Nouveau / Revalorisation de la corniche d’Agadir : déploiement de l’architecture d’éclairage télégéré
L’hiver 2026 marque un record d’érosion pour la baie d’Agadir, avec un recul sédimentaire sans précédent depuis plus de quarante ans. Face à la fragilisation du trait de côte et à la mise à nu des infrastructures de solidité de la corniche, les opérations annuelles de rechargement en sable s’apparentent désormais à un défi titanesque. Le déséquilibre sédimentaire actuel, accentué par les fortes houles, impose désormais une mobilisation technique d’urgence pour restaurer le littoral avant la saison estivale.
Avec une soixantaine de bulletins d’alerte émis, l’hiver 2026 s’inscrit comme l’une des saisons les plus éprouvantes pour le littoral atlantique marocain depuis 1981. En quarante-cinq ans, rarement la côte n’avait connu des conditions météo-marines aussi érosives.
La baie d’Agadir, particulièrement vulnérable en raison de sa configuration, n’a pas été épargnée. Les assauts répétés des houles ont laissé une empreinte profonde sur le trait de côte de cette destination touristique majeure, déformant son profil et dégradant l’état sédimentaire de la plage sur l’ensemble de son linéaire. Ce qui interpelle cette année, c’est l’intensité inédite de ces épisodes, dépassant largement les records de 2019.
Sur le terrain, le constat est sans appel : le littoral sableux apparaît affaibli, incapable de résister à la succession de fortes houles et de marées hautes. Ces «coups de mer» ont emporté une part importante des apports sédimentaires. Résultat, sur une large portion de la côte – particulièrement dans sa partie sud toujours la plus touchée -, la plage se présente désormais totalement aplatie ou érodée, signe d’une fragilité inquiétante avant l’arrivée des vents soutenus d’avril et mai.
Une plage dépouillée de son sable
Actuellement, les stigmates de l’érosion sont omniprésents. Certains secteurs, notamment au sud, sont devenus complètement caillouteux. Dans la zone médiane, le recul est sans précédent : l’abaissement du niveau de sable dépasse par endroits les deux mètres, mettant à nu les fondations en gros béton qui protègent la corniche (finalisée en 2010). En attendant un éventuel rechargement naturel, les stocks de sable disponibles semblent insuffisants pour remodeler la plage si les tempêtes devaient persister. Chaque année, l’entretien de la plage d’Agadir s’apparente à un combat de Sisyphe.
À l’issue de cette période agitée, les engins de la commune urbaine d’Agadir devront s’engager dans une véritable course contre la montre pour offrir une «cure de jouvence» au site, fréquenté quotidiennement par des milliers de résidents et de touristes. Bien que la municipalité procède chaque année à un remodelage mécanique massif à l’approche de la saison estivale, aucun observatoire pérenne n’a encore été mis en place pour quantifier scientifiquement l’ampleur de ces phénomènes cycliques. De leur côté, les hôteliers concessionnaires s’apprêtent, comme à l’accoutumée, à remettre en état leurs espaces privés après cette intervention publique.
Chaque année, la plage s’offre un lifting
Face à cette fatalité, la stratégie repose depuis des années sur l’adaptation par le redéploiement du sable. Toutefois, cette année, le déséquilibre sédimentaire est tel qu’il nécessitera des moyens accrus pour corriger le profil de la plage sans perturber les processus naturels. Il semble que, depuis l’aménagement de la corniche, les programmes successifs n’aient pas suffisamment intégré le risque d’érosion.
Pourtant, selon le volet adaptation du Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC) de la région Souss-Massa, le degré d’exposition de la bande littorale d’Agadir aux événements extrêmes est qualifié d’«élevé», alors qu’aujourd’hui il est difficile de quantifier l’impact des changements climatiques (CC) sur la baie d’Agadir vu l’intensité de ces phénomènes, le degré d’exposition de la bande littorale et leur impact sur le long terme.
les autres sources de dégradation
Outre l’érosion linéaire, la plage d’Agadir subit d’autres pressions environnementales. Lors des périodes de vents forts, le transport éolien provoque un ensablement gênant de la corniche : passages bloqués, invasion des espaces verts et canalisations bouchées sont régulièrement signalés. À cela s’ajoute la problématique récurrente de la pollution. Cinq cours d’eau traversent la plage : les oueds Souss, Lahouar, Tennaout, Tildi et Lghazoua. S’ils sont à sec la majeure partie de l’année, ils charrient, lors des fortes précipitations, des quantités massives de déchets et de sédiments pollués. Ces crues provoquent souvent de véritables désastres écologiques dans la baie.
Enfin, la zone touristique reste sous la menace de dysfonctionnements des stations de refoulement et de relevage, ou de déversements accidentels dans le réseau pluvial, comme cela a encore été constaté la semaine dernière dans la partie sud de la plage.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
Dans un contexte international marqué par une reconfiguration des flux touristiques mondiaux, le Maroc poursuit sa stratégie d’offensive sur les marchés prioritaires et accueille du 25 au 27 mars 2026 à Tamuda Bay, le Forum annuel du SETO, rendez-vous majeur des tour-opérateurs français.
Après avoir consolidé la présence du Maroc sur le marché américain à travers une mobilisation stratégique lors du congrès de l’USTOA, Achraf Fayda poursuit le déploiement de cette dynamique sur le marché français, premier marché émetteur du Royaume, en réunissant au Maroc les principaux décideurs du tour-operating hexagonal.
Ce choix stratégique intervient dans un environnement régional où les tensions au Moyen-Orient redessinent les préférences des voyageurs européens et renforcent l’attractivité des destinations stables, accessibles et sécurisées. Dans ce contexte, le Maroc se positionne comme une valeur refuge touristique en Méditerranée et en Afrique du Nord, capable d’offrir à la fois proximité, diversité d’expériences et fiabilité opérationnelle, des éléments particulièrement recherchés par les tour-opérateurs français dans la construction de leurs programmes
Organisé chaque année depuis 2009, le Forum du SETO constitue le principal rendez-vous de la profession touristique française, réunissant dirigeants de tour-opérateurs, experts du secteur, représentants institutionnels et journalistes spécialisés autour des tendances du marché et des perspectives de développement du tourisme au départ de la France. L’édition 2026 rassemblera près de 140 participants, confirmant l’intérêt soutenu des opérateurs français pour la destination Maroc et la volonté de renforcer les partenariats avec les acteurs nationaux.
Le marché français occupe une place centrale dans la stratégie de développement touristique du Royaume, avec plus de 5,7 millions de touristes français accueillis en 2025, soit une progression de 11 % par rapport à l’année précédente et près de 29 % des arrivées internationales. Les premières tendances de 2026 confirment cette dynamique avec une croissance de 14 % des arrivées françaises dès le mois de janvier, tandis que le baromètre SETO fait état d’une progression continue des passagers vers le Maroc et d’une hausse des réservations pour la saison hivernale, traduisant la solidité de la destination dans les réseaux de distribution organisée.
En accueillant le Forum du SETO à Tamuda Bay, Achraf Fayda inscrit clairement le marché français dans la continuité de la stratégie offensive engagée sur le marché américain, avec une approche fondée sur la proximité avec les tour-opérateurs, la valorisation de nouvelles régions touristiques et la consolidation des liaisons aériennes. Le lancement du vol direct Paris-Tétouan opéré par Royal Air Maroc, transporteur officiel de l’événement, illustre cette volonté de renforcer l’accessibilité du nord du Maroc et de soutenir l’émergence de nouvelles destinations auprès des professionnels français.
Source: tourismapost.ma
C’est une occasion chaleureuse, voire nécessaire ,pour nous de rendre un hommage bien mérité à une personne dont le parcours au sein du Conseil Régional du Tourisme d'Agadir Souss Massa force le respect et l’admiration. Il s’agit de Mme Amina TIGAIZIN, « la mémoire vivante » du CRT Agadir SM. Mère de deux enfants, elle a su au fils des année de s’inscrire dans un engagement pratique positif bien marqué d’un professionnalisme de terrain, au fil des années, qui lui vaut le respect de tout le monde.
Mme Amina a rejoint l’ex ( Groupement Régional d'’Intérêt Touristique) ( GRIT) en 1998 en tant qu’Assistante de Direction, un poste qu’elle a occupé avec rigueur, discrétion et un grand sens du devoir. Pendant plus de vingt-six ans, elle a été un pilier essentiel du fonctionnement quotidien de notre structure.
Grâce à son sérieux, son engagement et la richesse de son expérience, elle a été nommée en 2018 Responsable Administrative et Ressources Humaines. Dans cette fonction, elle poursuit sa mission avec la même loyauté, la même efficacité et un professionnalisme constant.
Au fil des années, Mme Amina a travaillé aux côtés de plusieurs présidents et différentes équipes dirigeantes, s’adaptant à chaque évolution avec un sens remarquable de la responsabilité, toujours dans l’intérêt supérieur du bon fonctionnement du CRT
Elle a ainsi accompagné les mandats de :
de M. Abdellatif Ghissassi et M. Lahoucine Achengli (1996 – 2004)
M. Said Scally (2004 – 2007)
M. Abderrahim Oummani (2007 – 2014)
M. Salah Eddine Benhammamane (2014 – 2016)
M. Guy Marrache et M. Mahfoud Filali (2016 – 2019)
M. Rachid Dahmaz (2019 – 2022)
- Période transitoire M. Said Scally (15 septembre 2022 – 12 juillet 2023)
M. Salah Eddine Benhamane / guy Marrache (depuis 2023 à ce jour).
Nombreux sont les professionnels à Agadir qui la considèrent aujourd’hui comme la mémoire vivante et une sorte de “boîte noire” du CRT Agadir SM, tant sa connaissance et sa maitrise administratives à la fois au sujet de l’historique du CRT, comme celle concernant la gestion des divers dossiers, celle des sollicitudes des membres , au sujet desquels elle accorde un grand intérêt.
Au-delà de ses compétences professionnelles, Mme Amina est avant tout une personne profondément humaine : serviable, disponible, souriante et toujours prête à aider avec bienveillance. Son engagement, sa fidélité et son esprit d’équipe ont marqué plusieurs générations de collaborateurs et ont largement contribué au développement, à la continuité et à la stabilité de l’association.
C’est avec grand respect et vif honneur que nous lui rendons cet hommage, bien mérité, pour son parcours professionnel. Notre profonde reconnaissance et notre immense respect pour toutes ces années de travail, de dévouement et de passion au service du CRT Agadir SM. Et Que nous avons vécu, avec elle , lors de sa gestion administrative et autre des dossiers du CRT. Mille Bravos. Hafidak Allah AMINA.
Mohamed Rial
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