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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


La nomination de Jalal Charaf au ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire intervient de plain-pied dans un secteur qui ne manque ni de plans stratégiques ni d’annonces ambitieuses, mais qui attend toujours des réponses précises à plusieurs difficultés insurmontables jusqu’ici. Ancien directeur général de la CGEM, responsable du numérique et de l’intelligence artificielle à l’UM6P, il arrive avec un parcours marqué par le management, la transformation organisationnelle et les nouvelles technologies. Des compétences utiles, certes. Mais la connaissance de l’entreprise et de l’innovation suffit-elle à réformer une administration touristique confrontée à des arbitrages économiques, à des tensions professionnelles et à des problèmes de régulation ?


Jalal CHaraf nouveau ministre du tourisme
Jalal CHaraf nouveau ministre du tourisme

Certes, le urriculum de Jalal Charaf est substantiel. Ingénieur de l’École centrale Paris, titulaire d’un master of engineering de Cornell, formé à la Harvard Business School et diplômé d’un Executive MBA de Quantic, il a exercé dans des environnements où la conduite du changement, la gestion des talents et la transformation des organisations occupent une place importante.

Son passage par le Groupe OCP, où il a travaillé sur les solutions destinées aux agriculteurs puis sur le développement organisationnel, témoigne d’une expérience associant activités opérationnelles et transformation interne. À la Société financière internationale (IFC), il a été conseiller senior pour l’Afrique du Nord. À la CGEM, dont il a assuré la direction générale, il a évolué au contact des préoccupations du secteur privé. Ses fonctions à l’UM6P et à la direction générale de l’École Centrale Casablanca complètent ce profil, notamment sur les questions de formation, de numérique et d’intelligence artificielle.

Il serait donc injuste de réduire cette nomination à celle d’un technocrate étranger aux réalités économiques. Mais il serait tout aussi prématuré de considérer ce parcours comme la garantie d’une réforme réussie.

Son expérience est un atout. Ce sera à lui désormais de démontrer qu’il sait convertir cet acquis en arbitrages sectoriels, en règles applicables et en résultats concrets.

Par exemple, et c’est l’un des dossiers sur lesquels le nouveau ministre sera rapidement attendu : l’avenir des agences de voyages et les conditions dans lesquelles elles peuvent exercer leur activité.

Depuis la réforme du cadre juridique de la profession, la question de l’accès à la commercialisation des voyages suscite des inquiétudes chez des opérateurs historiques. Leur crainte de voir leur métier se consumer à petit feu, perdre progressivement sa spécificité au profit d’activités commerciales qui ne supporteraient pas nécessairement les mêmes obligations, les mêmes coûts de conformité ni les mêmes responsabilités.

Quelles activités peuvent être exercées par quels opérateurs ? Quelles garanties sont exigées du vendeur lorsqu’un voyage est mal exécuté ? Qui assume la responsabilité en cas de défaillance d’un prestataire ? Et quelles obligations permettent de protéger le consommateur sans réserver artificiellement le marché à quelques acteurs ?

Pour Jalal Charaf, le dossier constitue un premier baptême de feu et de méthode, daigner écouter les agences, examiner les textes, confronter les positions et rendre publics les arbitrages. La profession n’a que faire d’une nouvelle promesse de concertation. Elle a besoin de savoir ce qui sera corrigé, selon quel calendrier et avec quelles garanties.

Autre sujet sensible : le poids des grandes plateformes internationales de réservation dans la commercialisation de l’hébergement au Maroc.

Les hôteliers dénoncent régulièrement le niveau des commissions et leur dépendance à l’égard de distributeurs capables de peser sur la visibilité commerciale des établissements. Des taux proches de 15 à 20 %, parfois davantage selon les contrats et les conditions commerciales, sont fréquemment évoqués dans le secteur.

Le problème dépasse le montant prélevé sur chaque réservation. Il concerne la maîtrise de la relation client, l’accès aux données, le coût d’acquisition des nuitées et la capacité des établissements à fidéliser leur clientèle sans repasser systématiquement par un intermédiaire.

Le ministère du Tourisme ne peut, à lui seul, résoudre toutes les questions de fiscalité. Mais il peut contribuer à documenter le phénomène, réunir les administrations concernées et défendre une position claire sur les conditions de concurrence entre distribution directe et intermédiation numérique.

Le véritable enjeu est celui de la valeur captée au Maroc. Combien coûte la commercialisation d’une nuitée ? Quelle part du revenu reste à l’établissement ? Quel accès l’hôtelier conserve-t-il aux données de ses clients ? Et quelle capacité possède-t-il à développer ses ventes directes ?

Ces questions devraient figurer au cœur d’un dialogue entre le ministère, les organisations hôtelières, les agences de voyages et les acteurs du numérique. Pour un responsable ayant précisément travaillé sur la transformation digitale et l’intelligence artificielle, ce serait une manière concrète de mettre son expertise au service du secteur.

La fragmentation du paysage associatif constitue un autre point de tension. Les divergences internes entre associations professionnelles, qui naviguent à vue, sans un droit de regard de la part du ministère de tutelle qui ne peut se désintéresser de leurs conséquences lorsque ces conflits entravent la concertation, la mise en œuvre des politiques publiques ou la représentation effective des métiers.

Le rôle du ministère est de garantir des procédures de consultation lisibles, de veiller à ce que les métiers concernés puissent être entendus et de rendre les décisions publiques compréhensibles.

La même exigence vaut pour les conseils régionaux du tourisme. Leur rôle dans l’animation territoriale, la remontée des données et la coordination des acteurs ne peut rester tributaire de moyens incertains ou d’une répartition imprécise des responsabilités. Une politique touristique nationale ne devient territoriale que si les structures locales disposent des ressources et des compétences nécessaires pour agir.

Le parcours de Jalal Charaf à l’UM6P nourrit naturellement l’espoir d’une modernisation des outils de pilotage du tourisme. Sa nomination devrait être accompagnée justement d’espoir chez la communauté professionnelle vu le cursus probant du ministre dans le département du Tourisme dont il ne connaît peut-être pas encore les rouages. D’ailleurs, c’est classique, à chaque nouvelle nomination à la tête du ministère de tutelle, nos professionnels ont toujours fait preuve de galanterie et de beaucoup d’espoir en se disant que cette fois c’est la bonne. Le serait-elle cette fois-ci ?

Ce que les professionnels attendent réellement? À chaque changement de ministre, le secteur accueille le nouvel arrivant avec une prudence mêlée d’espoir. Les professionnels savent qu’une nomination peut ouvrir une fenêtre de dialogue. Ils savent aussi que les dossiers s’accumulent lorsque les priorités ne sont pas hiérarchisées et que les engagements ne sont assortis d’aucun calendrier.

Un tableau de bord performant ne résoudra pas la concentration des nuitées dans quelques destinations de notre pays, ne corrigera pas automatiquement les déséquilibres entre territoires et ne garantira pas une meilleure rentabilité aux petites entreprises.

Le Maroc a besoin d’aller au-delà du décompte des arrivées. Il doit mieux calibrer la durée des séjours, les dépenses réellement effectuées dans le pays, la valeur ajoutée conservée localement, la qualité de l’emploi, la saisonnalité et la répartition territoriale des retombées.

Sur ce terrain, le nouveau ministre dispose d’un avantage potentiel. Il lui reste à démontrer que la technologie sera un instrument de décision et de transparence, plutôt qu’un argument supplémentaire de communication.

La tâche de Jalal Charaf sera de déterminer lesquels des chantiers exigent une intervention immédiate, lesquels nécessitent une réforme réglementaire et lesquels relèvent d’une coordination interministérielle.

Par exemple, clarifier les règles applicables aux agences de voyages et les responsabilités des différents vendeurs. Ou encore objectiver les commissions, les pratiques commerciales et les conditions de conformité des opérateurs. Pourquoi pas rétablir un dialogue structuré, sans se substituer aux organisations concernées. Si ce n’est pas préciser les moyens, les responsabilités et les indicateurs assignés aux CRT. En même temps, publier des données permettant de mesurer la valeur créée, et pas seulement les volumes enregistrés.

Ces priorités ne dispensent évidemment pas le ministère de poursuivre les objectifs nationaux d’attractivité, d’investissement et de connectivité. Elles rappellent simplement qu’une destination ne se consolide pas uniquement par ses campagnes de promotion. Elle dépend aussi de la solidité des entreprises qui la commercialisent, de la qualité de sa gouvernance et de la capacité de ses acteurs à travailler dans un cadre lisible.

Jalal Charaf arrive avec un parcours qui autorise des attentes raisonnables. Son expérience du secteur privé, du management et de la transformation numérique peut apporter une méthode différente.

La profession n’attend pas nécessairement une révolution. Elle attend des réponses précises à des problèmes connus, des arbitrages assumés et une administration qui ne se contente pas d’enregistrer les doléances.

L’équation à plusieurs inconnues est de savoir s’il saura les écouter lorsque leurs intérêts divergeront, trancher lorsque les arbitrages seront difficiles et publier les résultats lorsque les décisions auront été prises.

Les premiers rendez-vous compteront. Les premières décisions compteront davantage. Et les premiers résultats, seuls, permettront de déterminer si cette nomination marque une inflexion réelle ou simplement l’ouverture d’un nouveau cycle d’espoirs.

Pour le tourisme marocain, le bénéfice du doute est légitime. Il ne saurait devenir un blanc-seing.

Par mutapha Amal  
/premiumtravelnews.com

 

Par Med Mohamed Rial le Samedi 17 Octobre 2026 | Commentaires (1)


Le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss-Massa, en partenariat avec, le Conseil Régional Souss Massa, l’ONMT, l’ONDA, Finnair, Aurinkomatkat et Time Travel, représentant officiel de la compagnie au Maroc, organise, le mercredi 14 octobre 2026, une cérémonie officielle d’accueil du vol inaugural AY1975 de Finnair, en provenance d’Helsinki et prévu à 14h25 à l’aéroport Agadir Al Massira.


Agadir Tourisme Aérien /Finnair revient à Agadir : inauguration de la ligne directe Helsinki

Cette cérémonie marquera le retour de la compagnie aérienne finlandaise sur la destination Agadir et la relance de la liaison aérienne directe entre Helsinki et Agadir, une desserte stratégique qui vient renforcer la
connectivité de la région Souss-Massa avec les marchés nordiques. L’évènement déroulé en présence de Mme Marjaana Sall, Ambassadrice de Finlande au Maroc, accompagnée de membres de son cabinet, ainsi que de représentants des partenaires institutionnels et touristiques. 

Programmée à raison d’un vol hebdomadaire, d’octobre 2026 à fin avril 2027, ce e liaison assurera une desserte directe tout au long de la saison hivernale, facilitant l’accès à la des na on Agadir auprès de la clientèle finlandaise et nordique. Elle ouvre également des perspec ves de développement pour les prochaines saisons, avec l’ambi on d’augmenter progressivement les fréquences et d’élargir l’offre aérienne à d’autres villes du Royaume. 

Le retour de Finnair revêt une importance par culière pour Agadir Souss-Massa, le marché nordique figurant parmi les marchés historiques de la des na on. Ce e reprise témoigne de la volonté des acteurs régionaux de renouer durablement avec cette clientèle et de renforcer le positionnement d’Agadir sur les marchés européens à fort poten el. 

Au-delà du renforcement de la connec vité aérienne, ce e liaison devrait générer des retombées posi ves pour l’ensemble de l’écosystème touristique régional. La clientèle nordique, notamment intéressée par les séjours de plusieurs nuits, const tue un potent el important pour les établissements hôteliers, les opérateurs touristiques, les agences de voyages, les transporteurs et les prestataires d’activités. Les séjours axés sur le golf, le surf, le balnéaire et la découverte du territoire pourront également favoriser les excursions vers les sites embléma ques de la région Souss Massa. 

À travers cette initiative menée en concertation avec ses partenaires, le CRT Agadir Souss-Massa réaffirme son engagement en faveur du développement de la connec vité aérienne, de la diversitificatiton des marchés émet eurs et du renforcement de l’activité touris que de la région. 

Le retour de Finnair constitue ainsi une nouvelle opportunité pour consolider les liens historiques entre Agadir et les pays nordiques, soutenir la dynamique touristique régionale et inscrire cette desserte dans une perspective de développement durable au bénéfice de l’ensemble du territoire Souss-Massa. 

 

Source communiqué du CRT 

Agadir Tourisme Aérien /Finnair revient à Agadir : inauguration de la ligne directe Helsinki

Agadir Tourisme Aérien /Finnair revient à Agadir : inauguration de la ligne directe Helsinki

Par Med Mohamed Rial le Jeudi 15 Octobre 2026


La Mamounia poursuit sa série de distinctions internationales. L’emblématique palace de Marrakech vient d’être classé premier au Maroc et en Afrique du Nord par les lecteurs de Condé Nast Traveler dans le cadre des Readers’ Choice Awards 2026.

Dans l’édition américaine, La Mamounia décroche la première place au Maroc avec une note de 99,65/100 et se classe 14e au niveau mondial. Dans l’édition britannique, l’établissement arrive en tête en Afrique du Nord avec une note de 99,31/100.


La Mamonia sacrée meilleure adresse hôtelière du Maroc et d’Afrique du Nord

Cette double consécration intervient quelques jours seulement après l’attribution à La Mamounia de trois Clefs MICHELIN, la plus haute distinction du Guide MICHELIN pour les établissements hôteliers, décernée à l’issue de l’évaluation menée par ses inspecteurs anonymes.

Ces nouvelles distinctions s’inscrivent dans une série de reconnaissances internationales obtenues par le palace marrakchi au cours des dernières années. En 2024, les lecteurs de Condé Nast Traveler l’avaient déjà désignée meilleure adresse d’Afrique du Nord, avant de la consacrer numéro un en Afrique en 2025.

En 2026, Travel + Leisure a également classé La Mamounia première parmi les hôtels urbains d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et 12e au niveau mondial. L’établissement figure par ailleurs parmi les « 50 Greatest Luxury Hotels on Earth » du Robb Report américain.

Au-delà des classements, La Mamounia met en avant une reconnaissance qui s’inscrit dans la durée. En 2025, Travel + Leisure l’a intégrée à son Hall of Fame, réservé aux établissements ayant figuré dans ses classements pendant dix années consécutives. En 2026, le palace a également rejoint le « Triple Crown » de Condé Nast Traveler, un cercle restreint d’hôtels ayant obtenu trois des distinctions phares de la publication.

Pour La Mamounia, ces récompenses ne constituent pas une fin en soi. Les différents classements, fondés selon les cas sur les votes des voyageurs ou sur les évaluations d’experts et d’inspecteurs indépendants, offrent des regards différents sur l’expérience proposée par l’établissement.

Le palace souligne surtout la constance de ces reconnaissances au fil des années, qu’il considère comme le reflet de sa capacité à maintenir des standards d’excellence tout en continuant à évoluer.

Cette fidélité se traduit également par le comportement des clients : au moins 30 % d’entre eux reviennent séjourner à La Mamounia, certains sur plusieurs générations. Les commentaires des visiteurs mettent notamment en avant l’hospitalité des équipes, mais aussi les jardins, l’architecture et l’atmosphère intemporelle du palace.

Pour Pierre Jochem, directeur général de La Mamounia, ces distinctions constituent avant tout une source d’encouragement à poursuivre les efforts engagés.

« Ces distinctions sont un honneur, mais elles ne constituent jamais une fin en soi. Elles nous encouragent à continuer à avancer avec les mêmes exigences d’excellence et la même attention portée à nos clients », souligne-t-il, mettant en avant la fidélité des hôtes comme « la plus grande reconnaissance ».

Forts d’un savoir-faire et d’une tradition d’hospitalité transmis de génération en génération, les équipes de La Mamounia entendent ainsi poursuivre l’évolution de l’établissement tout en préservant les fondamentaux qui façonnent son identité. La Grande Dame de Marrakech se tourne déjà vers la prochaine étape de son histoire.

https://fr.kech24.com/


Par Med Mohamed Rial le Jeudi 8 Octobre 2026


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