Menu
Blog rial est un blog spé Blog rial est un blog spé

Blog rial est un blog spécialisé en Tourisme
LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES

Agadir : un bilan touristique mi-figue mi-raisin en 2022


Rédigé le Samedi 21 Janvier 2023 à 13:47 | Lu 16 commentaire(s)

Alors que la destination Agadir a récupéré 84% et 71% de ses arrivées et nuitées avant la pandémie, les marchés allemand et français y ont enregistré des contre-performances notables, contrairement aux marchés anglais et espagnol. Quant aux flux nationaux, ils se sont inscrits dans une tendance haussière par rapport à 2019.


Agadir : un bilan touristique mi-figue mi-raisin en 2022

La destination Agadir a terminé l’année 2022 en récupérant 84% de ses arrivées et 73% de ses nuitées d’avant Covid-19. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture touristique de 2022, en comparaison avec 2019, année de référence.

Selon le Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa, la destination a dépassé la barre de 1 million de touristes, à l’instar de 2019 et 2018. À noter que ces chiffres ont trait au cumul des arrivées et des nuitées au sein des hôtels classés de la destination d’Agadir, englobant les établissements de la ville ainsi que ceux de la station de Taghazout Bay et d’Imi Ouddar.

Pour rappel, ces deux années ont accueilli, respectivement,1,190 et 1,117 million de touristes. Toutefois, le déficit en matière d’arrivées, soit -16% par rapport à 2019, est de l’ordre de 181.611 touristes. Le constat est le même pour les nuitées.

En effet, les chiffres montrent que même si la destination est revenue à environ 73% de sa performance de 2019 depuis la relance des vols en février dernier, l’écart par rapport à 2019 s’élève à 1,4 million de nuitées (5,3 millions de nuitées contre 3,9 millions). Parallèlement, la durée moyenne de séjour a accusé le coup en baissant de 4,53  jours à 3,90 jours, ce qui a impacté le taux d’occupation pondéré des hôtels classés de la destination, lequel s’est établi à 36,41% en 2022 (essentiellement dans les 4 et 5 étoiles) contre 55,12% en 2019.

Plus de la moitié de la capacité hôtelière hors service
Sur une capacité hôtelière d’environ 34.868 lits, à peine 12.557 sont opérationnels au sein de la destination Agadir alors qu’une vingtaine d’établissements demeurent fermés. Plusieurs motifs ont engendré cette situation à commencer par les établissements en phase de rénovation. D’autres ont définitivement mis la clé sous le paillasson bien avant la pandémie en attendant leur réouverture ou leur reprise éventuelle.
 
Certains établissements constituent, par ailleurs, des points noirs depuis des années et nécessitent une intervention urgente. D’où l’épineuse question de la vétusté du parc hôtelier d’Agadir dans un contexte où le Maroc ambitionne de doubler le nombre de touristes à l’horizon 2030. L’objectif tracé consiste, en effet, en la captation de 26 millions de touristes d’ici 2030, ce qui implique un cap intermédiaires de 17 millions en 2026.
 
Par principaux marchés, la répartition des arrivées et des nuitées, en 2022, démontre que le marché national a déjà dépassé les performances de l’année 2019 avec 480.449 touristes internes en 2022 contre 436.794 en 2019. Pour les nuitées, elles sont passées de 1,219 million en 2019 à 1,356 million en 2022. Par contre, les marchés traditionnels, notamment français, allemand et belge, n’arrivent toujours pas à réaliser leurs performances d’avant-crise.
 
Le marché allemand accuse le coup
Le seul marché qui s’est inscrit dans une forte tendance de récupération est le marché britannique avec 94% et 90% de ses performances d’avant-crise en matière d’arrivées et de nuitées. Ainsi, 116.000 ressortissants britanniques ont séjourné à Agadir en 2022 contre 123.647 en 2019 alors que les nuitées générées ont atteint 695.836 contre 770.155.
 
En revanche, le marché allemand n’arrive toujours pas à sortir la tête l’eau avec un taux de récupération d’à peine 24%, soit 30.000 touristes en 2022 contre 126.998 en 2019. Pour les nuitées, elles sont passées de 884.068 à 201.463. S’agissant du marché français, il a récupéré 78% et 73% de ses performances touristiques (168.233 touristes contre 213.982) et généré 864.416 nuitées contre plus d’1,182 million.
 
Par ailleurs, d’autres flux touristiques ont continué leur dégringolade, notamment les marchés nordique, russe et polonais. D’autres se sont consolidés, après cette période de relance touristique, notamment le marché espagnol qui est passé, sur la même période, de 13.605 touristes à 22.669 avec des nuitées qui ont progressé de 13.605 à 69.693.
 
Taghazout Bay consolide sa part de marché
C’est essentiellement la station touristique de Taghazout qui a tiré son épingle du jeu suite à la fermeture de plusieurs hôtels, essentiellement en front de mer, à Agadir, et au niveau de la deuxième ligne de la destination. Au sein de la station Taghazout Bay, la capacité hôtelière a atteint 3.300 lits opérationnels à fin 2022, soit près d’un tiers de la capacité opérationnelle de toute la destination Agadir.
 
À l’horizon 2024, cette capacité passera à 4.600 lits. Actuellement, parmi les neuf établissements hôteliers qui ont été programmés au sein de la station balnéaire de Taghazout Bay, sept hôtels sont déjà opérationnels à travers des enseignes internationales dans le cadre du programme d’investissement qui a mobilisé 11 MMDH. La dernière ouverture à Taghazout Bay, à savoir l’hôtel Hilton, a doté cette station d’un établissement 5 étoiles.
 
De surcroît, l’offre résidentielle compte plus de 1.000 unités autour du parcours golfique, sous forme de villas et d’appartements. Exception faite de l’hôtel Marriott (qui est en cours de réalisation et dont la livraison est prévue en décembre 2024, avec une capacité de 500 lits), l’ensemble des hôtels situés en front de mer sont actuellement opérationnels, ce qui a permis de consolider la montée en gamme de l’offre hôtelière de la destination. À noter que le seul espace qui reste disponible aujourd’hui en front de mer est la parcelle dédiée à l’Eco resort.

 

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO










Partager ce site