Nouveau / Revalorisation de la corniche d’Agadir : déploiement de l’architecture d’éclairage télégéré
Et si visiter Agadir et la région Souss-Massa devenait une véritable aventure digitale ? C’est la promesse de Let’s Ando développée par la startup GAMISOUSS, la première application de gamification touristique, créée par un collectif de jeunes talents d’Agadir. Elle sera officiellement lancée le samedi 25 avril 2026 à 10h30 au Centre d’Information Touristique d’Agadir (CIT). Développée avec le soutien d’un programme gouvernemental et accompagnée par la SMIT, l’application invite habitants et visiteurs à redécouvrir la ville et sa région à travers des parcours immersifs à pied, à vélo ou en scooter.
Let’s Ando fonctionne par “Box” thématiques achetées en ligne ou sur place. Après avoir scanné un QR code, l’utilisateur est guidé par la voix d’Amanar, le phénix légendaire d’Agadir, qui raconte l’histoire de la ville et pose des quiz et défis. À chaque bonne réponse, le joueur accumule des points et débloque des récompenses (bons d’achat chez les partenaires locaux). Pour les professionnels du tourisme, l’application propose un espace B2B avec scan QR anti‑fraude, tableau de bord et statistiques.
Objectif : promouvoir les activités de loisirs et les richesses d’Agadir et du Souss-Massa (patrimoine, culture, artisanat, nature) par une expérience digitale innovante, tout en générant des données utiles pour les acteurs locaux.
Première Box disponible, ce circuit de découverte de visite de ville est d’environ 15,5 km (2h30) débute au Centre d’Information Touristique, longe la Corniche et la baie jusqu’à la Marina, puis s’élève vers le jardin Belvédère pour un panorama sur la devise « Allah, Al Watan, Al Malik ». Il mène ensuite à la Kasbah Oufella, témoin de l’histoire portugaise, avant de redescendre vers la ville nouvelle. L’itinéraire passe par le bâtiment Banque Al‑Maghrib : le musée de la reconstruction de la ville d’Agadir, l’emblématique Immeuble A, l’Hôtel de Ville, la Poste Centrale et le Mur du Souvenir. Il traverse les jardins Olhão et Ibn Zaïdoun, la Mosquée Mohammed V, la Synagogue Beth‑El, puis la Caserne des pompiers et le mythique Cinéma Salam. Le parcours s’achève par l’immense Souk El Had et la Médina d’Agadir (Coco Polizzi), où l’aventure prend fin.
Lors de la cérémonie du samedi 25 avril, après une présentation de l’application, les invités ont été conviés à vivre eux-mêmes une démonstration interactive en conditions réelles : ils pourront suivre plusieurs étapes clés du parcours (Corniche, Marina, Kasbah, Souk…), guidés par la voix d’Amanar, et découvrir concrètement l’expérience proposée par la nouvelle application mobile Let’s Ando.
" Au-delà de l’expérience utilisateur, Let’s Ando introduit une couche technologique dédiée aux professionnels. L’application intègre un espace B2B avec système de validation par QR code sécurisé, outils de suivi des flux et tableaux de bord analytiques." dira notre confère mustapha amal.
Bravo à Asmaa Oubou et à toute l'équipe de ces jeunes gadiris , réalisateurs de cette belle innovation.
EasyJet a inauguré mercredi sa nouvelle base à l’aéroport de Marrakech. Avec trois avions déployés et six nouvelles lignes, la compagnie vise 4 millions de sièges dès la première année pour booster le tourisme vers le Royaume.
Le réseau s’étoffe avec le lancement de six nouvelles lignes. Dès l’hiver 2026, Marrakech sera reliée à Prague, Newcastle et Zurich. Au printemps suivant, Essaouira et Agadir accueilleront des vols depuis Nantes, Bordeaux et Birmingham. Désormais, la compagnie dessert cinq villes marocaines et s’impose comme le troisième opérateur aérien le plus important du pays.
L’impact local est immédiat avec la création d’une centaine d’emplois directs. Cette implantation s’inscrit dans un partenariat stratégique signé avec l’ONMT à l’automne 2025. L’Office National Marocain du Tourisme précise que ce déploiement permet aussi de développer l’offre « easyJet holidays », qui propose déjà plus de 70 établissements hôteliers sélectionnés dans la ville ocre
Marrakech devient le hub africain d’EasyJet
Présente au Maroc depuis 2006, la compagnie a déjà transporté près de 20 millions de voyageurs vers le pays. Ce nouveau pôle de croissance confirme son statut de leader sur les marchés britannique et suisse. En stabilisant ses liaisons tout au long de l’année, le transporteur entend participer activement à la valorisation durable des territoires marocains.
Deux nouvelles lignes seront ouvertes entre le Maroc et la France à partir de 3 mai 2026. Il s’agit des liaisons Lille – Marrakech et Strasbourg – Marrakech. Deux vols seront opérés par semaine. La ligne Hambourg – Marrakech sera lancée à partir du 1ᵉʳ mai, à raison de fréquences hebdomadaires. La quatrième ligne Genève – Tanger ouvrira elle à partir du 30 mars (2 vols par semaine). Avec ces nouveautés, le nombre total de lignes EasyJet vers le Maroc s’élève désormais à 46. La compagnie relie désormais cinq aéroports marocains (Marrakech, Agadir, Rabat, Essaouira et Tanger) à près de 25 villes européennes. Elle prévoit en outre d’augmenter la fréquence de plusieurs dessertes existantes et de proposer en 2026 environ 4 millions de sièges sur les lignes marocaines.
Source : /www.bladi.net par : Jalil Laamoudi
Avec un solde migratoire positif de 689.000 habitants en cinq ans, Souss-Massa s’impose comme un pôle attractif grâce au dynamisme économique du Grand Agadir. Cet attrait repose sur des secteurs clés et historiques comme le tourisme, l’agriculture, le BTP et les services, lesquels captent des flux nationaux et internationaux tout en favorisant une redistribution spatiale interne. Si les pôles urbains concentrent l’essentiel de cette croissance, des disparités subsistent avec les zones rurales, soulignant d’importants enjeux de gestion territoriale.
Durant les cinq dernières années, près de 2,8 millions de personnes se sont installées dans la région Souss-Massa, contre environ 2,2 millions qui l’ont quittée, générant ainsi un excédent de plus de 689.000 habitants. C’est ce qui ressort des données sur la migration interne issues de la récente publication de la Direction régionale du Haut-commissariat au plan (HCP), basée sur les résultats du RGPH 2024.
Ces résultats montrent que la région attire davantage de population qu’elle n’en perd au profit des autres régions du Royaume sur la période de référence des migrations internes, à savoir les cinq années précédant le recensement. Autrement dit, les arrivées y sont plus nombreuses que les départs, ce qui se traduit par un solde migratoire positif.
Cet écart significatif entre les entrées et les sorties, observé sur cette même période, reflète une réelle capacité d’attraction de Souss-Massa à l’échelle nationale. Le taux net de migration, qui dépasse 23%, confirme cette tendance et place la région parmi les territoires les plus dynamiques du pays en matière de mobilité interne récente. En d’autres termes, Souss-Massa ne se contente pas de retenir sa population : elle capte également une part importante des flux migratoires en provenance des autres régions.
La centralité économique de la région autour du Grand Agadir
Ce pouvoir d’attraction s’explique en grande partie par la centralité économique de la région, notamment autour du Grand Agadir, qui s’impose comme le principal pôle d’accueil. Les flux entrants enregistrés au cours des cinq années précédant le RGPH 2024 traduisent le dynamisme des secteurs économiques. Ils confirment une attractivité qui s’inscrit dans la durée, avec une accélération liée à la reprise économique et à la recomposition des marchés du travail au niveau national
Cette dynamique repose sur la diversification des activités, notamment dans le tourisme, l’agriculture intensive, le BTP, la pêche et les services. Ces secteurs génèrent des opportunités d’emploi qui renforcent l’attrait de la région pour les populations en mobilité interne. L’analyse de la migration interne récente (sur les cinq dernières années) met en évidence une intensification des mobilités vers la région, avec des flux soutenus en provenance d’autres territoires du Royaume. En élargissant l’observation à la migration interne sur une période de dix ans, les données révèlent des tendances structurelles plus profondes.
La région Souss-Massa apparaît ainsi comme un territoire durablement attractif, ayant progressivement consolidé sa position dans les circuits migratoires nationaux. La comparaison entre les flux sur cinq ans et sur dix ans permet de distinguer une attractivité conjoncturelle récente d’une attractivité structurelle inscrite dans le temps.
Parallèlement, le volume des sortants, qu’il soit observé sur cinq ou dix ans, demeure inférieur à celui des entrées, ce qui consolide le solde migratoire positif. Les départs s’inscrivent principalement dans des logiques de mobilité ascendante, notamment pour poursuivre des études supérieures ou accéder à des emplois plus qualifiés dans les grands pôles urbains du pays. Toutefois, leur intensité reste relativement contenue, traduisant une certaine capacité de la région à retenir sa population.
Des disparités territoriales dans la distribution des flux migratoires
De surcroît, l’analyse infrarégionale met en évidence des disparités territoriales importantes dans la distribution des flux migratoires, qu’ils soient récents ou plus anciens. Les zones urbaines et périurbaines concentrent l’essentiel des arrivées et affichent des soldes migratoires excédentaires, tandis que plusieurs espaces ruraux continuent d’enregistrer des flux sortants significatifs.
Ces écarts traduisent des déséquilibres persistants en matière d’accès aux opportunités économiques et aux services de base. Un autre enseignement majeur réside dans l’importance des mobilités intrarégionales, observées aussi bien sur la période récente que sur une décennie. Une part notable des migrations internes s’effectue à l’intérieur même de la région, traduisant des dynamiques de redistribution spatiale de la population.
Ces déplacements répondent à des besoins d’amélioration des conditions de vie, d’accès à l’emploi, à l’éducation ou aux services. En complément de la migration interne, les données du RGPH 2024 mettent également en lumière le rôle de la migration internationale dans la dynamique démographique régionale. L’effectif des migrants internationaux, composé d’immigrants étrangers et de migrants de retour (Marocains ayant résidé à l’étranger), constitue un apport non négligeable à la population.
Cette composante reflète à la fois l’attractivité économique de la région et les dynamiques de retour. Par ailleurs, la présence de migrants de retour contribue à enrichir le tissu socio-économique régional, notamment à travers les compétences et les ressources mobilisées. Bien que quantitativement moins importante que la migration interne, la migration internationale joue un rôle qualitatif dans le développement régional. L’ensemble de ces dynamiques – internes, récentes et anciennes, ainsi qu’internationales – confirme le positionnement de Souss-Massa comme un espace de convergence migratoire, tout en mettant en lumière les enjeux de gestion territoriale et d’inclusion.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
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