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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


L’arrivée d’Air Transat sur la ligne Montréal-Agadir est, certainement, une vraie bonne nouvelle de connectivité pour Agadir… toutefois avec plusieurs nuances importantes dont il faudrait tenir compte.


Air Transat relie le Canada à Agadir cet été, mais après ?

D’abord, il faut rappeler que cette liaison directe est la première vraie connexion régulière entre le Souss et l’Amérique du Nord. Jusqu’ici, le trafic Canada-Maroc se concentrait surtout sur Casablanca et, plus récemment, Marrakech.Voir Agadir entrer dans cette carte aérienne nord-américaine change donc le statut de la destination.

Mais il faut éviter le triomphalisme facile. Car rien ne garantit si cette ligne peut faire long feu au-delà de la saison estivale. Car, selon les informations publiées, la ligne est pour l’instant saisonnière et opérée une fois par semaine à partir de juin 2026. Ce qui veut dire que l’on n’est pas encore sur une desserte solide comme Casablanca.

Concernant le prix annoncé autour de 900 dollars canadiens A/R, il faut être honnête, ce n’est ni bon marché, ni scandaleux. Sur le marché Canada-Maroc en été, surtout en vol direct, c’est plutôt dans la moyenne haute acceptable. Beaucoup de MRE paient déjà entre 1 000 et 1 500 CAD en haute saison avec escales européennes fatigantes. Donc psychologiquement, le direct vers Agadir paraît convaincant pour une partie importante de la diaspora. Pour les MRE justement, cette ligne répond à une demande réelle et incontestable :

C’est probablement là que la « ligne sera la plus forte au départ : le trafic affinitaire avant le tourisme pur. Pour les touristes canadiens, en revanche, le défi est plus complexe », commente un professionnel d’Agadir.

Ok, le Canada connaît déjà Marrakech. Agadir, beaucoup moins. Or Agadir souffre encore d’un positionnement touristique parfois flou en termes de promotion institutionnelle.: Est-ce une station balnéaire pleine? Une destination surf ? Une porte d’entrée du désert ? Une destination nature ? Une niche du tourisme familial ?

Le risque, c’est donc que la ligne fonctionne surtout l’été grâce aux MRE, mais peine à remplir l’avion hors pics si l’écosystème touristique local ne renforce davantage sa montée en gamme en image premium.

Autre vérité qu’on dit rarement concerne les vols directs. Si un touriste canadien arrive à Agadir et trouve une promenade agréable mais peu animée, des expériences standardisées et peu d’offres culturelles lisibles… alors le bouche-à-oreille peut vite plafonner.

Mais inversement, l’opportunité est énorme. Pourquoi ? Parce que le marché canadien cherche précisément ce que le Maroc atlantique peut offrir comme soleil hivernal, sécurité, dépaysement culturel, surf, golf, nature, authenticité accessible et séjours longs pour seniors. Et, surtout, Agadir peut séduire une clientèle qui trouve désormais certaines zones méditerranéennes saturées ou trop chères.

Le succès dépendra moins de la ligne aérienne elle-même… que de la capacité d’Agadir à devenir une destination internationale plus désirable, plus expérientielle et mieux structurée dans les 3 à 5 prochaines années. Sinon, la ligne risque de rester essentiellement diaspora estivale.

Et honnêtement, le fait qu’une compagnie nord-américaine ose tester Agadir directement est déjà un signal intéressant. Cela signifie que les études de marché montrent un potentiel jugé crédible.


premiumtravelnews.com par Mustapha amal

Par Med Mohamed Rial le Samedi 23 Mai 2026


Dans le cadre de la candidature marocaine au Mondial 2030, le Grand Stade d’Agadir entame un vaste programme de mise à niveau de 15 mois pour un investissement d’un milliard de dirhams. Cette transformation pour l’évènement sportif a été lancée avec priorité à la couverture et à la charpente métallique. Ce projet, porté par la SONARGES et l’ANEP, intègre des méthodes de gestion numérique et des exigences environnementales pour garantir une infrastructure durable conforme aux normes de la FIFA.


Mondial 2030 : nouvelle phase de transformation pour le Grand Stade d’Agadir

Dans la perspective de sa candidature à l’organisation de la Coupe du monde 2030, le Maroc a lancé un vaste programme de mise à niveau de ses infrastructures sportives, dont le Grand Stade d’Agadir qui a déjà bénéficié d’une mise à niveau dans le cadre de la Coupe d’Afrique et d’un vaste projet d’aménagement urbain et paysager des abords du complexe englobant les voiries, les parkings, l’aménagement du parc urbain ainsi que l’installation du mobilier et de l’éclairage public.

Dorénavant, le Grand stade d’Agadir mobilise un investissement global de plus d’un milliard de dirhams (MMDH) pour les préparatifs de la Coupe du monde 2030 dans le cadre d’une exécution s’étalant sur un calendrier de 15 mois. Le but est d’aligner l’enceinte sportive sur les standards internationaux édictés par la FIFA.

Ce projet, piloté par la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (SONARGES) et l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), est segmenté en plusieurs lots ; le premier, au cœur de cette restructuration, englobe un périmètre technique, incluant, notamment, les travaux de dépose nécessaires à la réhabilitation des structures existantes. Il s’agit du démontage des équipements techniques, du retrait des anciens revêtements, des cloisons et des faux plafonds, suivis des travaux de gros-œuvre pour renforcer la stabilité de l’ouvrage.

Deux lots importants
La charpente métallique et la couverture sont considérées comme les deux lots les plus importants du stade. Pour cette raison, le projet impose aux entreprises en charge de la structure métallique et du toit plusieurs dispositifs, à commencer par travailler avec des outils numériques avancés dès le tout premier jour du chantier, offrant ainsi une «carte d’identité» précise et interactive de ces éléments, facilitant toutes les réparations ou vérifications futures.

Globalement, la planification du projet repose sur le concept 4D. Il constitue le pivot du suivi opérationnel en associant le calendrier de chantier aux maquettes numériques. Ce processus permet de visualiser l’avancement réel des travaux par rapport au planning théorique, facilitant ainsi la détection proactive des écarts de production. Par ailleurs, la réussite du projet repose sur un Plan d’assurance qualité (PAQ) conforme à la norme ISO 9001 version 2015.

Ce plan impose une double structure de contrôle : un contrôle intérieur, intégré à la chaîne de production de l’entrepreneur (composé d’un contrôle interne par les exécutants et d’un contrôle externe indépendant), et un contrôle extérieur, exercé directement sous la responsabilité du maître d’ouvrage délégué. Le Grand Stade fait l’objet d’une gestion numérique via le processus BIM (Building information modeling), défini par une convention contractuelle spécifique. Ce processus «Full BIM» impose à tous les intervenants de produire des maquettes numériques, facilitant la coordination spatiale et l’anticipation des conflits entre les différents lots.

Le projet impose une «Charte chantier à faibles nuisances»
En cohérence avec la certification HQE (Haute Qualité Environnementale) Infrastructures durables, le projet impose également une «Charte chantier à faibles nuisances». L’entreprise est responsable de mettre en place les moyens nécessaires pour limiter les impacts environnementaux : tri sélectif des déchets avec un objectif de valorisation supérieur à 50%, protection des sols et des eaux contre toute pollution accidentelle, et gestion des nuisances acoustiques et visuelles pour les riverains.

La gestion des déchets est particulièrement détaillée avec six bennes de tri spécifiques, allant des déchets inertes aux produits dangereux. Le suivi est quotidien : reporting sur la consommation d’eau et d’électricité, registre de production des déchets et photographies régulières des zones de travail. Enfin, les entreprises doivent désigner un Responsable chantier vert (RCV) et produire un Plan d’assurance environnement (PAE) détaillé.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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Par Med Mohamed Rial le Samedi 23 Mai 2026


Face à des disparités qualitatives persistantes, la SDR SMART Tourisme lance un appel à manifestation d’intérêt en vue de moderniser les restaurants de la baie d’Agadir. Ce programme propose un accompagnement technique et financier, selon le principe du «premier arrivé, premier instruit», l’objectif étant de renforcer l’attractivité et la compétitivité de la destination pour un secteur complémentaire de l’hôtellerie.

Si la conjoncture touristique au sein de la destination Agadir est actuellement porteuse de perspectives positives sur le plan touristique, la question de la capacité litière reste une équation à régler pour maintenir une croissance soutenue dans les prochaines années.


Agadir : la SDR SMART Tourisme au chevet de la restauration balnéaire

Pour rappel, celle-ci a augmenté de 4% en 2026 par rapport à l’année passée, mais la demande continue à progresser plus vite que la capacité d’accueil. Parallèlement, la question de l’offre en restauration constitue une problématique tout aussi importante à régler. Il va sans dire que la restauration touristique, tout comme l’hôtellerie, présente effectivement des disparités significatives. Celles-ci se manifestent à plusieurs niveaux.

D’un côté, des établissements qui réussissent à s’aligner sur les standards internationaux, offrant une expérience client de haute qualité. De l’autre, de nombreux restaurants qui peinent à se moderniser ou à se conformer aux exigences du marché touristique. Cette situation est accentuée par des différences dans l’accès aux ressources, notamment financières – surtout au niveau de la zone touristique et balnéaire (STB) qui comprend plus de 120 restaurants – ainsi que par l’inadéquation de l’offre avec la demande ou encore la qualité de service. Afin de réduire ces écarts, la SDR SMART Tourisme s’est engagée dans le programme de mise à niveau de l’offre de restauration dans la continuité de plusieurs projets déjà accompagnés dans ce sens.

AMI : Le principe du «premier arrivé, premier instruit»
Sur ce dernier point, la SDR SMART Tourisme a lancé l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’accompagnement technique et financier des restaurants de la baie d’Agadir, une initiative stratégique qui intervient suite au lancement de la formation du deuxième groupe des bénéficiaires du projet Bab Al Marsa. Ce dernier constitue un projet déjà aménagé à proximité de l’entrée du port de pêche d’Agadir et du nouveau marché de poisson dans le cadre du Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir 2020-2024.

Cet accompagnement technique et financier des restaurants de la baie d’Agadir n’est pas fortuit ; il répond à une nécessité impérieuse de moderniser l’interface commerciale de la zone balnéaire la plus fréquentée de la destination, plusieurs restaurants étant actuellement délabrés. Reste à savoir si les opérateurs vont jouer le jeu puisque le programme a ciblé spécifiquement les établissements de la baie en cherchant à créer un effet d’entraînement qualitatif avec une infrastructure modernisée et renouvelée.

  

Dans le détail, l’AMI est articulé autour d’un soutien financier direct et d’une expertise technique. Lancé officiellement le 5 mai 2026, avec un dépôt des candidatures débutant le 9 mai, ce programme sera clôturé le 15 juin. Il a pour but d’identifier et présélectionner des projets de restauration à fort potentiel au niveau de la baie d’Agadir. L’aspect le plus saillant de cette démarche réside dans l’application du principe du «premier arrivé, premier instruit» dans le traitement des dossiers.

La Commission locale de sélection procédera à l’évaluation des projets
L’AMI vise à soutenir l’investissement afin de dynamiser, enrichir et diversifier l’offre de restauration et d’animation de la baie. Il ambitionne également d’améliorer l’expérience des visiteurs, de renforcer la compétitivité des établissements et d’encourager le développement d’activités d’animation, contribuant ainsi à l’attractivité touristique de la destination.

L’AMI s’adresse aux porteurs de projets et aux entreprises de restauration de la baie d’Agadir, visant à renforcer leur compétitivité à travers un accompagnement et un appui financier. Celui-ci porte notamment sur le développement d’activités d’animation contribuant à l’attractivité touristique de la destination. Les projets attendus portent principalement sur la montée en gamme des établissements et le développement de nouveaux concepts de restauration en plus de l’intégration d’activités d’animation et de loisirs.

Concernant, le processus de sélection, la Commission locale de sélection des projets (CLS) procédera à l’évaluation des projets sur la base des critères définis dans le règlement de l’AMI. Les projets retenus bénéficieront d’un accompagnement technique ainsi que d’un appui financier sous forme de prime d’investissement, dans la limite des ressources allouées au programme.

Par ailleurs, il est à noter qu’en l’absence d’un baromètre annuel censé suivre l’évolution de cette activité, la SDR Tourisme avait déjà réalisé une étude détaillée de ce secteur dans la perspective de proposer un plan/mécanisme d’accompagnement et de mise à niveau de ces restaurants à vocation touristique avant l’opérationnalisation de la SDR SMART Tourisme.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

 
 

Par Med Mohamed Rial le Jeudi 21 Mai 2026


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