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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


La formule, récemment reprise par Imad Barrakad, directeur général de la SMIT, est une vérité rarement brandie ou peu brandie dans le discours officiel qui privilégiait, jusqu’ici, plutôt la logique du nombre. Elle sonne juste, elle est séduisante, elle est parfaitement alignée avec les discours internationaux sur la montée en gamme et la rentabilité qualitative.

Mais à l’épreuve des faits, cette déclaration, à saluer d’ailleurs, mérite d’être sérieusement interrogée, précisée et, surtout, confrontée aux réalités acuelles du secteur touristique national.


Tourisme  «Nous ne cherchons plus le nombre, mais la valeur» !

Car au Maroc, le débat n’est pas « volume ou valeur ». Il est volume et valeur, dans un contexte de rattrapage économique, d’emplois fragiles, d’investissements lourds et de territoires encore sous-exploités.

Opposer frontalement volume et valeur est une simplification dangereuse. Dans les économies touristiques matures (Espagne, Portugal, Grèce, Turquie), la montée en valeur n’a jamais été synonyme de renoncement au volume, mais d’une meilleure organisation de celui-ci : segmentation, saisonnalité maîtrisée, différenciation territoriale, spécialisation de l’offre.

Le Maroc, lui, n’a pas encore atteint son seuil critique de volume. Notre pays reste loin derrière ses concurrents méditerranéens directs, tout en affichant une durée de séjour moyenne faible autour de 3 nuitées, une dépense touristique par visiteur inférieure aux standards régionaux et une forte concentration géographique sur Marrakech, Agadir et Casablanca.

Autrement dit : le Maroc n’a ni le volume suffisant, ni la valeur optimale. Qu’on l’admette ou pas !

Pareillement, et quoique l’on dise, le tourisme marocain emploie directement et indirectement plus de 2,5 millions de personnes. Ce sont majoritairement des emplois peu qualifiés, saisonniers, faiblement rémunérés, concentrés dans l’hôtellerie, la restauration, le transport et l’artisanat.

Or, la montée en gamme ne crée pas mécaniquement plus d’emplois. Elle en crée parfois moins, mais mieux rémunérés, ce qui est souhaitable, mais insuffisant à l’échelle nationale.

Pour la bonne raison que, sans volume, pas de remplissage hôtelier stable, pas de rotation suffisante dans la restauration, pas de débouchés réguliers pour l’artisanat, pas de sécurisation de l’emploi local dans les régions émergentes.

Le chômage ne se combat pas avec un tourisme élitiste minoritaire, aussi rentable soit-il dans le discours et les annonces.

On convient que le Maroc a investi des dizaines de milliards de dirhams dans les stations balnéaires (Plan Azur), les infrastructures aéroportuaires, les routes touristiques, les équipements culturels, les zones hôtelières intégrées…

Cependant, ces investissements ont été dimensionnés sur des hypothèses de volume. Sans un flux significatif, les taux d’occupation restent insuffisants, les cash-flows ne couvrent pas les charges, les projets deviennent dépendants de subventions implicites et les investisseurs privés se retirent.

La valeur sans volume ne paie pas les amortissements.

Le discours de la « valeur » est souvent porté depuis Rabat ou Marrakech.

Mais qu’en est-il de Drâa-Tafilalet, l’Oriental, Béni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun, Dakhla-Oued Eddahab ?

Ces régions ont besoin de flux, même modestes, pour justifier l’ouverture de lignes aériennes, faire vivre les maisons d’hôtes, structurer des écosystèmes locaux et créer une première culture touristique.

Sans volume minimal, il n’y a ni valeur, ni durabilité, seulement des projets projets.

Le client reste le seul décideur… et amateur de choix. Le touriste international, comme le touriste marocain d’ailleurs, ne voyage pas sur injonction stratégique. Il arbitre, au contraire, selon le prix, l’accessibilité, la diversité de l’offre, la fréquence des liaisons, la visibilité de la destination…

Réduire volontairement le volume revient à renchérir les coûts, limiter les options, rigidifier l’offre et perdre en compétitivité face à des destinations plus ouvertes. Comme quoi, c’est le marché décide, pas les slogans.

Avec plus de 37 millions de Marocains, le tourisme interne est le principal amortisseur de crise du secteur (Covid en a fait la démonstration). Mais il repose sur le volume, sur des prix accessibles, sur une offre intermédiaire et sur une logique de démocratisation du voyage.

Un tourisme uniquement orienté « valeur » exclut mécaniquement la classe moyenne, pourtant stratégique pour la résilience du secteur.

La déclaration d’Imad Barrakad, en l’état, semble en décalage avec  l’ONMT, engagé dans une logique de croissance forte des arrivées, de reconquête de marchés long-courriers et de massification intelligente et la CNT, qui plaide pour des entreprises plus grandes, plus solides, plus compétitives, donc dépendantes du volume.

Ce flou stratégique nourrit l’interrogation de ce que veut vraiment le Maroc. Veut-il être plus sélectif, ou simplement plus performant ? La nuance est majeure.

Le véritable enjeu consiste plutôt à bien structurer le volume, à qualifier la dépense, à allonger la durée de séjour, à rééquilibrer les territoires, à sécuriser l’emploi et à maximiser le retour sur investissement public et privé.

Somme toute, le tourisme marocain a besoin d’une doctrine claire, chiffrée, territorialisée et assumée et pas de slogans oppositifs.

Le volume est une condition. La valeur est un objectif. Les deux sont indissociables.

La vraie question, chers professionnels, n’est donc pas « plus de touristes ou de meilleurs touristes », mais comment faire du volume un accélérateur de valeur, et non son fossoyeur ?


Source: premiumtravelnews.com  par  mustapha amal

 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 4 Février 2026


La Région Marrakech-Safi participe au salon FITUR, qui se tient à Madrid du 21 au 25 janvier 2026, le deuxième plus grand salon international du tourisme après l’ITB Berlin, à travers une forte délégation.


FITUR Madrid 2026 : Marrakech-Safi renforce sa visibilité sur le marché espagnol
 Cette participation a permis de renforcer la présence de Marrakech sur le marché espagnol, aujourd’hui 3ᵉ marché émetteur pour la destination, dans un contexte où le Maroc reste la destination préférée des voyageurs espagnols.
En 2025, Marrakech a enregistré 600 000 nuitées et 247 167 arrivées provenant du marché espagnol, confirmant l’importance stratégique de ce marché pour la région.
 
Au-delà de Marrakech, la région a mis en avant la richesse de ses autres territoires, avec une présence remarquée d’Essaouira et de Safi, illustrant la diversité et la complémentarité de l’offre touristique régionale.
 
À travers cette démarche, la Région Marrakech-Safi confirme son engagement à promouvoir activement la destination, en coordination avec l’ensemble des professionnels du secteur.

Par Med Mohamed Rial le Mardi 27 Janvier 2026


Plus de 200 professionnels du Royaume du Maroc auront investi massivement la 46 ème édition du Salon International du Tourisme FITUR. Cette flopée d’acteurs nationaux émanant de nombre de régions du pays et ayant pris d’assaut en puissance, l’un des plus étendus et plus parés pavillons de la foire, aura submergé le lieu par son activisme aussi généreux que passionné.


FITUR Salon de tourisme de Madrid  / Des prémices promotionnels prometteurs
Toutes et tous avaient mis le pied à l’étrier pour présenter de la façon la plus éclatante, l’offre nationale, l’attrait respectif des destinations et l’ambition du secteur dans la perspective future. Par sa position avant-gardiste à l’échiquier mondial, le FITUR s’adjuge une place choix et requiert de ce fait, un attachement de plus en soutenu à travers le monde de l’industrie du tourisme. Le Maroc n’en est pas des moindres, de par la proximité, l’accointance et la communion stratégique qui unissent les deux royaumes à plus d’un titre...      

 Sur ce plan, notre pays a manifestement, tout à apprendre de l’expertise espagnole en matière de tourisme, puisque tout d’abord, le FITUR occupe le second rang planétaire de l’industrie touristique et l’Espagne en est autant en termes d’affluence avec plus de 70 millions de visiteurs pour le compte de l’année 2025, juste derrière la France totalisant plus de 78 millions de visiteurs. Rappelons que le Maroc n’en est qu’à une vingtaine de millions à l’an écoulé. L’intérêt est donc porté sur ce marché de référence en vue de faire étalage du potentiel marocain sur la scène d’émulation universelle, par le biais de ses ressources naturelles et ses diversités des produits dont regorgent les multiples régions du royaume…

  Au-delà de ses offres naturelles, le Maroc pourrait également se mesurer aux jeux concurrentiels par sa proportion investissementale, mise en avant depuis l’entrée en lice de la politique des grands travaux, engagée par la nation, sous les règnes de Feu le Roi Hassan II et son Successeur le Roi Mohammed VI. La volonté tant institutionnelle que professionnelle de faire du tourisme marocain une réelle priorité de l’économie ne date pas d’aujourd’hui eu égard des potentialités dont il recèle. Cependant, il importe à ce propos, de s’y atteler davantage afin de relever le secteur au niveau des grandes nations de la vocation, quoique la prouesse actuelle du Maroc soit à la fois saillante et captivante, franchissant le cap des vingt millions de touristes et devançant toutes les destinations africaines. Il convient d’évoquer que notre pays s’est donc lancé à optimiser ces performances régionales notamment au sud-est et à l’oriental, en plus de ses traditionnelles destinations, traduits lors de cette manche 2026 du FITUR qui a accordé au royaume un espace d’exposition de plus de 800 m2 pour y placer un superbe pavillon savamment pavoisé…


Madrid par Saoudi EL Mmalki

FITUR Salon de tourisme de Madrid  / Des prémices promotionnels prometteurs


Par Med Mohamed Rial le Samedi 24 Janvier 2026


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