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LE TOURISME VECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL. MOYEN JUDICIEUX DE RAPPROCHEMENT DES CIVILISATIONS ET DES HOMMES


La destination affiche un premier semestre 2025 positif. Le cumul des arrivées et nuitées est en forte hausse (10,01% et 9,57% par rapport à 2024), propulsant le taux d’occupation à 61,91%. Le marché britannique domine cette croissance, malgré une légère inflexion du marché national, en attendant le renversement ou pas de cette tendance durant cette période.


Tourisme Agadir : porté par un 1er semestre en hausse, l’été s’annonce chaud

Au moment où la destination Agadir est déjà prise d’assaut par une fréquentation touristique des nationaux en attendant le grand rush d’août durant cette saison estivale, les indicateurs touristiques affichent une dynamique pour le premier semestre 2025 dans la continuité des performances positives enregistrées depuis le début d’année, jetant les bases d’une saison estivale des plus prometteuses.

Sur les six premiers mois de l’année, les établissements d’hébergement touristique classés d’Agadir, y compris la station de Taghazout Bay et d’Imi Ouaddar, ont enregistré une hausse des arrivées totales, atteignant 10,01% par rapport à la même période en 2024, et même 32,48% comparativement à 2019. C’est du moins ce qui est ressorti de la dernière analyse de la conjoncture touristique, au titre du mois de juin 2025, émise par le Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa.

Les nuitées ont suivi cette trajectoire ascendante, progressant de 9,57% sur un an et de 22,57% par rapport à l’ère pré-pandémique. Cette performance s’accompagne d’un taux d’occupation moyen pour la destination d’Agadir, qui a grimpé à 61,91% sur le semestre, soit une augmentation de 6,21% par rapport à 2024 et un bond de 21,11% comparé à 2019, témoignant d’une attractivité pour la destination.

Le marché anglais domine toujours les arrivées et nuitées
Dans le détail, les arrivées ont enregistré un nombre total s’élevant à 693.797, en nette progression par rapport aux 630.660 de la même période en 2024 et aux 523.686 de 2019. Les nuitées ont suivi cette trajectoire, totalisant plus de 2,897 millions en 2025, contre 2,644 en 2024 et 2,364 en 2019. L’analyse des marchés émetteurs sur ce premier semestre révèle des tendances bien distinctes dans la continuité du glissement annuel en se référant aux parts des principaux marchés émetteurs en termes d’arrivées et de nuitées.


De ce fait, l’analyse conjoncturelle durant cette période a confirmé, une nouvelle fois, la tendance d’évolution du marché anglais qui dépasse de loin tous les autres flux en se plaçant à la tête des nuitées et des arrivées. Le Royaume-Uni consolide sa position de locomotive, affichant une croissance d’arrivées de 42,39% sur l’ensemble de la période. Ils ont bondi à 173.329 en 2025 durant le premier semestre (contre 121.731 en 2024 et 61.085 en 2019) et ses nuitées ont atteint 932.581 (contre 680.824 en 2024 et 366.841 en 2019), démontrant une croissance en nette évolution. Le marché français, pour sa part, a évolué de 10,46% avec 138.552 arrivées en 2025 (contre 125.433 en 2024 et 103.111 en 2019) et 646.048 nuitées (contre 633.156 en 2024 et 581.750 en 2019).

Avec les flux polonais, ils ont confirmé leur dynamisme avec une hausse de 18,66% des arrivées, soit 33.641 arrivées de Polonais en 2025 (contre 28.351 en 2024 et 20.166 en 2019) et 122.822 nuitées (contre 111.992 en 2024 et 85.631 en 2019).

En revanche, le marché national marocain s’est replié de 7,87% en termes d’arrivées en enregistrant 169.950 arrivées en 2025 (contre 184.472 en 2024 et 166.560 en 2019) et 410.588 nuitées (contre 431.735 en 2024 et 373.701 en 2019), soit une baisse de 4,90%, marquant une inflexion par rapport à l’année précédente, bien qu’il reste supérieur à 2019 en attendant le renversement ou pas de tendance durant cette période estivale.

Un mois de juin positif
Cette dynamique positive du premier semestre s’est confirmée en juin 2025, marquant un début de saison estivale. Le seul mois de juin a vu les arrivées augmenter de 11,71% et les nuitées de 8,22% par rapport à juin 2024, renforçant la tendance haussière.

Les performances par catégorie d’hôtels sur le semestre soulignent, pour leur part, l’évolution du segment haut de gamme (11,80% d’arrivées pour les 5 étoiles) et la reprise des 3 étoiles (25,97%). Les hôtels clubs (22,16%) et les résidences touristiques (8,16%) contribuent également à cette croissance.

Par ailleurs, le taux d’occupation moyen a enregistré, dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois de juin 2025, une augmentation 3,11% par rapport à juin 2024 et une augmentation de 13,97% par rapport à 2019, passant de 54,85% en 2019 à 60,62% en 2024 pour se situer à 62,51% en 2025.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO 

De ce fait, l’analyse conjoncturelle durant cette période a confirmé, une nouvelle fois, la tendance d’évolution du marché anglais qui dépasse de loin tous les autres flux en se plaçant à la tête des nuitées et des arrivées. Le Royaume-Uni consolide sa position de locomotive, affichant une croissance d’arrivées de 42,39% sur l’ensemble de la période. Ils ont bondi à 173.329 en 2025 durant le premier semestre (contre 121.731 en 2024 et 61.085 en 2019) et ses nuitées ont atteint 932.581 (contre 680.824 en 2024 et 366.841 en 2019), démontrant une croissance en nette évolution. Le marché français, pour sa part, a évolué de 10,46% avec 138.552 arrivées en 2025 (contre 125.433 en 2024 et 103.111 en 2019) et 646.048 nuitées (contre 633.156 en 2024 et 581.750 en 2019).

Avec les flux polonais, ils ont confirmé leur dynamisme avec une hausse de 18,66% des arrivées, soit 33.641 arrivées de Polonais en 2025 (contre 28.351 en 2024 et 20.166 en 2019) et 122.822 nuitées (contre 111.992 en 2024 et 85.631 en 2019).

En revanche, le marché national marocain s’est replié de 7,87% en termes d’arrivées en enregistrant 169.950 arrivées en 2025 (contre 184.472 en 2024 et 166.560 en 2019) et 410.588 nuitées (contre 431.735 en 2024 et 373.701 en 2019), soit une baisse de 4,90%, marquant une inflexion par rapport à l’année précédente, bien qu’il reste supérieur à 2019 en attendant le renversement ou pas de tendance durant cette période estivale.

Un mois de juin positif
Cette dynamique positive du premier semestre s’est confirmée en juin 2025, marquant un début de saison estivale. Le seul mois de juin a vu les arrivées augmenter de 11,71% et les nuitées de 8,22% par rapport à juin 2024, renforçant la tendance haussière.

Les performances par catégorie d’hôtels sur le semestre soulignent, pour leur part, l’évolution du segment haut de gamme (11,80% d’arrivées pour les 5 étoiles) et la reprise des 3 étoiles (25,97%). Les hôtels clubs (22,16%) et les résidences touristiques (8,16%) contribuent également à cette croissance.

Par ailleurs, le taux d’occupation moyen a enregistré, dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois de juin 2025, une augmentation 3,11% par rapport à juin 2024 et une augmentation de 13,97% par rapport à 2019, passant de 54,85% en 2019 à 60,62% en 2024 pour se situer à 62,51% en 2025.

Source :  Les Inspirations ÉCO par Yassine Saber


Par Med Mohamed Rial le Mercredi 23 Juillet 2025


Notre pays se retrouve à un carrefour décisif. Face à l’embellie des chiffres touristiques, Othmane Cherif Alami, avec son franc-parler très spontané, invite à abandonner les illusions d’une réussite purement quantitative pour embrasser un changement de paradigme radical. Son diagnostic est sans complaisance : le Maroc doit se doter d’une gouvernance plus agile, renforcer la qualité de l’expérience client, territorialiser ses investissements et enfin, remettre l’humain au centre de sa politique touristique.


Othman Cherif Alami
Othman Cherif Alami

Les chiffres sont flatteurs. Avec 7,5 millions d’arrivées à fin mai 2025 -croisiéristes inclus- et une projection optimiste à 20 millions de visiteurs d’ici la fin de l’année, la performance marocaine suscite évidemment l’admiration. Cette poussée repose sur un facteur structurant : la connectivité aérienne, dynamisée par l’essor des compagnies low-cost et soutenue par des accords de co-marketing ciblés. Le Royaume récolte aujourd’hui les fruits de choix stratégiques posés dès 2017, notamment sous l’impulsion de Mohammed Sajid et de Lamia Boutaleb.

Mais derrière la vitrine, Othmane Cherif Alami nuance : la croissance des flux est nécessaire, non suffisante. Marrakech et Agadir, à elles seules, captent une part écrasante des performances avec des taux d’occupation hôtelière de près de 90 %. Le risque d’un modèle surconcentré et déséquilibré est réel. L’attractivité du pays ne peut pas reposer indéfiniment sur deux villes vitrines.

« Il ne faut pas se laisser hypnotiser par les volumes », prévient Alami. Le Maroc se targue aujourd’hui d’avoir attiré des touristes dépensant jusqu’à 2.000 euros la nuit dans certains établissements haut de gamme, notamment à Taghazout ou Cabo Negro. Mais ce luxe reste l’exception, pas la norme.


Le problème est double : une offre premium inégalement répartie sur le territoire et une hausse des prix déconnectée de la qualité perçue. Pour Alami, il faut systématiser l’exigence : « Un hôtel à 2.500 dirhams doit livrer une expérience équivalente. Sinon, il sera rétrogradé. » Les nouveaux décrets sur la classification hôtelière, introduisant les clients mystères, vont dans le bon sens, mais ils peinent à compenser des années de laxisme réglementaire.

Le constat est sévère : l’appareil administratif est un frein, non un levier. Des procédures lentes, des autorisations de rénovation qui traînent entre trois et six mois, un Office National du Tourisme peu réactif… Pour Alami, il faut « une agence moderne, souple, capable de s’adapter à la volatilité du secteur ». Une réforme structurelle s’impose, avec des délégations de pouvoirs aux régions, un contrôle a posteriori et une capacité d’arbitrage rapide. L’absence de compte satellite touristique, pourtant recommandé depuis plus d’une décennie, illustre un déficit chronique en outils d’aide à la décision.

L’enjeu central de la qualité reste humain. Malgré des prix en hausse, l’expérience client reste décevante, principalement à cause de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, notamment dans les fonctions d’exécution (chambres, restauration, maintenance). Le paradoxe est frappant : alors que le chômage reste élevé chez les jeunes, les établissements touristiques peinent à recruter.


La désaffection pour ces métiers tient autant à la précarité qu’à un manque de reconnaissance. Othmane Cherif Alami propose des incitations concrètes : défiscalisation des primes, mécanismes de soutien à l’embauche inspirés de l’Anapec, primes au transport pour les jeunes non diplômés. Car, insiste-t-il, « ces métiers sont nobles ; ils participent à l’âme de l’hospitalité marocaine ».

Un développement homogène ne peut reposer sur des hubs saturés. Alami appelle à la création de portefeuilles fonciers prêts à l’emploi dans chaque région, alignés sur une vision territoriale. Il invite également à approfondir la diversification des niches : tourisme de retraites, de bien-être, écologique. L’exemple d’Aït Bouguemez, complet avant même son ouverture, témoigne d’un potentiel inexploité, y compris auprès d’une clientèle domestique.

Cette diversification nécessite une fiscalité adaptée, des incitations ciblées, mais aussi une vision locale portée par des élus engagés, ce qui fait encore trop souvent défaut.

La perspective de la Coupe du Monde 2030 impose un compte à rebours implacable. Alami le répète avec insistance : 2026 doit être l’année du basculement. Retards logistiques sur la billetterie, déficit d’hébergement temporaire, coordination institutionnelle faiblarde… Le Maroc ne peut plus se permettre d’improviser. Il évoque, à juste titre, le recours à des navires de croisière à quai comme solution de court terme, mais alerte sur l’importance de l’expérience micro-touristique : accessibilité, propreté, signalétique, qualité du service.

 


Le message optimal d’Othmane Cherif Alami dépasse les chiffres, les normes et les modèles économiques. Il est politique et sociétal : le tourisme doit devenir un levier d’inclusion durable. Il évoque ceux qui n’ont « ni diplôme, ni stage, ni emploi » et rappelle que l’hospitalité marocaine n’a de sens que si elle est partagée par tous, au bénéfice de tous.

Il appelle à un pacte national pour un tourisme responsable, socialement inclusif, écologiquement conscient et économiquement compétitif. Un modèle qui réconcilie croissance et équité, qualité et accessibilité, ambition et humilité.

La vision défendue par Othmane Cherif Alami n’est ni nostalgique ni utopique. Elle est lucide, exigeante, cohérente. Elle pose une question cruciale : le Maroc veut-il être un pays visité ou un pays accueillant ?

La réponse conditionnera non seulement la réussite de la CAN 2025 et de la Coupe du Monde 2030, mais aussi l’avenir de millions de Marocains pour qui le tourisme pourrait être bien plus qu’un secteur : un projet de société.

Ce qu’il faudrait retenir de sa vision :

-Objectif 2025 : 20 millions de touristes visés, mais la qualité reste inégale.

-Obstacle majeur : gouvernance rigide et outils obsolètes.

-Clé du succès : montée en gamme, inclusion sociale et territorialisation.

-Échéance stratégique : 2026, année pivot avant 2030.

Source: premiumtravelnews.com  par mutapha amal


Par Med Mohamed Rial le Mardi 22 Juillet 2025


Depuis 2015, les étudiants ingénieurs de l’École Polytechnique d’Agadir relèvent chaque année le défi technologique du Shell Eco-Marathon, une compétition internationale de prototypes de véhicules à très faible consommation énergétique. Leur équipe, baptisée Universia Créateurs, est aujourd’hui une référence nationale et un exemple d’ingénierie appliquée au service de l’innovation durable.


Agadir / ingénierie verte : L’Ecole polytechnique d’Universiapolis se distingue dans la cour des grands.
En 2025, pour la 10e fois, ces jeunes étudiants ont hissé haut les couleurs du Royaume, seule équipe marocaine à figurer dans le classement final, face à plus de 40 équipes venues d’écoles d’ingénieurs parmi les plus réputées d’Europe. L’histoire commence en 2015, à Rotterdam, avec un prototype nommé Minimisa IV, modeste mais prometteur. Ce véhicule léger, à châssis tubulaire et moteur thermique 4 temps, affiche une consommation de 64,1 km/L. Une entrée discrète, mais déjà marquée par la rigueur technique et la passion.
 
   Deux ans plus tard, en 2017 à Londres, l’équipe revient avec Optimar II, un prototype au design retravaillé, plus léger, plus aérodynamique, mieux motorisé. Résultat : 206,1 km/L. Le cap des 200 est franchi. L’équipe se fait remarquer, et s’affirme dans la compétition.
 
  Mais c’est en 2024, sur le circuit de Nogaro (France), que l’équipe atteint son apogée avec Optimar V : structure monocoque en composite, moteur optimisé, électronique embarquée... Le prototype bat tous les records internes avec une consommation homologuée de 235,5 km/L, décrochant une 19ᵉ place bien méritée parmi les ténors européens.

Agadir / ingénierie verte : L’Ecole polytechnique d’Universiapolis se distingue dans la cour des grands.
 Pour cette 10e participation, édition 2025, l’équipe revient en force au Silesia Ring, en Pologne, avec un tout nouveau prototype : Dynamar. Son design futuriste n’est pas qu’esthétique : il est pensé pour trancher l’air, économiser chaque goutte d’énergie, et offrir un confort de pilotage optimal. À l’arrivée, 203 km/L et une 15ᵉ place au classement final. Un résultat qui consacre non seulement le talent technique de l’équipe, mais aussi sa constance dans l’excellence.
 
   Depuis 10 ans, Universia Créateurs n’est pas qu’une équipe technique : c’est un projet pédagogique vivant, un incubateur de talents, une vitrine de ce que peut produire une école qui croit en ses étudiants. IL est à savoir que tous ces prototypes – Minimisa, Optimar, Dynamar – sont entièrement conçus et fabriqués à Agadir, dans les laboratoires de l’École Polytechnique d’Agadir. Aucun partenariat industriel, aucun budget colossal. Juste des étudiants, des encadrants engagés, et une volonté farouche de montrer que l’ingénierie marocaine peut rivaliser avec les meilleurs. 

   A noter que tous les châssis du véhicule ont été intégralement conçus et usinés dans les ateliers de l’École Polytechnique. Chaque châssis a été entièrement imaginé, conçu et usiné sur place. Sans la moindre sous-traitance étrangère, l’équipe s’est contentée d’un budget d’environ 350.000 DH.           Tout s’est fait dans les ateliers techniques de l’Université Internationale d’Agadir Universiapolis. Du beau résultat dirigé par Dr. Ilias Majdouline, directeur de l’école polytechnique d’Agadir. A savoir que l’équipe de cette prouesse technologique se compose du Dr. El Mehdi Guendouli, enseignant chercheur ; Mohamed Rehbi ingénieur recherche et développement, Abdellatif  Soulaimani, technicien en mécanique, Oussama El Azouki, étudiant en génie mécanique, Lahcen Bijdeguen, étudiant en génie mécanique , Anass Berrich, étudiant en cycle préparatoire. Bravo messieurs. Vous honorez votre université et le Souss, ainsi que toute la recherche scientifique et technique au Maroc.
 
 Et déjà, les regards se tournent vers 2026. L’objectif est clair : franchir la barre des 250 km/L, et, qui sait, grimper dans le Top 10. Très bonne continuation.
 
 
 Mohamed RIAL
 
 

Par Med Mohamed Rial le Vendredi 18 Juillet 2025


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