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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Un touriste golfeur dépense environ 180 à 250 euros/jour, soit deux à trois fois plus qu’un touriste classique visitant le Maroc. C’est dire l’importance que revêt cette niche pour le développement de l’activité touristique dans le Royaume, considéré comme une destination d’hiver.


Tourisme : Agadir mise sur le golf

En effet, plusieurs axes (Marrakech-Agadir-Essaouira, Rabat-Casablanca-El Jadida et Tanger-Tétouan-Larache-Saïdia) répondent aux critères d’une destination golfique, à savoir plus de cinq parcours situés dans un rayon de 45 minutes du lieu d’hébergement. Ces derniers sont d’ailleurs généralement aménagés sur le même site, ce qui permet d’instaurer le concept de grappes. Afin de capitaliser sur cet acquis, le Conseil régional du tourisme (CRT) du Souss-Massa organise la première édition de l’Agadir Souss-Massa Golf Cup.

L’évènement, également connu sous l’appellation d’Agadir Golf Days se déroulera sur trois jours. Objectif : promouvoir la région, dotée d’une offre structurée autour de cinq golfs, comme une destination privilégiée pour le tourisme golfique auprès des amateurs et professionnels marocains et internationaux. La région Souss Massa, qui a déjà abrité le Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meryem (les seuls événements affiliés au circuit européen), est reconnue pour ses infrastructures golfiques offrant une diversité de parcours d’exception.

Parmi ces infrastructures, il y a le Golf du Soleil qui propose deux parcours de 18 trous, le Golf Les Dunes avec trois boucles de euf trous, le Golf de l’Océan et ses trois tracés de neuf trous, le Royal Golf Agadir (euf trous, ainsi que le dernier-né, Tazegzout Golf (18 trous), situé à Taghazout Bay.

Valorisation du potentiel régional
Notons que le potentiel golfique de la région demeure encore insuffisamment valorisé sur les marchés national et international. L’objectif des Agadir Golf Days est donc de mettre en lumière ces atouts, de renforcer la visibilité de la destination et de favoriser les partenariats entre les professionnels du tourisme et les acteurs du golf régional, afin de dynamiser cette niche touristique à fort potentiel économique.

L’évènement ciblera principalement les golfeurs professionnels et amateurs, titulaires de licences nationales et internationales en cours de validité, avec une participation minimale obligatoire de quarante golfeurs internationaux et vingt golfeurs marocains.

Ce rendez-vous sportif visera aussi les agences de voyages et tour-opérateurs spécialisés en tourisme golfique, en plus des marchés européens, notamment la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les pays scandinaves.

Dynamique positive
Pour rappel, le secteur touristique a bouclé l’année 2025 en franchissant le seuil de 1,5 million d’arrivées et 6,3 millions de nuitées. Quant au taux d’occupation moyen, il est de 66% au sein des établissements d’hébergement touristique classés d’Agadir, y compris la station de Taghazout et d’Imi Ouaddar.

La destination entame l’exercice 2026 avec une évolution positive, tant en arrivées qu’en nuitées. Le cumul des deux premiers mois affiche une progression, avec 218.509 arrivées (+0,80%) et 940.349 nuitées (+3,33%). L’Angleterre arrive en tête des marchés émetteurs en nuitées (31,70%), suivie par la France (24,38%). La Pologne enregistre une croissance soutenue de ses arrivées, bondissant de +67,16% sur la période. À l’inverse, le marché national subit un net recul, avec une baisse de 15,75% des arrivées.

Le segment hôtelier de luxe porte la croissance, les 5 étoiles progressant de 39,37% en arrivées. Les établissements 4 étoiles et les résidences hôtelières affichent cependant des performances en repli. La durée moyenne de séjour s’améliore globalement, passant de 4,20 à 4,30 jours en un an. Le taux d’occupation moyen des hôtels classés progresse légèrement, à 61,78% (+0,16%).

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Par Med Mohamed Rial le Jeudi 2 Avril 2026


À première vue, accueillir le Forum annuel du SETO à Tamuda Bay pourrait passer pour une simple opération de relations publiques made in ONMT. En réalité, le choix est tout sauf protocolaire. En faisant venir du 25 au 27 mars 2026 près de 140 dirigeants de tour-opérateurs français, journalistes spécialisés et décideurs du secteur dans le nord du Maroc, l’Office ne cherche apparemment pas seulement à re-séduire le marché français, il tente plutôt de redessiner la géographie touristique du Royaume. Pourquoi pas ?


SETO: Le Maroc une destination de substitution crédible

Car, amplifiée par les chiffres flatteurs du tourisme marocain, la réalité de croissance du secteur reste encore trop concentrée sur les quelques destinations historiques de Marrakech, Agadir, Fez ou Casablanca, tandis que des territoires entiers, tels Ouarzazate, l’Oriental, Béni-Mellal Khénifra, Meknès et d’autres, peinent à exister dans les catalogues des grands réseaux de distribution européens. En accueillant le Forum du SETO à Tamuda Bay, l’ONMT mise précisément sur cette faille qui aurait dû convaincre les professionnels français que le nord et le sud du Royaume peuvent devenir autre chose qu’une destination secondaire ou saisonnière.

Le pari est d’autant plus stratégique que la France demeure, de très loin, le premier marché émetteur du Maroc. En 2025, plus de 5,7 millions de visiteurs français ont séjourné dans le Royaume, soit près de 29 % des arrivées internationales et une hausse de 11 % en un an. Les premiers mois de 2026 confirment cette accélération, avec une progression de 14 % des arrivées françaises dès janvier.

Tout de même, cette dynamique ne saurait être la résultante immédiate seulement de la performance marketing marocaine. Elle s’explique aussi par un bouleversement plus large des flux touristiques européens. Les tensions persistantes au Moyen-Orient, l’instabilité de certaines destinations méditerranéennes et la hausse des inquiétudes sécuritaires poussent les voyageurs français vers des marchés perçus comme plus stables, plus proches et plus prévisibles. Dans cette nouvelle carte du tourisme, le Maroc est considéré destination de repli rassurante, une destination de substitution crédible.

C’est précisément ce que cherchent aujourd’hui les tour-opérateurs français, une destination capable d’absorber une demande croissante tout en offrant une diversité de produits. Or, le Maroc dispose de cet avantage de proximité, en moins de trois heures de vol depuis Paris, il peut proposer simultanément du balnéaire, de la montagne, du désert, du patrimoine, du luxe, du golf, du bien-être et du tourisme culturel. Le problème n’a jamais été l’offre. Le problème a longtemps été sa visibilité.

D’où l’importance du choix de Tétouan et de sa région comme théâtre de cette offensive française. Le lancement du vol direct Paris-Tétouan par Royal Air Maroc, transporteur officiel de l’événement, verse justement dans cette tendance de diversification offre-produit. Pour la bonne raison que tant qu’une destination n’est pas facilement accessible, elle reste absente des brochures, des forfaits et des circuits. Une ligne aérienne transporte des passagers mais transporte aussi une destination vers le marché.

Le nord du Maroc souffrait jusque-là du paradoxe d’une région riche en patrimoine, dotée d’un littoral exceptionnel, d’hôtels haut de gamme et d’une proximité immédiate avec l’Europe, mais encore insuffisamment connectée et mal identifiée par les grands réseaux de vente français. En choisissant d’y organiser le Forum du SETO, l’ONMT cherche à construire un nouveau challenge touristique régional.

Certainement, cette stratégie tranche avec une certaine culture institutionnelle marocaine, souvent tentée par les campagnes d’image généralistes, les slogans consensuels et les grands discours sur « la destination Maroc ». Ici, le raisonnement est plus précis, plus offensif et plus efficace : réunir physiquement les décideurs là où l’on veut créer du tourisme, leur faire découvrir un territoire encore sous-exploité, leur démontrer qu’il existe des hôtels, des infrastructures, une desserte aérienne et un potentiel commercial.

En ce sens, l’opération menée par Achraf Fayda s’inscrit franchement dans la continuité de la campagne engagée quelques mois plus tôt sur le marché américain après la mobilisation marocaine au congrès de l’USTOA. Mais la France n’est pas un marché comme les autres. Elle représente à la fois la proximité géographique, la profondeur historique, la diaspora et la principale réserve de croissance immédiate du tourisme marocain. Le Royaume ne peut donc plus se contenter d’y défendre ses positions, il doit désormais y conquérir de nouveaux territoires.


Source: 
premiumtravelnews.com  par  mustapha amal

 

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 1 Avril 2026


L’hiver 2026 marque un record d’érosion pour la baie d’Agadir, avec un recul sédimentaire sans précédent depuis plus de quarante ans. Face à la fragilisation du trait de côte et à la mise à nu des infrastructures de solidité de la corniche, les opérations annuelles de rechargement en sable s’apparentent désormais à un défi titanesque. Le déséquilibre sédimentaire actuel, accentué par les fortes houles, impose désormais une mobilisation technique d’urgence pour restaurer le littoral avant la saison estivale.


Plage d’Agadir : une érosion de sable sans précédent

Avec une soixantaine de bulletins d’alerte émis, l’hiver 2026 s’inscrit comme l’une des saisons les plus éprouvantes pour le littoral atlantique marocain depuis 1981. En quarante-cinq ans, rarement la côte n’avait connu des conditions météo-marines aussi érosives.

La baie d’Agadir, particulièrement vulnérable en raison de sa configuration, n’a pas été épargnée. Les assauts répétés des houles ont laissé une empreinte profonde sur le trait de côte de cette destination touristique majeure, déformant son profil et dégradant l’état sédimentaire de la plage sur l’ensemble de son linéaire. Ce qui interpelle cette année, c’est l’intensité inédite de ces épisodes, dépassant largement les records de 2019.

Sur le terrain, le constat est sans appel : le littoral sableux apparaît affaibli, incapable de résister à la succession de fortes houles et de marées hautes. Ces «coups de mer» ont emporté une part importante des apports sédimentaires. Résultat, sur une large portion de la côte – particulièrement dans sa partie sud toujours la plus touchée -, la plage se présente désormais totalement aplatie ou érodée, signe d’une fragilité inquiétante avant l’arrivée des vents soutenus d’avril et mai.

Une plage dépouillée de son sable
Actuellement, les stigmates de l’érosion sont omniprésents. Certains secteurs, notamment au sud, sont devenus complètement caillouteux. Dans la zone médiane, le recul est sans précédent : l’abaissement du niveau de sable dépasse par endroits les deux mètres, mettant à nu les fondations en gros béton qui protègent la corniche (finalisée en 2010). En attendant un éventuel rechargement naturel, les stocks de sable disponibles semblent insuffisants pour remodeler la plage si les tempêtes devaient persister. Chaque année, l’entretien de la plage d’Agadir s’apparente à un combat de Sisyphe.

À l’issue de cette période agitée, les engins de la commune urbaine d’Agadir devront s’engager dans une véritable course contre la montre pour offrir une «cure de jouvence» au site, fréquenté quotidiennement par des milliers de résidents et de touristes. Bien que la municipalité procède chaque année à un remodelage mécanique massif à l’approche de la saison estivale, aucun observatoire pérenne n’a encore été mis en place pour quantifier scientifiquement l’ampleur de ces phénomènes cycliques. De leur côté, les hôteliers concessionnaires s’apprêtent, comme à l’accoutumée, à remettre en état leurs espaces privés après cette intervention publique.

Chaque année, la plage s’offre un lifting
Face à cette fatalité, la stratégie repose depuis des années sur l’adaptation par le redéploiement du sable. Toutefois, cette année, le déséquilibre sédimentaire est tel qu’il nécessitera des moyens accrus pour corriger le profil de la plage sans perturber les processus naturels. Il semble que, depuis l’aménagement de la corniche, les programmes successifs n’aient pas suffisamment intégré le risque d’érosion.

Pourtant, selon le volet adaptation du Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC) de la région Souss-Massa, le degré d’exposition de la bande littorale d’Agadir aux événements extrêmes est qualifié d’«élevé», alors qu’aujourd’hui il est difficile de quantifier l’impact des changements climatiques (CC) sur la baie d’Agadir vu l’intensité de ces phénomènes, le degré d’exposition de la bande littorale et leur impact sur le long terme.

les autres sources de dégradation
Outre l’érosion linéaire, la plage d’Agadir subit d’autres pressions environnementales. Lors des périodes de vents forts, le transport éolien provoque un ensablement gênant de la corniche : passages bloqués, invasion des espaces verts et canalisations bouchées sont régulièrement signalés. À cela s’ajoute la problématique récurrente de la pollution. Cinq cours d’eau traversent la plage : les oueds Souss, Lahouar, Tennaout, Tildi et Lghazoua. S’ils sont à sec la majeure partie de l’année, ils charrient, lors des fortes précipitations, des quantités massives de déchets et de sédiments pollués. Ces crues provoquent souvent de véritables désastres écologiques dans la baie.

Enfin, la zone touristique reste sous la menace de dysfonctionnements des stations de refoulement et de relevage, ou de déversements accidentels dans le réseau pluvial, comme cela a encore été constaté la semaine dernière dans la partie sud de la plage.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Plage d’Agadir : une érosion de sable sans précédent


Plage d’Agadir : une érosion de sable sans précédent

Par Med Mohamed Rial le Mercredi 1 Avril 2026


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