Autre acteur souvent sous-analysé : Valeria Hotels & Resorts, filiale du groupe touristique marocain Investour Holding, fondé par la famille Chérif Alami. Spécialisée dans le segment clubs et resorts all-inclusive, l’enseigne exploite plusieurs complexes structurants du tourisme marocain comme le Valeria Madina Club Resort Marrakech, le Valeria Dar Atlas Resort Marrakech ou le Valeria Les Jardins d’Agadir Resort.
Ces établissements, parfois dotés de plusieurs centaines de chambres et d’infrastructures de loisirs importantes, aquaparks, clubs enfants, centres de bien-être, témoignent d’une maîtrise opérationnelle avancée du modèle resort, historiquement introduit au Maroc par les grands tour-opérateurs européens. Le groupe poursuit d’ailleurs son expansion, notamment avec la reprise en gestion du boutique-hôtel Kasbah del Mar Cabo Negro sur la côte méditerranéenne dans le cadre de sa stratégie « Cap 2030 ».
Cette réalité repose sur un modèle discret mais solide, celui des investissements réguliers dans la rénovation des actifs, montée en gamme progressive et transmission entrepreneuriale familiale, avec une nouvelle génération désormais impliquée dans la gestion du groupe.
Dans un marché dominé par les contrats de management internationaux, Kenzi et Valeria démontre ainsi une rare chaîne nationale capable de gérer directement ses établissements sans dépendre d’une marque étrangère pour la distribution ou les standards opérationnels.
Quant à lui, le rebranding du Pullman vers Hyatt implique cette tendance des actifs qui changent de marque plus vite qu’ils ne changent de propriétaire et le déplacement de la valeur vers la gestion et la distribution mondiale.
Le Maroc n’est pas dépossédé de son hôtellerie. Mais il en partage de plus en plus la gouvernance.
Alors, quelle stratégie de marque nationale ? quels champions locaux ? quelle capacité de négociation avec les opérateurs mondiaux ?
Le branding «Made in Morocco» n’est pas impossible. Il est simplement encore inachevé…
Accueil












