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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


Depuis 2001, le Maroc a formulé pas moins de trois grandes visions touristiques nationales : Vision 2010, Vision 2020 et la feuille de route 2023–2026. Chacune affichait des ambitions louables : cap clair, objectifs chiffrés, volonté de structurer le secteur, d’attirer 20 millions de touristes et de faire du tourisme un dynamo fiable de croissance.


Mais pourquoi la gouvernance touristique au Maroc est-elle toujours malade?

Mais malgré ces bonnes intentions, les résultats restent malheureusement en deçà. Il est vrai que certaines destinations, comme Marrakech ou Agadir ont tiré leur épingle du jeu, mais d’autres régions aux potentiels énormes, comme le Drâa-Tafilalet, Ouarzazate, Béni-Mellal ou l’Oriental, ont été laissées arbitrairement pour compte.

Le problème ? Il n’est ni dans la stratégie, ni dans le manque de ressources naturelles ou culturelles. Il réside ailleurs, plus profondément, dans la gouvernance. Un mot souvent évoqué, rarement assumé. Derrière les slogans, l’ego démesuré de certains décideurs, le calcul à courte vue de certains professionnels, imposer une enseigne ou une personne décisionnelle dans des postes importants sans souvent qu’elle en soit habilitée et l’absence de leadership local structurant ont durablement freiné les efforts. Et ce, malgré les alertes lancées dès le milieu des années 2000.

Mais comment on est arrivé là ? Qu’est-il arrivé ?

Primo, Vision 2010 (lancée en 2001) voulait hisser le Maroc dans le Top 20 des destinations mondiales. Elle reposait sur deux fondements: le Plan Azur et la libéralisation de l’aérien. Les chiffres officiels annonçaient des réussites, mais la réalité fut inégale : seules deux stations sur six du Plan Azur ont vu partiellement le jour (Saïdia, Mazagan), les autres sont restées à l’état de friches ou de chantiers interrompus (Lixus, Plage Blanche…).

Secundo, Vision 2020, plus ambitieuse, prévoyait de doubler les arrivées touristiques et d’impliquer davantage les régions. Or, faute de décentralisation réelle, la vision s’est heurtée à la rigidité des circuits de décision, au manque de suivi, et à l’incapacité de certaines régions à porter leurs propres projets.

Tertio, la récente feuille de route 2023–2026, plus modeste mais pragmatique, reconnaît les erreurs passées. Mais peut-elle réussir sans une refonte de la gouvernance territoriale ? Rien n’est moins sûr.

Derrière ces blocages, un mal en sourdine a gangréné les mécanismes de mise en œuvre : l’égo de certains hauts responsables et le manque de vision partagée des opérateurs du secteur.

Les rivalités institutionnelles, notamment entre les différents ministères, agences nationales (ONMT, SMIT, etc) et les collectivités territoriales, ont généré des doublons, des retards, voire des abandons de projets stratégiques.

Certains opérateurs touristiques, concentrés sur leur intérêt immédiat, ont défendu une approche purement commerciale, sans penser écosystèmes régionaux ni développement partagé.

Le résultat ? Des régions entières sont restées à l’écart des investissements structurants, tandis que les budgets promotionnels se concentraient sur les destinations déjà établies.

L’exemple de la région Drâa-Tafilalet est l’un des plus frappants. Véritable trésor touristique (kasbahs, vallées, désert, oasis, patrimoine cinématographique), elle dispose de ressources uniques à l’échelle mondiale. Pourtant elle arrive en queue du classement national en termes de revenu par habitant : moins de 10 000 MAD/an, soit la moitié de la moyenne nationale. Elle est quasi absente des grandes campagnes internationales de l’ONMT et son accessibilité reste désastreuse, pas de lignes aériennes directes régulières vers l’Europe, liaisons intérieures peu attractives et routes longues, mal entretenues, sans alternatives rapides.

Ce retard s’explique en partie par un découpage administratif mal pensé. La création de Drâa-Tafilalet comme région, isolée des pôles dynamiques comme Marrakech ou Fez, a conduit à une fragilisation de son poids politique dans les négociations nationales. L’absence d’un leadership régional fort et audible a aggravé la situation.

Un des principaux freins à l’émergence de nouvelles destinations reste sûrement la faible connectivité aérienne. Le rôle ambigu de Royal Air Maroc est au cœur des critiques. Elle reste surtout centrée sur Casablanca et ne répond que très marginalement aux besoins des régions touristiques secondaires. De leur côté, les professionnels dénoncent une absence d’écoute et de collaboration de la part de la compagnie, que ce soit pour l’ouverture de lignes saisonnières ou la coordination avec les autorités locales.

Sans vols réguliers, fiables, et à coût raisonnable, des villes comme Errachidia, Ouarzazate, Tétouan ou Zagora resteront déconnectées de la dynamique touristique nationale et donc exclues du développement.

Le problème est également structurel : les régions, ni non plus la majorité des CRTs, n’ont ni les budgets, ni les prérogatives, ni l’expertise pour piloter une politique touristique ambitieuse. La décentralisation annoncée depuis plus de dix ans reste inaboutie. Sans dire que peu de CRI et de chambres de commerce disposent de cellules spécialisées tourisme. D’autant plus que les Conseils régionaux, élus mais souvent politisés, manquent de stratégie, de continuité et de capacité d’exécution. Qui plus est, les walis et gouverneurs, parfois moteurs, sont limités par des mandats administratifs peu connectés au terrain économique.

Il est donc clair que cette dichotomie entre ambition nationale et vide territorial aboutit à une situation paradoxale. Oui, le Maroc possède des régions exceptionnelles sur le plan touristique, mais qui ne génèrent aucune richesse locale pérenne.

Ce que révèle l’échec partiel des visions touristiques successives, c’est , qu’on l’admette ou pas, l’absence de dispositifs d’exécution solides, transparents, décentralisés et inclusifs. Sans réformes structurelles de la gouvernance touristique, notamment au niveau régional, les ambitions les plus nobles resteront suspendues dans les PowerPoints ministériels.

Le Maroc n’a pas besoin de davantage de visions. Il a besoin d’acteurs qui mettent en œuvre, qui coopèrent, et qui redonnent une voix aux territoires oubliés.

Source:  /premiumtravelnews.com   par mustapha amal

Par Med Mohamed Rial le Lundi 25 Août 2025


La destination Agadir a affiché des performances touristiques positives au cours des sept premiers mois de 2025, avec une hausse des arrivées de 10,31% et des nuitées de 9,57% en glissement annuel. Des progressions encore plus marquées par rapport à 2019. Le marché britannique se positionne désormais comme le premier marché international en termes d’arrivées et de nuitées alors que les flux nationaux se classent premier marché en termes d’arrivées. Ces résultats jettent les bases d’une saison estivale 2025 des plus prometteuses, avec le pic attendu ce mois.


Tourisme : encore une belle saison en perspective sur la destination Agadir

Le Conseil régional du tourisme (CRT) du Souss-Massa vient de lever le voile sur les statistiques du mois de juillet 2025. Les chiffres révèlent, comme attendu, que la dynamique de croissance se poursuit durant cette première moitié de la saison estivale.

Dans ce sens, pour les sept premiers mois de l’année, la destination Agadir, qui englobe les hôtels classés de la ville éponyme, Taghazout Bay et Imi Ouaddar, a affiché une fréquentation positive qui s’inscrit dans la continuité des performances enregistrées depuis le début d’année. Des performances qui augurent une saison 2025 des plus prometteuses.

Sur les sept premiers mois de l’année, les établissements d’hébergement touristique classés de la destination ont affiché une évolution de l’activité touristique. Au cumul, fin juillet 2025, les arrivées totales dans les établissements d’hébergement classés ont atteint 839.053 touristes, marquant une augmentation notable de 10,31% par rapport à 2024 (760.660 arrivées) et un bond de 28,35% par rapport à la période pré-covid de 2019 (654.255 arrivées).

De manière similaire, les nuitées totales ont suivi cette tendance positive, s’établissant à plus de 3,529 millions de nuitées à fin juillet 2025. Cela représente une hausse de 9,57% comparé à 2024 (plus de 3,221 millions nuitées) et une augmentation de 18,19% par rapport à 2019 (2,986 millions nuitées).

Cependant, la durée moyenne de séjour (DMS), qui reste une moyenne pondérée de l’ensemble des nuitées, a connu une légère inflexion, passant de 4,24 jours en 2024 à 4,21 jours en 2025. Quant au taux d’occupation moyen global pour cette période, elle s’est améliorée, atteignant 63,67% à fin juillet 2025, soit une progression de 7,20 points par rapport à fin juillet 2024 (59,39%) et de 19,73 points comparé à la même période de 2019 (53,18%).

Les flux nationaux temporairement en tête des arrivées
En ce qui concerne la performance des marchés émetteurs, de janvier à juillet 2025, la composition des arrivées classe le marché national momentanément sur le podium des arrivées. Le marché des flux nationaux, bien que restant le plus important en termes de volume d’arrivées (231.098 à fin juillet 2025), continue d’enregistrer une légère baisse de 4,49% en arrivées et 1,62% en nuitées par rapport à 2024, réduisant légèrement sa part qui est appelé à se consolider durant ce mois avec la concentration de la période des congés.

En revanche, plusieurs marchés internationaux ont affiché des croissances dans la continuité des évolutions précédentes, notamment le marché britannique qui s’est distingué depuis l’année dernière avec les vols directs qui ont grandement contribué à une hausse de 41,08% des arrivées et de 36,76% au niveau des nuitées, devenant le premier marché international de la destination Agadir.

La France maintient également une forte croissance de 12,56% en arrivées et de 3,48% en nuitées. On remarque en parallèle que le marché polonais affiche des performances positives sur les sept premiers mois. Il se positionne parmi les premiers marchés émetteurs, enregistrant une hausse de près de 20% des arrivées à fin juillet 2025, passant de 32.780 à 39.267. Les nuitées des touristes polonais ont, quant à elles, bondi de 136.830 à 151.871 sur la même période.

Pour le seul mois de juillet, la croissance est encore plus prononcée sur l’ensemble de la destination Agadir, avec une augmentation de 27,03% des arrivées et de 16,95% des nuitées, confirmant son dynamisme estival. À l’inverse, le marché émetteur allemand continue d’afficher des reculs (-13,31% en arrivées, -20,62% en nuitées).

Le mois de juillet 2025 confirme la tendance positive à Agadir
Par ailleurs, le mois de juillet, période de haute saison estivale, a confirmé la tendance positive de la destination Agadir. Le mois a enregistré un total de 145.256 arrivées, soit une augmentation de 11,74% par rapport à juillet 2024 (130.000 arrivées) et de 11,25% comparé à juillet 2019 (130.569 arrivées). Les nuitées ont également progressé, atteignant 632.035 nuitées, ce qui représente une hausse de 9,57% par rapport à juillet 2024 (576.848 nuitées) et de 1,52% comparé à juillet 2019 (622.545 nuitées).

Le taux d’occupation moyen pour juillet 2025 s’est établi à 67,58%, en hausse de 2,57 points par rapport à juillet 2024 (65,88%). Conformément à son rôle de marché domestique en période estivale, le marché national a fortement contribué à cette performance avec 61.148 arrivées (6,39% en comparaison avec 2024) et 188.943 nuitées (6,36% vs 2024), affirmant sa position de premier marché source en juillet.

Parmi les marchés internationaux, l’Angleterre (33,99% en arrivées et 35,68% en nuitées), la France (27,07% en arrivées et 13% en nuitées), et la Pologne (27,03% en arrivées et 16,95% en nuitées), entre autres.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO


Par Med Mohamed Rial le Vendredi 15 Août 2025


En matière de gestion hôtelière, Agadir a vécu une journée à la fois scandaleuse et horrible pour 55 clients venus de France pour passer à des vacances de sept jours dans Pickalbatros White Beach, un hôtel 5 étoiles de Taghazout. Incroyable mais vrai. Ces touristes français avaient été interdits d’accès à L’hôtel, pourtant bien réservé et payé d’avance par un Tour Opérateur français.


AGADIR TOURISME / SCANDALE : 55 TOURISTES FRANÇAIS INTERDITS D’ACCÈS À UN HÔTEL RÉSERVÉ ET PAYÉ D’AVANCE.
En effet, cela est arrivé dans un établissement appartenant à un grand promoteur hôtelier égyptien ayant plusieurs années d’expérience. D’ailleurs le dernier hôtel ouvert à Agadir appartient à cet investisseur, un cinq étoiles également, le Pickalbatros Palais des Roses, dans le secteur hôtelier.
 
  La journée du jeudi 24 de ce mois, était vraiment noire pour ces clients qui avaient étaient bloqués dans leur bus, durant 10 heures, vu que les réservations des chambres ne sont plus disponibles. Les clients ont été ainsi logés dans des hôtels différents, hors de leur choix.
 
   La cause de ce cauchemar vécu par les touristes français vient d’une mauvaise gestion causée par l’hôtel réservé à Taghazout par le TO Ôvoyages, anciennement Thalasso N° 1 et supervisé par l’agence de voyages gadirie Sea & Sun. En effet, le TO avait bel et bien payé, selon un contrat d’achat des chambres suite une réservation réglementaire payée il y a cinq mois. L’hôtel de Taghazout devait donc honorer son engagement. Il ne l’a pas fait. Pas du tout. D’où un grand scandale qui a demandé des négociations durant dix heures, pour trouver des solutions intermédiaires mitigées. Les clients ne demandaient que d’être logés dans l’établissement réservé. Hélas seulement 15 clients d’entre eux ont pu avoir « ce privilège » d’être, difficilement logés dans l’établissement choisi. Les clients restants étaient logés dans deux hôtels différents, malgré eux. 

AGADIR TOURISME / SCANDALE : 55 TOURISTES FRANÇAIS INTERDITS D’ACCÈS À UN HÔTEL RÉSERVÉ ET PAYÉ D’AVANCE.
   L’origine de ce scandale est claire. Ce n’est nulle autre raison qu’ une  gestion de la part des responsables de l’hôtel réservé, jusqu'à preuve du contraire. C’est inacceptable, car tous ces touristes sont d’abord des clients du Maroc. ET c’est de la renommée du tourisme d’Agadir et du Maroc qui sont en jeu. Hors, ce principe n’a pas été du tout respecté par les décideurs au sein de l’établissement incriminé. C’est grave et c’est injurieux pour le pays et pour sa destination balnéaire phare.
 
   Il ne suffit pas à un promoteur étranger de construire des hôtels cinq étoiles à Agadir, à coup de milliards de centimes, mais surtout de bien choisir des employés compétents, professionnels et bien expérimentés, qui sont censés dirigés les hôtels. C'est souvent le cas, mais il y a aussi des défaillances corrigibles. Hôteliers qui doivent bien respectés également les contrats de vente signés avec les divers TO émetteurs européens. Contrats de réservation de chambres signés et payés, en bon et dû forme, comme est le cas avec le TO français Ô Voyages, dans cette scandaleuse affaire survenue à Agadir. Le délogement des clients devrait être signalé d'avance afin que le TO et son réceptif prennent les bonnes décisions avec la collaboration indisctuable de l'hôtelier. C'est cette collaboration correcte qui va faire durer les relations d'affaires entre les partenaires ; mais aussi pour le développement d'un tourisme prometteur et viable.
 
Or, et le TO français et son réceptif à Agadir, avaient bouclé les engagements en de termes claires, à travers les contrats, dûment signés par le promoteur, en personne, comme bien spécifié dans toute la documentation officielle, à ce sujet et que nous avons visualisée. La responsabilité est donc sans ambages. L’établissement hôtelier mis en cause est le principal fautif, selon ses partenaires ÔVoyages et Sea &Sun.
 
  Aux responsables du ministère du tourisme, de veiller au respect de l’image touristique de notre pays et de sévir lorsque cette image est mise en cause par des investisseurs et leurs employés fautifs dont le cas où des fautes professionnelles ont été bel et bien commises, allant jusqu'à toucher la renommée de la destination et du tourisme du pays. On reviendra à ce sujet inacceptable, dans le cas où les responsables de l'hôtel tiennent à nous donner leur version des évènements que nous reproduisons selon la déontologie professionnelle habituelle
 
    60 clients par semaine sont attendus, dans le même établissement réservé  pour les quatre semaines à venir, chaque jeudi. Nous espérons qu’ils seront bien accueillis selon les normes des contrats pour le grand respect les engagements de réservation et pour bien entretenir l’image de marque de la destination Agadir, capitale du tourisme balnéaire national et celle aussi des établissements Pickalbatros et leur propriétaire. Cela, pour une bonne promotion touristique des partenaires marocains et égyptiens
 
  Sinon cela va déboucher sur un scandale hors normes, qui devra être grandement sanctionné par les textes réglementaires gérant le secteur du tourisme dans notre pays, voire même à l’international. Personne n’a besoin den arriver là : ni les professionnels du tourisme gadiri, encore moins les Autorités locales et le ministère du tourisme, dans cette période de grandes vacances.
 
Mohamed RIAL
  

Par Med Mohamed Rial le Lundi 28 Juillet 2025


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