormais la capacité d’articuler plusieurs dimensions, allant de la planification territoriale, l’analyse économique, la gouvernance locale, la mobilité, l’attractivité des investissements, la valorisation du patrimoine naturel et culturel, le marketing territorial, l’innovation numérique, la transition écologique jusqu’à l’évaluation des impacts.
Former des spécialistes capables d’intervenir à cette interface représente un objectif stratégique pour un pays qui connaît une multiplication des projets de stations touristiques, de destinations nature, d’initiatives de tourisme rural, de circuits culturels et de programmes de requalification urbaine.
L’ISITT indique que cette formation est portée par une équipe pédagogique pluridisciplinaire associant enseignants-chercheurs et professionnels du tourisme ainsi que de l’hôtellerie. Cette orientation répond justement à une attente récurrente exprimée par les entreprises du secteur de réduire l’écart entre les compétences académiques et les besoins opérationnels.
La création de cette filière intervient alors que le Maroc accélère la mise en œuvre de sa feuille de route touristique, multiplie les investissements dans les infrastructures d’accueil, renforce la connectivité aérienne et prépare les échéances sportives internationales qui exerceront une forte pression sur les capacités d’organisation des destinations.
Cette dynamique ne concerne plus uniquement les destinations historiques classiques comme Marrakech, Agadir, Fez, Casablanca ou Tanger. Des provinces jusqu’ici moins présentes dans les flux touristiques cherchent désormais à construire leur propre positionnement autour du tourisme de montagne, de nature, du désert, de l’écotourisme, du patrimoine immatériel ou encore de l’agritourisme.
En matière de formation touristique, reste quand même à arriver à renforcer les passerelles entre l’université, les collectivités territoriales, les agences de développement, les entreprises touristiques et les investisseurs.
Les futurs diplômés seront appelés à intervenir dans des domaines variés : cabinets de conseil, administrations, agences de développement, sociétés d’aménagement, collectivités territoriales, organismes de promotion, bureaux d’études, investisseurs touristiques, groupes hôteliers ou encore organisations internationales.
L’ouverture de la filière « Ingénierie Touristique et Développement Territorial Intégré » traduit une évolution de la manière dont le tourisme est désormais appréhendé au Maroc. Le secteur mobilise désormais des enjeux d’aménagement du territoire, de développement économique, de cohésion sociale, de protection des ressources, d’innovation et de gouvernance.
C’est là où réside l’intérêt de cette filière. En choisissant de former des cadres capables d’intervenir à l’intersection de ces différentes dimensions, l’ISITT adapte son offre académique aux mutations structurelles du secteur.
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