Menu
LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


De sa nomination en 2021 aux records de 2025, il faut reconnaître que la ministre du Tourisme sortante Fatim-Zahra Ammor laisse un secteur renforcé par la connectivité aérienne, la diversification de l’offre et une nouvelle feuille de route.

Lorsque Fatim-Zahra Ammor est nommée, en 2021, à la tête du ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, le secteur sort difficilement de la crise sanitaire. Les entreprises du secteur subissent encore les conséquences de la crise sanitaire : trésoreries fragilisées, activité irrégulière, endettement et incertitudes sur la reprise.


Que valent les 5 années de FZ Ammor à la tête du ministère du tourisme?

Le 18 janvier 2022, le gouvernement annonce un plan d’urgence de 2 milliards de dirhams, destiné à soutenir les opérateurs et à préserver l’emploi. Parmi les principales mesures figurent la prolongation de l’indemnité forfaitaire de 2 000 DH par mois pour les salariés concernés au premier trimestre 2022, le report de six mois des cotisations sociales et la possibilité de différer jusqu’à douze mois certaines échéances bancaires.

Le dispositif prévoit également, avant l’avènement FZ Ammor, la prise en charge par l’État de la taxe professionnelle des établissements hôteliers au titre de 2020 et 2021, ainsi qu’une enveloppe d’un milliard de dirhams consacrée au soutien à l’investissement hôtelier, notamment pour la rénovation, la maintenance et la formation.

 

Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement du contrat-programme touristique 2020-2022, adopté avant la nomination de la ministre. Elles visent à éviter que les difficultés de trésorerie ne se traduisent par des fermetures supplémentaires et des pertes d’emplois, tout en préparant la remise à niveau des établissements.

Reste néanmoins une zone d’ombre concernant les montants effectivement décaissés, le nombre d’entreprises bénéficiaires et les établissements ayant pu maintenir ou reprendre leur activité grâce à ces aides. Bref…


Que valent les 5 années de FZ Ammor à la tête du ministère du tourisme?

Cinq ans plus tard, le Maroc approche les 20 millions d’arrivées touristiques annuelles et affiche des recettes voyages de 138 milliards de dirhams en 2025. Le changement est incontestable. L’explication, elle, mérite davantage qu’un communiqué de satisfaction.

Le principal marqueur de son mandat reste la feuille de route 2023-2026, officialisée en mars 2023 et dotée d’une enveloppe annoncée de 6,1 milliards de dirhams. Elle a rompu, au moins dans sa conception, avec une approche trop centrée sur les destinations pour privilégier les expériences touristiques, la connectivité aérienne, l’investissement, la formation et la diversification de l’offre. Son objectif initial (17,5 millions de touristes et 120 milliards de dirhams de recettes en devises à l’horizon 2026) a été dépassé avant l’échéance sur les principaux indicateurs de fréquentation et de recettes.

Avouons-le ! Ce résultat traduit une meilleure capacité à capter les flux internationaux, à mobiliser les opérateurs et à inscrire le tourisme parmi les priorités économiques du pays. L’augmentation de la capacité aérienne, l’ouverture de nouvelles liaisons et le renforcement de la promotion internationale ont contribué à cette dynamique. En 2025, les arrivées ont atteint 19,8 millions, en hausse de 14 % sur un an. Les recettes voyages ont, quant à elles, dépassé 138 milliards de dirhams sur l’ensemble de l’année, selon le bilan présenté par la ministre au Parlement. Le bilan est donc solide sur le terrain de l’attractivité.

Seulement, la première zone d’ombre du bilan concerne la répartition des bénéfices. Le tourisme a généré 894 000 emplois directs en 2025, soit 92 000 de plus qu’en 2022, selon les données du Haut-Commissariat au Plan reprises par l’OCDE. C’est une avancée significative. Quid de la qualité de ces emplois? leur rémunération? leur stabilité et leur capacité à offrir de véritables perspectives de carrière? C’est très discutable ! Le secteur a du recruter davantage sans résoudre ses difficultés réelles de formation et de maintien des compétences.

Le bilan de Fatim-Zahra Ammor est donc celui d’une ministre qui quitte son poste après avoir accompagné une progression historique du tourisme marocain. La feuille de route a produit des résultats tangibles, et les réduire à de simples effets d’annonce serait injuste. Pour autant, attribuer à son seul département l’ensemble de cette performance le serait tout autant. La dynamique résulte aussi des investissements privés, de l’action de l’ONMT, de la connectivité aérienne et d’une stratégie nationale de développement qui dépasse le seul ministère.


L’héritage le plus important de ces cinq années ne sera finalement ni le chiffre de 20 millions de visiteurs ni celui de 138 milliards de dirhams. Ce sera la capacité du Maroc à convertir ses records en richesse mieux répartie et en destinations viables moins souffrantes, à vitesse égale des grands pôles touristiques et non au point mort…


 Par mustapha amal  
premiumtravelnews.com

Par Med Mohamed Rial le Dimanche 18 Octobre 2026 | Commentaires (0)


Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres, indique un communiqué du Cabinet Royal.

En voici la traduction :

"Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, ce samedi 17 octobre 2026 correspondant au 05 Joumada 1er 1448 H au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de Loi de Finances au titre de l'année 2027.

Au début des travaux du Conseil, et conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution, Monsieur le ministre de l’Economie, des Finances et de la Performance publique a présenté devant Sa Majesté le Roi un exposé sur les grandes lignes du Projet de Loi de Finances de l’année 2027.


SM le Roi préside un Conseil des ministres

Monsieur le ministre a souligné que ce Projet intervient dans un environnement international profondément instable, marqué par l'alourdissement du coût des conflits géostratégiques, la montée des tendances protectionnistes et l'exacerbation de la concurrence autour de l'énergie, de la technologie et du financement.

Face à ces mutations, notre pays poursuit, sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, la consolidation des fondements de sa résilience et le renforcement du dynamisme de son économie. Ainsi, l'économie nationale devrait enregistrer une croissance de 4,7% à la fin de l'année en cours, avec une inflation contenue à 0,7%, parallèlement à une réduction du déficit budgétaire qui devrait être ramené à 3% du PIB.

Le Projet de Loi de Finances de l’année budgétaire 2027 s'articule autour des cinq priorités suivantes :

Premièrement : Restauration du pouvoir d'achat et consolidation des fondements d'un Etat social soutenable: Dans ce cadre, une réforme structurelle des marchés et des prix sera engagée, à partir de l’année 2027, et accompagnée de mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, à poursuivre la généralisation de la couverture médicale, tout en veillant à la soutenabilité de ses régimes, à la revalorisation de l’aide sociale directe, outre la mise à niveau des systèmes publics de santé et d’éducation et le renforcement de l’accès à un logement décent, à travers le déploiement du programme d’aide directe au logement.

Deuxièmement : Insertion des jeunes dans l'éducation, la formation et l'emploi décent: Le gouvernement oeuvrera au lancement d'un programme national intégré pour les jeunes 2027-2031, fondé sur leur orientation vers un ensemble de programmes articulés sur la formation, l’incubation et la facilitation de l’accès au financement, aux mécanismes de garantie et aux marchés.

Troisièmement : Accélération de la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré: et ce, conformément aux Hautes Orientations Royales qui concernent la réorganisation des compétences régionales, selon une approche fondée sur la clarté et l'efficacité, ainsi que sur la consolidation des mécanismes de coordination et de contractualisation entre l’Etat et les régions, parallèlement à la pleine mise en œuvre de la Charte nationale de la déconcentration administrative.

Quatrièmement : Renforcement de la souveraineté stratégique hydrique, énergétique, alimentaire et numérique: de manière à assurer la sécurité stratégique hydrique, à accélérer le programme de développement des énergies renouvelables et à poursuivre le déploiement de l’offre Maroc pour l’hydrogène vert, ainsi que la mise en œuvre progressive de la feuille de route de l’infrastructure gazière, parallèlement à une série de mesures visant à garantir la sécurité alimentaire et à renforcer la souveraineté numérique nationale.

Cinquièmement : Edification d'une économie forte, capable de financer l'ambition sociale et souveraine, parallèlement à l'accélération de la mise en œuvre des réformes institutionnelles et la préservation des équilibres macroéconomiques et budgétaires: et ce, dans le but de la mobilisation des financements nécessaires pour accélérer la dynamique des chantiers, des grands projets de développement et des stratégies sectorielles engagés dans les différents domaines, parallèlement au développement de nouveaux écosystèmes industriels souverains.

Le projet de Loi de Finances pour l'année 2027 accorde également une attention particulière au renforcement de l'investissement privé, à travers la consolidation des mécanismes d'appui prévus par la Charte de l'investissement et la poursuite de la réforme des Centres Régionaux d'Investissement, tout en mettant l'accent sur le soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises.

Le Projet de Loi de Finances de l’année 2027 accorde, en outre, une importance particulière à la question des jeunes qui constitue l’un des enjeux les plus importants et les plus urgents de cette phase, ce qui exige de dépasser la multiplicité des programmes sectoriels dispersés ayant montré leurs limites, au profit d'une politique nationale intégrée pour le suivi des parcours des jeunes, de l'éducation et de la formation jusqu'à l'emploi et le logement, leur garantissant une stabilité économique et sociale.

Et en application des Hautes Orientations Royales, il sera procédé à l'accélération de la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré, en mobilisant des crédits budgétaires de l'ordre de 25 milliards de dirhams".

Ressource : MAP  samedi, 17 octobre 2026

 

Par Med Mohamed Rial le Samedi 17 Octobre 2026


La nomination de Jalal Charaf au ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire intervient de plain-pied dans un secteur qui ne manque ni de plans stratégiques ni d’annonces ambitieuses, mais qui attend toujours des réponses précises à plusieurs difficultés insurmontables jusqu’ici. Ancien directeur général de la CGEM, responsable du numérique et de l’intelligence artificielle à l’UM6P, il arrive avec un parcours marqué par le management, la transformation organisationnelle et les nouvelles technologies. Des compétences utiles, certes. Mais la connaissance de l’entreprise et de l’innovation suffit-elle à réformer une administration touristique confrontée à des arbitrages économiques, à des tensions professionnelles et à des problèmes de régulation ?


Jalal CHaraf nouveau ministre du tourisme
Jalal CHaraf nouveau ministre du tourisme

Certes, le urriculum de Jalal Charaf est substantiel. Ingénieur de l’École centrale Paris, titulaire d’un master of engineering de Cornell, formé à la Harvard Business School et diplômé d’un Executive MBA de Quantic, il a exercé dans des environnements où la conduite du changement, la gestion des talents et la transformation des organisations occupent une place importante.

Son passage par le Groupe OCP, où il a travaillé sur les solutions destinées aux agriculteurs puis sur le développement organisationnel, témoigne d’une expérience associant activités opérationnelles et transformation interne. À la Société financière internationale (IFC), il a été conseiller senior pour l’Afrique du Nord. À la CGEM, dont il a assuré la direction générale, il a évolué au contact des préoccupations du secteur privé. Ses fonctions à l’UM6P et à la direction générale de l’École Centrale Casablanca complètent ce profil, notamment sur les questions de formation, de numérique et d’intelligence artificielle.

Il serait donc injuste de réduire cette nomination à celle d’un technocrate étranger aux réalités économiques. Mais il serait tout aussi prématuré de considérer ce parcours comme la garantie d’une réforme réussie.

Son expérience est un atout. Ce sera à lui désormais de démontrer qu’il sait convertir cet acquis en arbitrages sectoriels, en règles applicables et en résultats concrets.

Par exemple, et c’est l’un des dossiers sur lesquels le nouveau ministre sera rapidement attendu : l’avenir des agences de voyages et les conditions dans lesquelles elles peuvent exercer leur activité.

Depuis la réforme du cadre juridique de la profession, la question de l’accès à la commercialisation des voyages suscite des inquiétudes chez des opérateurs historiques. Leur crainte de voir leur métier se consumer à petit feu, perdre progressivement sa spécificité au profit d’activités commerciales qui ne supporteraient pas nécessairement les mêmes obligations, les mêmes coûts de conformité ni les mêmes responsabilités.

Quelles activités peuvent être exercées par quels opérateurs ? Quelles garanties sont exigées du vendeur lorsqu’un voyage est mal exécuté ? Qui assume la responsabilité en cas de défaillance d’un prestataire ? Et quelles obligations permettent de protéger le consommateur sans réserver artificiellement le marché à quelques acteurs ?

Pour Jalal Charaf, le dossier constitue un premier baptême de feu et de méthode, daigner écouter les agences, examiner les textes, confronter les positions et rendre publics les arbitrages. La profession n’a que faire d’une nouvelle promesse de concertation. Elle a besoin de savoir ce qui sera corrigé, selon quel calendrier et avec quelles garanties.

Autre sujet sensible : le poids des grandes plateformes internationales de réservation dans la commercialisation de l’hébergement au Maroc.

Les hôteliers dénoncent régulièrement le niveau des commissions et leur dépendance à l’égard de distributeurs capables de peser sur la visibilité commerciale des établissements. Des taux proches de 15 à 20 %, parfois davantage selon les contrats et les conditions commerciales, sont fréquemment évoqués dans le secteur.

Le problème dépasse le montant prélevé sur chaque réservation. Il concerne la maîtrise de la relation client, l’accès aux données, le coût d’acquisition des nuitées et la capacité des établissements à fidéliser leur clientèle sans repasser systématiquement par un intermédiaire.

Le ministère du Tourisme ne peut, à lui seul, résoudre toutes les questions de fiscalité. Mais il peut contribuer à documenter le phénomène, réunir les administrations concernées et défendre une position claire sur les conditions de concurrence entre distribution directe et intermédiation numérique.

Le véritable enjeu est celui de la valeur captée au Maroc. Combien coûte la commercialisation d’une nuitée ? Quelle part du revenu reste à l’établissement ? Quel accès l’hôtelier conserve-t-il aux données de ses clients ? Et quelle capacité possède-t-il à développer ses ventes directes ?

Ces questions devraient figurer au cœur d’un dialogue entre le ministère, les organisations hôtelières, les agences de voyages et les acteurs du numérique. Pour un responsable ayant précisément travaillé sur la transformation digitale et l’intelligence artificielle, ce serait une manière concrète de mettre son expertise au service du secteur.

La fragmentation du paysage associatif constitue un autre point de tension. Les divergences internes entre associations professionnelles, qui naviguent à vue, sans un droit de regard de la part du ministère de tutelle qui ne peut se désintéresser de leurs conséquences lorsque ces conflits entravent la concertation, la mise en œuvre des politiques publiques ou la représentation effective des métiers.

Le rôle du ministère est de garantir des procédures de consultation lisibles, de veiller à ce que les métiers concernés puissent être entendus et de rendre les décisions publiques compréhensibles.

La même exigence vaut pour les conseils régionaux du tourisme. Leur rôle dans l’animation territoriale, la remontée des données et la coordination des acteurs ne peut rester tributaire de moyens incertains ou d’une répartition imprécise des responsabilités. Une politique touristique nationale ne devient territoriale que si les structures locales disposent des ressources et des compétences nécessaires pour agir.

Le parcours de Jalal Charaf à l’UM6P nourrit naturellement l’espoir d’une modernisation des outils de pilotage du tourisme. Sa nomination devrait être accompagnée justement d’espoir chez la communauté professionnelle vu le cursus probant du ministre dans le département du Tourisme dont il ne connaît peut-être pas encore les rouages. D’ailleurs, c’est classique, à chaque nouvelle nomination à la tête du ministère de tutelle, nos professionnels ont toujours fait preuve de galanterie et de beaucoup d’espoir en se disant que cette fois c’est la bonne. Le serait-elle cette fois-ci ?

Ce que les professionnels attendent réellement? À chaque changement de ministre, le secteur accueille le nouvel arrivant avec une prudence mêlée d’espoir. Les professionnels savent qu’une nomination peut ouvrir une fenêtre de dialogue. Ils savent aussi que les dossiers s’accumulent lorsque les priorités ne sont pas hiérarchisées et que les engagements ne sont assortis d’aucun calendrier.

Un tableau de bord performant ne résoudra pas la concentration des nuitées dans quelques destinations de notre pays, ne corrigera pas automatiquement les déséquilibres entre territoires et ne garantira pas une meilleure rentabilité aux petites entreprises.

Le Maroc a besoin d’aller au-delà du décompte des arrivées. Il doit mieux calibrer la durée des séjours, les dépenses réellement effectuées dans le pays, la valeur ajoutée conservée localement, la qualité de l’emploi, la saisonnalité et la répartition territoriale des retombées.

Sur ce terrain, le nouveau ministre dispose d’un avantage potentiel. Il lui reste à démontrer que la technologie sera un instrument de décision et de transparence, plutôt qu’un argument supplémentaire de communication.

La tâche de Jalal Charaf sera de déterminer lesquels des chantiers exigent une intervention immédiate, lesquels nécessitent une réforme réglementaire et lesquels relèvent d’une coordination interministérielle.

Par exemple, clarifier les règles applicables aux agences de voyages et les responsabilités des différents vendeurs. Ou encore objectiver les commissions, les pratiques commerciales et les conditions de conformité des opérateurs. Pourquoi pas rétablir un dialogue structuré, sans se substituer aux organisations concernées. Si ce n’est pas préciser les moyens, les responsabilités et les indicateurs assignés aux CRT. En même temps, publier des données permettant de mesurer la valeur créée, et pas seulement les volumes enregistrés.

Ces priorités ne dispensent évidemment pas le ministère de poursuivre les objectifs nationaux d’attractivité, d’investissement et de connectivité. Elles rappellent simplement qu’une destination ne se consolide pas uniquement par ses campagnes de promotion. Elle dépend aussi de la solidité des entreprises qui la commercialisent, de la qualité de sa gouvernance et de la capacité de ses acteurs à travailler dans un cadre lisible.

Jalal Charaf arrive avec un parcours qui autorise des attentes raisonnables. Son expérience du secteur privé, du management et de la transformation numérique peut apporter une méthode différente.

La profession n’attend pas nécessairement une révolution. Elle attend des réponses précises à des problèmes connus, des arbitrages assumés et une administration qui ne se contente pas d’enregistrer les doléances.

L’équation à plusieurs inconnues est de savoir s’il saura les écouter lorsque leurs intérêts divergeront, trancher lorsque les arbitrages seront difficiles et publier les résultats lorsque les décisions auront été prises.

Les premiers rendez-vous compteront. Les premières décisions compteront davantage. Et les premiers résultats, seuls, permettront de déterminer si cette nomination marque une inflexion réelle ou simplement l’ouverture d’un nouveau cycle d’espoirs.

Pour le tourisme marocain, le bénéfice du doute est légitime. Il ne saurait devenir un blanc-seing.

Par mutapha Amal  
/premiumtravelnews.com

 

Par Med Mohamed Rial le Samedi 17 Octobre 2026 | Commentaires (1)


1 ... « 79 80 81 82 83 84 85 » ... 273




Partager ce site