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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Avec 12,1 millions de nuitées en 2025, soit 28 % du total national, le tourisme interne confirme sa montée en puissance. Au-delà des chiffres, une nouvelle dynamique s’installe : diversification des destinations, désaisonnalisation et montée en gamme. Porté par la campagne « Ntla9awfbladna », ce virage pourrait redéfinir durablement le modèle touristique marocain.


Ifrane ville capitale de la neige
Ifrane ville capitale de la neige

Le tourisme interne au Maroc ne se contente plus de jouer les seconds rôles. Jadis perçu comme une simple bouée de sauvetage en période de crise, il s’affirme aujourd’hui comme un moteur de croissance autonome et un levier stratégique pour l’équilibre territorial. La relance de la campagne nationale « Ntla9awfbladna » par l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) marque une étape décisive dans cette volonté de transformer durablement les habitudes de voyage des résidents, en les incitant à explorer la diversité des territoires au-delà des sentiers battus et des pics saisonniers.

L’analyse des données récentes révèle une montée en puissance incontestable de ce segment. En 2025, le tourisme interne a généré plus de 12,1 millions de nuitées, ce qui représente près de 28 % de l’ensemble des nuitées touristiques enregistrées dans le Royaume, selon Achraf Fayda, directeur général de l’ONMT. Cette performance s’inscrit dans une trajectoire ascendante : en 2024, le nombre de nuitées des touristes nationaux dans les hôtels classés s’élevait à environ 8,5 millions, soit 30 % du total. Ces chiffres témoignent d’un attachement profond des Marocains à leur propre territoire, mais surtout d’une volonté croissante de découverte et d’évasion locale.

Le tourisme interne redéfinit les destinations phares

Au-delà des volumes, c’est la nature même du voyage qui évolue. Les premiers mois de 2026 confirment une diversification géographique sans précédent. En janvier, alors que les nuitées nationales progressaient de 4 %, certaines destinations ont connu des bonds spectaculaires : Ifrane a bondi de 74 %, El Jadida de 48 % et Casablanca de 41 %, selon Achraf Fayda. Cette dynamique suggère un glissement vers un tourisme de proximité, plus fréquent et moins dépendant de la seule saison estivale. Le voyageur marocain moderne semble délaisser les séjours balnéaires massifs au profit d’expériences plus authentiques, souvent tournées vers la nature et les activités de plein air.

Cette mutation comportementale impose une adaptation structurelle de l’offre. Si l’hôtellerie classique de 3 et 4 étoiles demeure le socle de l’hébergement, les formes alternatives – gîtes, maisons d’hôtes, hébergements ruraux – connaissent une progression rapide. L’ONMT accompagne cette transformation en mettant en lumière des destinations à fort potentiel mais encore sous-exploitées par le marché national, telles que Dakhla, Laâyoune, Ouarzazate ou encore la région de l’Oriental. L’objectif est double : désengorger les pôles traditionnels comme Marrakech ou Agadir et irriguer économiquement des zones plus reculées.

Le défi majeur reste la pérennisation de cette demande tout au long de l’année. En encourageant les escapades printanières et hivernales, les autorités touristiques visent à réduire la dépendance à la saisonnalité, facteur de précarité pour de nombreux opérateurs. Cette stratégie de décentralisation et de diversification fait du tourisme interne un vecteur de résilience économique et de montée en gamme. En somme, le Maroc est en train de réussir le pari de faire de son propre marché intérieur le socle d’une industrie touristique plus équilibrée, plus durable et plus inclusive.


source: 
https://maroc-diplomatique.net/


Par Med Mohamed Rial le Lundi 23 Mars 2026


Le passage annoncé du Pullman Mazagan Royal Golf & Spa sous enseigne Hyatt Regency Mazagan par rebranding s’inscrit logiquement dans une recomposition profonde, et encore mal cartographiée, de l’hôtellerie marocaine, constatée dans la dissociation croissante entre propriété foncière, gestion opérationnelle et puissance de marque. Autrement dit, qui possède les murs, qui pilote l’exploitation et qui capte la valeur symbolique ?


Hôtellerie A qui appartiennent vraiment les clés du parc 4 et 5 étoiles ?

Cette question, primordiale pour la stratégie touristique à l’horizon 2030, mérite une lecture dépassionnée. Il ne s’agit ni d’alerte ni de procès d’intention, mais d’un simple diagnostic. Comme quoi, il semble que la chaîne de valeur hôtelière marocaine se dénationalise partiellement sur les segments supérieurs, alors même que notre pays ambitionne de renforcer sa souveraineté touristique.

Le modèle dominant au Maroc, comme ailleurs quand même, est devenu asset-light pour les grands groupes internationaux :

-Propriétaire foncier : souvent fonds d’investissement, holdings immobilières ou groupes marocains.

-Gestionnaire : opérateur international sous contrat de management (Hyatt, Marriott, Accor, Hilton…).

-Marque : côté principal de distribution, de standards et de yield management.
Parmi les cas territoriaux les plus emblématiques, citons à titre indicatif :

Casablanca-Rabat

-Four Seasons Hotel Casablanca. Propriétaire : fonds/holding marocaine à capitaux mixtes. Gestion : Four Seasons (management contract). Marque : internationale premium.


Hôtellerie A qui appartiennent vraiment les clés du parc 4 et 5 étoiles ?

Sofitel Casablanca Tour Blanche. Propriétaire : groupe marocain (immobilier/tourisme). Gestion : Accor. Marque : française.

-Fairmont La Marina Rabat-Salé. Propriétaire : consortium marocain/institutionnel. Gestion : Accor (Fairmont). Marque : internationale.

Donc, une propriété encore largement marocaine, mais dépendance forte aux marques étrangères pour le segment luxe.

Marrakech ou l’hybridation poussée

-Royal Mansour Marrakech. Propriétaire : État marocain. Gestion : interne (modèle souverain). Marquage : marocain haut de gamme.

-Mandarin Oriental Marrakech. Propriétaire : investisseurs privés marocains. Gestion : Mandarin Oriental.

-Park Hyatt Marrakech. Propriétaire : groupe immobilier marocain. Gestion : Hyatt.

Cela veut donc dire que Marrakech reste le creuset d’un modèle mixte où la propriété est souvent nationale mais la distribution mondiale passe par des marques internationales.

Atlantique et balnéaire

-Mazagan Beach & Golf Resort. Propriétaire : fonds souverains/consortium international. Gestion : opérateur international.

-Hilton Taghazout Bay Beach Resort & Spa. Propriétaire : aménageur public/privé marocain. Gestion : Hilton.

-Riu Palace Tikida Agadir. Propriétaire/gestion : joint-venture maroco-espagnole.

On remarque ainsi sur le balnéaire, la présence structurelle d’opérateurs espagnols et internationaux depuis les années 2000.


Hôtellerie A qui appartiennent vraiment les clés du parc 4 et 5 étoiles ?

Il n’existe pas de base publique exhaustive, mais les tendances convergent :

-Propriété foncière : encore majoritairement marocaine (groupes locaux, institutionnels, holdings publics).

-Gestion et marque : largement dominées par des opérateurs internationaux sur le segment 5 étoiles et une partie du 4 étoiles.

-Fonds étrangers : présence croissante dans les montages récents, surtout dans les zones touristiques planifiées.

Autrement dit, le Maroc possède encore beaucoup de murs, mais externalise la valeur immatérielle via la distribution, les standards, le pricing et CRM global.

Soit une possible «supériorité numérique et managériale» des groupes internationaux.

Comparer avec la Turquie, l’Espagne ou l’Égypte est éclairant.

-Turquie: Chaînes locales puissantes (Rixos, Dedeman…) soutenues par l’État et un marché domestique massif.

-Espagne: Groupes nationaux devenus globaux (Meliá, Barceló, Riu). L’internationalisation est partie de capitaux locaux.

-Égypte: Présence étrangère forte mais marques nationales visibles sur le balnéaire.

-Maroc: Quelques réussites comme Royal Mansour Collection, la Mamounia et les groupes hôteliers nationaux en montée. Mais pas encore de chaîne marocaine internationale capable d’essaimer hors du pays avec un standard homogène. Bien entendu, le problème n’est pas culturel ni qualitatif, mais il s’agit souvent d’une fragmentation du capital, si ce n’est par manque d’intégration distribution/CRM ou par dépendance aux OTA et marques globales si ce n’est encore par taille critique insuffisante.


Le cas du groupe Kenzi Hotels Group est édifiant. Fondé et développé par l’entrepreneur marocain Abdellatif Kabbaj, le groupe constitue aujourd’hui l’un des principaux opérateurs hôteliers 100 % marocains, avec plus de 2 100 chambres réparties dans une dizaine d’établissements dans six villes du Royaume, allant de l’hôtellerie d’affaires à Casablanca à des resorts de loisirs à Marrakech ou Agadir.

Son portefeuille comprend notamment des adresses comme le Kenzi Tower Hotel Casablanca, le Kenzi Menara Palace Marrakech ou encore le Kenzi Solazur Tanger, impliquant une capacité nationale à opérer des établissements 4 et 5 étoiles conformes aux standards internationaux, tout en conservant une signature marocaine dans l’expérience client.

  

Autre acteur souvent sous-analysé : Valeria Hotels & Resorts, filiale du groupe touristique marocain Investour Holding, fondé par la famille Chérif Alami. Spécialisée dans le segment clubs et resorts all-inclusive, l’enseigne exploite plusieurs complexes structurants du tourisme marocain comme le Valeria Madina Club Resort Marrakech, le Valeria Dar Atlas Resort Marrakech ou le Valeria Les Jardins d’Agadir Resort.

Ces établissements, parfois dotés de plusieurs centaines de chambres et d’infrastructures de loisirs importantes, aquaparks, clubs enfants, centres de bien-être, témoignent d’une maîtrise opérationnelle avancée du modèle resort, historiquement introduit au Maroc par les grands tour-opérateurs européens. Le groupe poursuit d’ailleurs son expansion, notamment avec la reprise en gestion du boutique-hôtel Kasbah del Mar Cabo Negro sur la côte méditerranéenne dans le cadre de sa stratégie « Cap 2030 ».

Cette réalité repose sur un modèle discret mais solide, celui des investissements réguliers dans la rénovation des actifs, montée en gamme progressive et transmission entrepreneuriale familiale, avec une nouvelle génération désormais impliquée dans la gestion du groupe.

Dans un marché dominé par les contrats de management internationaux, Kenzi et Valeria démontre ainsi une rare chaîne nationale capable de gérer directement ses établissements sans dépendre d’une marque étrangère pour la distribution ou les standards opérationnels.

Quant à lui, le rebranding du Pullman vers Hyatt implique cette tendance des actifs qui changent de marque plus vite qu’ils ne changent de propriétaire et le déplacement de la valeur vers la gestion et la distribution mondiale.

Le Maroc n’est pas dépossédé de son hôtellerie. Mais il en partage de plus en plus la gouvernance.

Alors, quelle stratégie de marque nationale ? quels champions locaux ? quelle capacité de négociation avec les opérateurs mondiaux ?

Le branding «Made in Morocco» n’est pas impossible. Il est simplement encore inachevé…

source: premiumtravelnews.com/ par mustapha amal

Par Med Mohamed Rial le Mardi 17 Mars 2026


Lors du salon ITB 2026, les professionnels gadiris ont été moins nombreux que d’habitude. En partie à cause du mois de ramadan, les trois jours de l’ITB avaient coincidé avec des jours du jeûne). L’atmosphère des attaques des américains et d’Israël contre l’Iran ont eu un effet regrettable pour toute la communauté des professionnels du tourisme, à l’échelon international.


Agadir Tourisme Des professionnels fortement engagés et dévoués. Bien méritants.
D’ailleurs au salon, il n’y a pas eu de manifestations d’animation comme avant. Le temps était lourd, les visages crispés et le sourire rare. Du côté Agadir, des professionnels ont été présents, comme à   l’accoutumée, avec la présence moindre mais bien marquée via des agents de voyages et des hôteliers. Une présence du CRT brillamment marquée par la présence du Vice président Chahli et de la directrice adjointe du CRT Lamia Nafaa …qui ont agit avec professionnel et responsabilité dans le stand d’Agadir.
 
 Nous saisissons cette occasion pour rendre un hommage à Lamia Nafaa pour son dévouement exemplaire devant les responsabilités en tant que directrice adjointe  du CRT, à des fins promotionnelles correctes qui ont eu un vrai impact positif sur les visiteurs au stand gadiri. Information et explications détaillés sur le produit touristique Agadir Souss Massa. Distributions de boxes de gâteaux traditionnels marocains, coffrets de prestiges ave huile d’argan, miel et Amlou. Deux tombola ont été organisées et ont une un succès bien marqué sur les visiteurs. Bref du travail positif et concluant.
 
  C’est une occasion pour nous pour rendre un hommage chaleureux particulier pour des professionnels gadiris au stand qui ont fait le déplacement pour leurs produits et donc pour la destination Agadir, en tant que premier produit balnéaire national. Nous citerons Brahim Ouakhir, voyagiste professionnel, un grand habitué de l ‘ITB. Un vrai engagé de la promotion de la destination depuis des années.
 
  Un hommage également à Abdelhaq Chahli, président de l’ Association Régionale de l’Industrie Hôtelière qui était disponible au stand, intervenant et expliquant chaque fois que la situation l’exige.  Rachid Dahmaz, ex président du CRT Agadir, actuellement installé à Saïdia, a brillamment mené des discussions et des rencontres fructueuses au sein du stand gadiri. Son savoir faire en matière des voyages organisés est d’une grande utilité des tous ces jeunes professionnels qui se sont lancés sur les traces de leurs parents.
 
 Une autre présence bien marquée, comme toujours lors des grands salons internationaux est celle de Abdeltif Kabbage. Toujours à l’écoute de tout le monde intervenant efficacement quant il le faut, il est respecté par tout le monde. Si Abdeltif, comme l’appelle les acteurs du tourisme, mérite indiscutablement un vrai hommage, pour l’endurance dont il a fait preuve pour le développement hôtelier de son groupe et pour le développement de l’hôtellerie au Maroc.  Un hommage également, pour son ale travail accompli au sein du groupe par le professionnel méritant  Chafiq Mahfoud. Un vétéran de l’hôtellerie d’Agadir, qui est installé à Marrakech et supervisant des hôtels dans le sud marocain, continuant avec savoir faire la tâche qui lui assigné.
 
  Agadir en tant que destination balnéaire de choix au Maroc, a donné au tourisme national et régional, au fur des années, un vrai développement indéniable avec la mobilisation, la disponibilité et l’implication exemplaire et permanente de ses professionnels de terrain (hôteliers, voyagistes et autres…). Nous saisons cette occasion pour leur rendre hommage respectueux de reconnaissance pour tout le beau travail qui ils ont conclu et qui a conduit à un développement certain de la destination Agadir.
 

Chahli et l'ambassadrice du Royaume à Berlin.
Chahli et l'ambassadrice du Royaume à Berlin.
Nous citerons, à titre indicatif, certains d’entre eux, pour mémoire et en rappel du travail super professionnel qu’ils avaient réalisé : c’est le cas de Feu Belahcen du Beach Club ; Feu Madani ; Feu Arabab ; Feu Kroni, Feu Bensaid, entre autres… Longue vie aux professionnels qui se sont retirés de la profession après avoir effectué du beau travail . C ’est le cas de Said Sqali, de Oummani, Hj Radi, Hj Abid, Hj Aziz Hways, Kenfaoui, Madame Régiani en hôtellerie ( pour l’aérien) ; Fouad Hajjoui pour le travail professionnel qui avait fait lors de ses responsabilité à Agadir (ex délégué du tourisme) et plus particulièrement à Vienne et à Moscou.
 
Une liste bien longue et bien expressive pour de nombreux professionnels qui avaient fait la fierté et qui font encore la fierté du tourisme dans le Souss Massa particulièrement et au Maroc en général. A leur tête Guy Marrache , Salah Eddine  Benhamane Hamid Bentahar... Très bonne continuation pour ceux qui exercent toujours avec passion et patience

   
 EN dernier lieu, on ne peut empêcher de remarquer, malheureusement, l’inexistence d’un cadre amical qui réunit les professionnels du tourisme (tout secteur confondu) à Agadir, dans une association qui les regroupe, dans le but d’organiser des rencontres amicales une fois par trimestre pour mémorisation des bons moments vécus dans l’exercice de la profession du tourisme. ET pour rencontrer les uns des autres et ainsi éviter un oubli pesant, en fin d’exercice à tel point que cela crée un isolement qui ne fait qu’accentuer un malaise issu après plusieurs années d’exercice, sans aucune reconnaissance amicale et valorisante.
 
 C’est un appel que nous lançons à tous les professionnels en exercice et en retraite, pour la constitution d’une entité amicale à laquelle vont adhérer indiscutablement les professionnels, en guise de reconnaissance, d’amitié entre eux, pour lutter contre l’oubli qui constitue un malaise après retraite qui n’a pas lieu d’être. Durant 42 ans d’exercice en tant que journaliste spécialisé du tourisme à Agadir, j’ai rencontré des professionnels de grande qualité humaine, de vrais nationalistes, de grands professionnels patriotes qui méritent tous les hommages et toute la reconnaissance méritée pour leur apport formidable dans le développement du tourisme à Agadir et dans la région. Chacun dans son métier, avec une conscience professionnelle exceptionnelle et avec un savoir faire de valeur. Très bonne continuation messieurs dames les professionnels.
 
A bon entendeur, salut.


Mohamed RIAL
 

Agadir Tourisme Des professionnels fortement engagés et dévoués. Bien méritants.

Agadir Tourisme Des professionnels fortement engagés et dévoués. Bien méritants.

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 11 Mars 2026


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